2000-2001

Au moment d’aborder notre troisième saison consécutive en D2, la cinquième de notre histoire, l’optimisme n’était pas de rigueur. Nous venions de rater le coche à deux reprises et c’est sans enthousiasme que nous nous apprêtions à retrouver les durs combats de l’antichambre de l’élite. Et puis, surtout, la situation financière du club devenait de plus en plus précaire. On parlait de retards de paiements et le mot faillite revenait à la surface. En fin de saison dernière, plusieurs vieux serviteurs du club avaient tour à tour été remerciés. Eddy De Bolle partit à Beveren, Daniel Renders à Anderlecht en tant que responsable du scouting. Le concierge du stade fut lui aussi prié de vider les lieux, sans être remplacé. Ce qui signifiait que la conciergerie, cette maison que tout le monde connaît à l’entrée de la tribune L’Ecluse, resterait inoccupée et le stade laissé sans surveillance. Et le kiné, ce vieux serviteur d’Harry Soors, au RWDM depuis 1973 et qui faisait partie des meubles, dut se trouver un nouvel employeur. Il rejoignit Herman Van Holsbeeck au Lierse.

Dans le cadre de la collaboration avec Feyenoord, Ariël Jacobs vit débarquer un nouvel adjoint en provenance du club batave : un certain Albert Stuivenberg, un jeune entraîneur issu du centre de formation de Feyenoord. D’après Wilfried Godart, Stuivenberg apporta beaucoup : « Oui, lorsqu’il arriva, il mit plus l’accent sur le jeu offensif. Avant, Jacobs était surtout préoccupé par l’aspect défensif de la chose. Et nous nous mîmes aussi à plus construire le jeu à partir de notre défense. Avant, j’avais pour consigne de directement dégager au pied, loin devant. Je me souviens d’un match à Visé où j’avais relancé au pied vers un de mes défenseurs devant mon rectangle. A la mi-temps, Jacobs m’a passé un savon… ».

Les départs d’Yves Buelinckx et d’Alan Haydock à La Louvière avaient déjà été entérinés avant le dernier match de la saison précédente, à Ingelmunster. Ils eurent la chance de voir leur nouvelle équipe remporter le tour final. Yves Buelinckx avait, en deux ans, inscrit la bagatelle de 49 buts en 70 matches officiels. A la moyenne de 0, 7 but par match, il doit être tout simplement le buteur le plus efficace de notre histoire. Seulement, c’était en D2. Ses deux saisons en D1 avec La Louvière ont, je pense, prouvé qu’il était un petit peu « juste » pour ce niveau. La force de Buelinckx, c’était un excellent pied gauche, dont il faisait un usage exclusif. Les mauvaises langues disaient qu’il ne se servait de son pied droit que pour monter dans le bus des joueurs. Quant à Alan Haydock, c’est avec beaucoup d’émotion qu’il quittait le stade Machtens. Que de chemin parcouru pour lui depuis ce beau soir de septembre 1995 et son but contre Gand! Et personne n’a oublié ses larmes à Charleroi lors de notre dernière relégation.










Debout : Renotte (préparateur physique), Jacobs (entraîneur), Fassotte, Dosunmu, Keita, De Broyer, Gadiaga, Kerckhofs, Oumouri, Piron, Rimbold, Van Assche (kiné),?, Dubelloy (délégué) – Asis : Meyers, Seker, Paquet, Giuntini, Sukama, Godart, Vanderbiest, Salievski, Butera, Serchia, Bollen. Absents : Kolotilko, Kargbo, Kpaka.

Vincent Lachambre nous quitta lui aussi. Ce jeune joueur était devenu titulaire indiscutable au poste d’arrière gauche après ses débuts en novembre 1999. Lachambre signa pour Harelbeke, qui ne paya d’ailleurs jamais son transfert au RWDM. Personnellement, je ne considérais pas que c’était une très grosse perte. Mais tout le monde peut se tromper. Après une saison honnête, sans plus, avec les « Rats », il émigra aux Pays-Bas, d’abord au FC Den Bosch, ensuite au Roda JC Kerkrade. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je le vis affronter le Milan AC en quarts de finale de la coupe UEFA pour le compte du club limbourgeois des Pays-Bas… En tous les cas, cela me faisait plaisir pour son père, qui n’était pas le dernier à nous payer une bière au « New Stade », notre insalubre base de départ et d’arrivée du car scolaire. Un autre départ, qui passa pratiquement inaperçu, fut celui de Slobodan Miletic. Sa première saison avait été excellente (il restera dans notre histoire comme étant celui qui inscrivit notre 1000ème but en D1) mais lors des deux saisons suivantes, Vandersmissen puis Jacobs firent rarement appel à lui. Certaines personnes dans l’entourage du club prétendaient qu’il ne se conduisait pas vraiment comme un professionnel et qu’il était parfois porté sur la dive bouteille. Ces allégations firent d’ailleurs échouer son transfert vers un club allemand de D3, ce qui provoqua l’ire de son manager. Finalement, il retourna en ex-Yougoslavie, au Vardar Skopje, en Macédoine.

Pour construire une équipe compétitive, Freddy Smets reçut une enveloppe de …500.000 FB. Il s’attela, avec ce maigre viatique, à dénicher quelques joueurs susceptibles de nous renforcer.

Quelques jours après la fin de la saison 99-2000 eut lieu un surréaliste match amical au stade Machtens contre l’Union Namur. A cette occasion, une kyrielle de joueurs furent testés, entre autres des éléments provenant de Feyenoord, mais ils n’avaient manifestement pas le niveau. De ces joueurs, seul Fiorenzo Serchia, du CS Verviers, mais ex-Germinal Ekeren, La Louvière et Seraing, sera engagé. Je me souviens surtout d’avoir eu en mains la feuille de match et que ce jour-là, des gens répondant au nom de Johnny Rikki et de Brad Parker (un international canadien) disputèrent ce match.

Le seul transfert « d’envergure » était celui de l’attaquant brésilien du CS Bruges Fabio Giuntini, qui nous avait déjà planté plusieurs buts pour le compte du club de la Venise du Nord, mais aussi pour Waregem. Deux joueurs appartenant au Standard et ayant disputé plus d’une moitié de saison pour le CS Visé furent loués pour une saison : Laurent Fassotte et Sébastien Piron. Personne ne crut en eux lorsqu’ils débarquèrent au stade Machtens. Et pourtant, nous nous trompions. Deux Liégeois à Bruxelles, c’était un petit choc des cultures étant donné la rivalité qui a toujours prévalu entre les deux villes. Comment les intéressés ont-ils vécu ce grand changement et qu’est-ce qui les a fait accepter ce défi? Laurent Fassotte : « J’ai signé au RWDM car le défi sportif qui s’offrait à moi était très excitant. Freddy Smets me suivait depuis quelque temps et grâce à lui, mon prêt a pu être obtenu auprès du Standard. On parlait déjà de faillite, de retards de paiements, mais ce qui m’intéressait, c’était ce challenge de découvrir une autre ville et d’autres personnes. En plus, le fait de travailler sous les ordres de M. Jacobs était une source de motivation supplémentaire. Je venais de Liège où les supporters sont très chaleureux, pour moi peut-être les meilleurs du pays. Mais à Molenbeek, j’ai découvert une vraie famille, fidèle et sincère. Jamais je n’oublierai les moments passés au RWDM. Peut-être les meilleurs de ma courte carrière. » Sébastien Piron : « Je suis venu au RWDM par l'intermédiaire de mon manager, Freddy Luyckx, en compagnie de Laurent Fassotte. J'ai toujours considéré le RWDM comme un des piliers du foot belge et pouvoir y jouer avec un tel public était pour moi une occasion extraordinaire. Je n'ai pas hésité une seule seconde. Un club assez convivial avec un passé énorme et des supporters extraordinaires. » Même si nous ne le percevions pas tout de suite, ces deux joueurs liégeois furent de vrais « plus » pour l’équipe. Davantage dans la lignée d’un Thierry Rouyr que d’un Luc Ernes en tous cas. Après avoir été prêté deux saisons, d’abord à Walhain, puis à l’Union (où, de la bouche même d’un Unioniste, il était surnommé de « bienhâver », le boucher), Fred Vanderbiest revenait dans son club. Vanderbiest était un supporter depuis toujours. Lorsqu’il ne jouait pas avec son club du moment, il venait encourager le RWDM. Joueur assez physique, c’est le moins que l’on puisse dire, le « Rosse » personnifiait pratiquement à lui seul l’esprit du RWDM. Un autre joueur avait été engagé, le défenseur français Younous Oumouri, Comorien d’origine, et qui avait joué en D3 à Zottegem l’année précédente.

Les matches amicaux furent cette année-là vraiment préoccupants, pour ne pas dire folkloriques. Quantité de joueurs prêtés par Feyenoord y furent testés, mais c’était une sorte de démonstration par l’absurde de leur inaptitude. C’étaient vraiment les fonds de tiroir que le club rotterdamois nous refilait là. Défaite contre Beveren à Wolvertem, victoire à Knokke (D2 provinciale de Flandre Occidentale) après avoir été menés, déroute contre le Lierse, nul à domicile face à l’Union et défaite à Tubize. Rien de bien réjouissant. Contre le Lierse, un jeune Français de Martigues (le club d’origine d’Oumouri), Saïd Karani, avait fait forte impression, mais uniquement en raison de ses capacités à contrôler le ballon…du dos! Notre équipe avait piètre allure et de nombreux joueurs furent encore testés par la suite. Cela frisait le ridicule. Je me souviens principalement d’une anecdote à Wavre. Après le match, à la buvette du stade Justin Peeters, j’eus l’occasion de discuter quelques minutes avec Ariël Jacobs. Lorsque je lui proposai de lui offrir une bière, il me répondit : « Non merci, je dois encore reconduire Place Madou trois Africains que l’on a testés ». C’était cela, le RWDM en 2000… La situation était telle que le club dut même se résoudre à faire resigner Alain Blanckaert pour une saison… A Walhain, pour le dernier match amical, nous étions partis avec 2be3 et Everton, mais la voiture de ce dernier tomba en panne peu avant d’y arriver. Le temps d’être dépannés, nous n’avions pu assister au match. Lorsque Everton reçut un véhicule de remplacement, nous décidâmes tout de même de pousser jusque là pour y boire un petit verre avec les supporters molenbeekois qui ne manquaient jamais de rester « coller » à la buvette locale. Arrivés sur place, tous les Molenbeekois ne parlaient que du dernier joueur testé par notre club : un attaquant russe répondant au nom d’Alexander Kolotilko. Ainsi commençait ma malédiction vis-à-vis de ce joueur. Kolotilko avait passé quelque temps aux Girondins de Bordeaux, et c’est par les connections de Freddy Smets avec ce club qu’il aboutit à Molenbeek. Son engagement n’était pas du luxe.

Ariël Jacobs annonça la couleur : son objectif était le maintien en D2, ni plus ni moins! Coup de bluff, réalisme ou bien était-ce simplement pour évacuer toute forme de pression pesant sur ses joueurs? Je pencherais pour la troisième solution. Les premiers matches allaient toutefois confirmer nos pires craintes. Nous devions affronter deux fois en l’espace de cinq jours les surprenants promus de Strombeek. La première de ces confrontations avec les banlieusards bruxellois avait pour cadre le premier tour de la coupe de Belgique. Le RWDM débuta bien cette partie, mais oublia de se mettre à l’abri après le but de Gadiaga. Strombeek ne se montra pas très dangereux mais ce qui devait arriver arriva et ils égalisèrent à quelques minutes du terme. Les prolongations n’ayant rien donné, il fallut les tirs au but pour connaître le vainqueur. Et, à ce petit jeu-là, nos joueurs se montrèrent les plus maladroits, notamment Gadiaga et surtout Butera. Nous étions une fois de plus éliminés aux penalties…

Le mercredi suivant, dans le cadre de la première journée de championnat, nous ne pûmes prendre notre revanche. Pire même, Strombeek vint s’imposer au stade Machtens par 2-3. Une fois encore, Gadiaga ouvrit la marque et après que Strombeek eut pris l’avance, Giuntini égalisa sur penalty. En seconde période, Laurent Fassotte dévia malencontreusement un centre visiteur dans ses propres filets… Cela commençait fort! Les plus optimistes d’entre nous se rappelaient toutefois que lors de nos deux remontées, le championnat avait également débuté par une défaite, respectivement contre Tongres et à Eeklo. Et que les deux années précédentes, malgré nos succès initiaux à La Louvière et à Tirlemont, nous n’étions pas parvenus à en sortir.

Une bonne nouvelle tomba dans la grisaille de ce début de saison. Sous l’insistance de la direction, Feyenoord accepta de nous prêter pour une saison supplémentaire Ibrahim Kargbo et Paul Kpaka. Les Hollandais nous avaient envoyé pendant les rencontres de préparation quantité de joueurs mais aucun ne convenait. Il y avait parmi eux de véritables tocards et nous avions un petit peu le sentiment d’être pris pour une poubelle alors que leur club satellite aux Pays-Bas, l’Excelsior Rotterdam, recevait de biens meilleurs éléments. Kargbo et Kpaka avaient failli durant l’été être engagés par le club russe du Zenith Saint-Pétersbourg mais, pour une raison de visas, ces transferts avaient, heureusement pour nous, capotés. Nos deux Sierra-Léonais n’étaient bien entendu pas encore qualifiés pour la visite à Geel, qui venait d’effectuer un aller-retour éclair en D1. Notre équipe fut dominée mais parvint tout de même à ramener un point. David Rimbold fut le héros malheureux de cette partie. Entré au jeu à la 53ème minute, il égalisa seulement six minutes plus tard avant d’écoper de deux cartons jaunes et de se faire exclure à la 70ème! Dix-sept minutes bien remplies pour « Tosh »!

Je ne cultivais pas un optimisme débordant au moment de quitter le pays et le RWDM pour partir en vacances en Amérique du Sud. Pourtant, mon absence coïncida avec un renouveau que personne n’aurait pu imaginer après les matches face à Strombeek. C’est depuis Santiago, Arequipa, La Paz ou San Pedro de Atacama que j’appris, stupéfait, les résultats plus étonnants les uns que les autres de mon RWDM chéri. Et puis surtout, une nouvelle légende molenbeekoise était en train de naître : Alexander Kolotilko. A en croire mes camarades restés au pays, il avait à lui seul battu Ostende 3-0. Il avait tout : vitesse, technique, tir puissant. S’il s’agissait vraiment d’un tel joueur, que faisait-il donc à Molenbeek? A Denderleeuw, notre équipe n’avait fait qu’une bouchée de la coriace formation locale, 0-4 lors d’un nouveau show Kolotilko. Et encore, Giuntini s’était permis le luxe de rater un penalty. Mais notre Russe n’était pas seul bien entendu. C’était toute l’équipe qui avait, paraît-il, joué à ce niveau. Le retour de Kargbo en défense y était pour beaucoup. Et devant, Kpaka, qui devait comme l’an dernier lors de ses débuts se contenter d’un rôle de réserviste, apportait des solutions de rechange plus qu’intéressantes. C’est bien simple, d’après mon ami Louvressac, personne n’était plus fort que nous dans cette D2!

Dans une telle euphorie, l’annonce du nul blanc à domicile face à Tirlemont constituait une grosse déception. Nous étions donc encore perfectibles… L’équipe enchaîna ensuite par une victoire à Hekelgem, acquise sur deux buts de Kolotilko. Pendant ce périple Sud-Américain, j’eus l’occasion d’assister à plusieurs rencontres. Au Pérou, j’assistai à Cienciano Cusco - Melgar Arequipa, disputé dans un des stades les plus hauts du monde, le Carsilasco de la Vega « Inca » situé à 3.248 mètres d’altitude. Je vis aussi un match de championnat bolivien, Bolivar La Paz-Guabira, au stade Olimpico Hernando Siles, situé encore plus haut, à 3.636 mètres. Et pour terminer, il y eut une rencontre de Copa Mercosur entre l’Universidad de Chile et le club argentin de Velez Sarsfield, emmené par son mythique gardien paraguayen José-Luis Chilavert, au stade Santa Laura de Santiago. A chaque fois, je pus mesurer la ferveur parfois exacerbée du public sud-américain.

De retour au pays, j’étais plus que curieux de voir à l’œuvre celui que l’on présentait comme la huitième merveille du monde. J’étais vraiment en manque. J’avais loupé cinq matches (je n’avais pu me rendre à Geel pour raisons familiales), ce qui ne m’était encore jamais arrivé. L’équipe fit honneur à mon retour par une facile victoire 3-0 contre Dessel, mais Kolotilko fut très discret cet après-midi là. Il n’en fallut pas plus pour que j’acquière la réputation de coller la poisse à notre nouveau Tsar.

L’élan de l’équipe fut brisé à Turnhout où les Campinois nous firent mordre la poussière par 3-2, alors que nous restions sur six matches sans défaite. Mais le RWDM livra une très bonne partie et, après que Gadiaga eut ouvert la marque, l’arbitre M. Huyghe décida que c’en était assez et se mit à siffler à sens unique pour les locaux. Le match suivant avait lieu à Heusden. Nous savions par ouï-dire que l’endroit du minuscule stade attribué aux visiteurs était une sorte de cage à la visibilité quasi-nulle. Nous faisant passer, avec toutes les peines du monde, pour des locaux, nous achetâmes des tickets du côté Heusden. Divine surprise, une superbe buvette surplombait le terrain derrière un but, avec en plus le son « live » du match! Il n’en fallait pas plus pour que nous ne décollions plus de cet endroit pour y suivre le déroulement de la partie, remportée par les nôtres 0-3. Le succès avait été forgé en seconde mi-temps. Il suffisait d’inscrire le premier but, ce qui fut fait par Giuntini, pour débloquer la situation et le tour était joué.

Le RWDM ne confirma pas à domicile contre Maasland, qui était décidément une équipe qui ne nous réussissait pas. Menés 0-1 et jouant à dix pendant près d’une heure après l’expulsion de Kargbo, nous réussîmes tout de même à sauver un point sur un penalty de Fassotte. Je ne pus me rendre à Deinze, de nouveau pour raisons familiales. Evidemment, ce fut Kolotilko, très discret depuis quelques semaines, qui marqua le but d’ouverture en mon absence! Nous recevions ensuite les intraitables leaders de Lommel, qui venaient de descendre de D1. Le RWDM bouscula tant et plus les Limbourgeois mais, juste avant le repos, ces derniers étalèrent tout leur manque de fair-play en inscrivant un but alors qu’un de nos joueurs était étendu au sol, blessé, et annulait ainsi le hors-jeu du buteur visiteur. A un quart d’heure de la fin, Paul Kpaka y alla d’un fantastique solo ponctué d’un tir imparable : 1-1, mais nous étions très mal payés.

Dès ce moment-là, il était clair que Lommel, à moins de connaître une énorme défaillance, s’envolait vers le titre. Il fallait absolument cette fois-ci accrocher le bon wagon du tour final. Si l’avant saison et les premiers matches de compétition avaient laissé craindre le pire, notre équipe était d’une toute autre trempe maintenant. Pour preuve, même Alain Blanckaert ne parvenait plus à se frayer une place parmi les quinze! Au Pairay, nous étions allés décrocher une facile victoire 0-3, notre principal adversaire ce soir-là n’étant pas le FC Liège (le club était parvenu à reprendre son ancienne dénomination au lieu de RTFCL) mais bien nous-mêmes. Nous avions raté un nombre incalculable d’occasions et n’avions assuré notre victoire qu’en fin de partie. Plus important, j’avais enfin pu assister à un but de Kolotilko! Avant et après ce match eurent lieu des échauffourées assez graves entre les hooligans locaux et nos supporters. Nous étions attendus par quelques Liégeois bien décidés à casser du Bruxellois et ils se mirent à frapper sur tout ce qui bougeait.

Nous recevions ensuite les promus de Mons, qui faisaient mieux que se défendre et ambitionnaient également le tour final. Le RWDM remporta cette joute sans trop forcer par 2-0. A Roulers, notre équipe démontra toute sa force actuelle. Lorsque les Roulariens égalisèrent en seconde période, le RWDM mit pratiquement tout à l’attaque et nous fûmes récompensés par un but victorieux de… Kolotilko, entré au jeu deux minutes auparavant. Notre Russe avait momentanément perdu sa place et accusait une petite baisse de régime. Nous avions ensuite concédé le nul au stade Machtens contre le Cercle de Bruges. Vanderbiest avait été exclu en première mi-temps mais Fio Serchia fit 1-0 d’une superbe volée. Hélas, les Brugeois nos rattrapèrent et nous avions même terminé à neuf après la carte rouge attribuée à Kpaka. Après cette rencontre, plusieurs joueurs vinrent nous dire bonjour au Socios et cela avait été en définitive une belle après-midi.

Le dernier match du premier tour avait lieu à Ingelmunster, où nous n’avions que de mauvais souvenirs. Cette fois-ci, même si les conséquences étaient moindres, ce ne fut guère plus brillant. Les Flandriens l’emportèrent de nouveau 1-0 et, en fin de match, Salievski et Giuntini avaient été exclus. En raison de petites polémiques sur la réelle fin du siècle (1999 ou 2000?), nous avions décidé de refaire un déplacement au champagne. Comme lors du voyage vers Maasmechelen un an avant, l’ambiance avait été délirante. Au retour, nous avions fait halte au très agréable chalet du Gaverbeek à Waregem. Ceux qui y étaient en parlent parfois encore… Avant de partir en vacances de fin d’année, il restait encore un devoir à effectuer pour nos joueurs. Le derby à Strombeek avait en effet été avancé. Durant des années, le RWDM jouait souvent une partie amicale contre les Brabançons flamands au Singel. Si on nous avait dit un jour que nous allions y retourner pour un match de championnat cette fois, nous aurions eu du mal à y croire! Ayant fait acheter nos tickets à l’avance par le régional de l’étape, mon cher cousin 2be3, nous nous étions installés parmi les locaux. Les supporters visiteurs étaient en effet logés dans une sorte de cage d’où il était presque impossible de distinguer quelque chose. Coiffés de superbes bonnets de Père Noël, nous assistâmes à la victoire sans discussion des nôtres, dessinée en seconde période sur un doublé de Gadiaga et un but de Rimbold. Après la partie, la fête se poursuivit dans les cafés autour de la place du village. Un beau souvenir.

C’est à cette époque que débarqua un certain Charles Simar dans notre club. Simar, dont la famille possède une bijouterie à Woluwé, était un supporter du RWDM et promit d’investir de grosses sommes d’argent dans notre club. On parla même d’un montant de 200 millions de FB. Une conférence de presse pour faire toute la lumière sur son projet était prévue mais, maintes fois reportée, elle n’eut finalement jamais lieu. Simar fut néanmoins nommé secrétaire-général du club. Wilfried Godart se souvient de son arrivée en fanfare : « Cinq minutes avant que ne débute notre match à Strombeek, Simar débarqua dans notre vestiaire, alors que nous tentions de nous concentrer sur la rencontre qui allait débuter. Il nous dit que les ennuis d’argent étaient terminés et qu’il allait injecter, via des investisseurs, des dizaines de millions dans notre club. Nous ne l’avons pratiquement plus revu par la suite… » Toutes ces promesses ne se matérialisèrent jamais et que certains me pardonnent si j’estime aujourd’hui que Simar n’était rien d’autre qu’un prometteur de beaux jours. Un de plus, hélas!

Pendant la trêve, Marc Wuyts, qui était devenu « persona non grata » à La Louvière, revint au RWDM. Mais Marc était en fin de carrière et cela se voyait. Il avoua d’ailleurs plus tard que son retour avait été une erreur. De plus, Ariël Jacobs était contre son engagement, mais De Prins le voulait absolument. Au début, il apporta néanmoins un plus à l’équipe, qui reprit en beauté en prenant facilement la mesure de Geel 3-0 au stade Machtens. Dans de telles conditions, le déplacement à Ostende ne devait constituer qu’une simple formalité, surtout que les Côtiers filaient tout droit vers la D3 et venaient de se faire étriller 9-0 à Turnhout. Nous maudissions toutefois la commission du calendrier qui avait pour la deuxième saison consécutive programmé ce déplacement à la mer en plein hiver… A Mariakerke, le RWDM ne donna jamais l’impression de pouvoir prendre la mesure du KVO qui misait tout sur la conquête d’un petit point (ce qui était normal vu leur situation) et cette triste partie se solda par un nul blanc. Si l’équipe continuait à prendre des points, la manière allait commencer à faire défaut. Nous avions battu Denderleeuw grâce à un but de raccroc de Vanderbiest à l’issue d’un petit match. A Tirlemont, il avait fallu un but à l’arraché de David Rimbold dans les arrêts de jeu pour sauver un point. Ensuite, après une aimable partie d’entraînement contre le très faible Hekelgem (4-1), nous avions concédé le nul blanc à Dessel à l’issue d’un match de piètre facture.

Notre visiteur suivant était Turnhout, qui était comme nous candidat au tour final. Laurent Fassotte avait ouvert la marque mais Turnhout égalisa méritoirement par Bruno Versavel et aurait même pu prétendre à la victoire. Et puis vint ce triste match contre Heusden-Zolder au stade Machtens. Butera avait rapidement fait 1-0, mais les faibles Limbourgeois, tout étonnés de bénéficier de tant de liberté, s’enhardirent et parvinrent tout d’abord à égaliser puis à remporter la victoire dans les dernières minutes… 1-2 à domicile contre Heusden-Zolder. Sur papier, c’était assurément l’un des plus mauvais résultats de l’histoire du club. Il circulait de drôles d’histoires sur le compte des joueurs. Plus payés depuis quelques semaines, il y avait des rumeurs de grève et même de sabotage contre Heusden… S’il y avait bel et bien eu volonté de leur part de faire pression sur la direction par un mouvement de grève (Marc Wuyts en aurait été l’un des instigateurs), je ne peux pas croire qu’il y avait eu du sabotage lors de cette dernière rencontre.

L’ambiance était viciée. Et puis vint ce funeste match à Maasland… Une fois de plus, ce déplacement au Patrostadion s’était terminé par un échec. L’équipe locale s’était imposée 1-0 mais surtout, nous n’avions pas remarqué dans le chef des joueurs une volonté d’effacer le lamentable échec face à Heusden. Dans les tribunes, le sujet principal de conversation de bon nombre de supporters portait sur les rumeurs de grève. Bien remonté et furieux du non-match de l’équipe, je le reprochai vertement à Fred Vanderbiest après la rencontre, sans toutefois me montrer incorrect avec lui. Je n’aurais pas pu plus mal tomber… J’allais regretter mon emportement dès la semaine suivante. Pour recevoir Deinze, Vanderbiest était suspendu. Accompagné de quelques-uns de ses amis, il m’attendait à l’entrée du stade pour me signifier en termes choisis que j’avais mal agi… C’était surtout un gros malentendu et chacun avait agi dans l’excitation du moment. Vanderbiest m’accusait d’avoir dit et fait certaines choses, alors qu’il n’en était rien. En fin de saison, j’eus heureusement l’occasion de dissiper ce malentendu avec lui autour d’une bière… Le RWDM se racheta quelque peu en écrasant Deinze par 5-0 sous une pluie battante. Un drôle de scène eut lieu à 3-0, lorsque nous avions bénéficié d’un penalty. Laurent Fassotte, notre tireur habituel, s’apprêtait à le tirer mais Marc Wuyts insista pour tenter d’inscrire son premier but depuis son retour. Ce ne fut pas du goût de Fassotte, qui manifesta sa mauvaise humeur de façon assez nette…

Nous rendions ensuite visite à Lommel. En raison du match Ecosse-Belgique du samedi après-midi, cette rencontre avait été avancée au vendredi soir. Les autoritaires leaders de la D2 s’imposèrent sans forcer par 2-0. Le RWDM n’avait jamais fait illusion au cours de cette partie. La victoire acquise contre Deinze n’avait été qu’un feu de paille et l’équipe semblait se traîner. Impression confirmée contre le FC Liège (où la majorité des supporters liégeois ayant fait le déplacement rebroussèrent chemin au vu du comité d’accueil, bien décidé à leur faire payer les incidents de l’aller) au stade Machtens. Au cours d’une prestation sans âme, nous avions eu besoin d’un but inscrit contre son camp par un Liégeois pour sauver un point. Il était clair qu’en continuant de la sorte, nous étions mûrs pour louper le tour final une troisième année consécutive.

Le lendemain, Ariël Jacobs était prié de prendre la porte. Malgré tout, ce limogeage me surprit. J’étais surtout très déçu pour lui car c’était un véritable gentleman. Malgré les conditions difficiles dans lesquelles il dut travailler et les retards de paiement (il ne toucha d’ailleurs jamais la totalité de son dû), Ariël Jacobs ne s’était jamais plaint du club dans la presse, ce qui est tout à son honneur. Par contre, et j’appréciais cela aussi chez lui, il ne maniait jamais la langue de bois lorsque nous avions l’occasion de discuter avec lui. Assurément un grand Monsieur. Ce limogeage provoqua le mécontentement de Feyenoord, qui rappela illico Albert Stuivenberg. Les Rotterdamois étaient pleinement satisfaits du travail livré par Jacobs et cette décision provoqua quasiment le divorce entre les deux clubs. Cela n’allait pas en rester là… Peu de supporters pensaient que quelqu’un d’autre serait capable de faire mieux. Et pourtant, nous avions tort. Il ne fallut pas chercher bien loin pour connaître le nom du nouveau coach. Depuis l’arrêt de sa carrière de joueur en 1995, Patrick Thairet, puisque c’est de lui qu’il s’agissait, était resté au club en tant que responsable de l’école des jeunes. Certains supporters voyaient dans cette nomination l’ombre de Freddy Smets. « Tout à fait faux, me confia Thairet. Smets était un ami mais dès le début, j’ai mis les points sur les i. C’était moi le responsable de l’équipe première et personne d’autre. Si j’ai parfois demandé l’avis de Freddy, c’était de ma propre initiative et de toute façon, la décision finale m’appartenait. » Il restait seulement quatre matches à Patrick Thairet pour assurer notre qualification pour le tour final. Et il y parvint. Rétrospectivement, je pense que si Jacobs était demeuré entraîneur, nous ne nous serions pas qualifiés. Il semblait ne plus avoir la totalité de son groupe en main et privilégiait trop souvent la prudence. Après son départ, un joueur comme Kolotilko paraissait transformé. Après ses débuts tonitruants, le Russe était progressivement rentré dans le rang et n’était plus toujours titulaire. D’après lui, il n’avait pas de problèmes avec Jacobs mais plutôt avec Stuivenberg. Et puis surtout, l’équipe joua de façon beaucoup plus libérée et offensive que sous Jacobs.

Le premier match de Thairet n’augura pourtant rien de bon. En visite à Mons, un concurrent direct, nous avions été rapidement menés à la marque sur un auto-goal de Kargbo à la suite d’une action où la responsabilité de Wilfried Godart était engagée. Notre équipe répliqua peu après par un but égalisateur superbe dans sa confection, inscrit par Giuntini. Mais ensuite, nous joueurs sombrèrent corps et biens sous la pluie battante de cette triste soirée boraine. Lorsque le score passa à 4-1 à un quart d’heure de la fin (le troisième but ayant été l’œuvre de cette vieille connaissance de Piet Verschelde), c’en était trop pour moi et quelques-uns de mes acolytes. Les os détrempés dans notre tribune debout non couverte, nous décidâmes de trouver refuge dans le bistro le plus proche. Nous ne vîmes donc pas les deux buts marqués par Rimbold et Vanderbiest qui donnèrent au score une allure plus respectable. 4-3 pour Mons, l’ère Thairet commençait donc par une défaite. Ce sera la dernière cette saison-là. Le RWDM prit ensuite les trois points qu’il fallait contre Roulers à l’issue d’un petit match. Rimbold avait ouvert la marque grâce à un cadeau de la défense flandrienne et Fassotte fit 2-0 sur penalty à l’ultime minute. C’était loin d’être brillant mais le déclic se produisit lors de l’avant-dernière journée, au Cercle de Bruges encore bien. Et comme de bien entendu, je ne pus assister au match, ayant de longue date réservé un mini-trip à Rome. Ce n’était pas par hasard que j’avais choisi de louper ce match-là car le déplacement au Cercle ne nous réussissait jamais. Sauf cette fois là, lorsque j’étais absent. Il n’en fallut pas plus à mes camarades pour en tirer certaines conclusions! Le RWDM s’était imposé sans discussion par 1-3, un succès forgé en deuxième mi-temps sur deux buts de… Kolotilko et un de Kpaka.

Il nous restait un match et un point à prendre. Pas contre n’importe qui : contre Ingelmunster qui, tout comme l’année précédente, pouvait en cas de victoire se qualifier à notre place pour le tour final et remporter la dernière tranche! L’histoire allait-elle se répéter? Par rapport au fatal dénouement de 1999-2000, il y avait une différence importante : le match avait lieu au stade Machtens. Avant la rencontre, Laurent Fassotte s’était vu remettre le trophée du meilleur joueur du RWDM, un magnifique pendentif en or à l’effigie du club. Un an et demi après, alors qu’il jouait déjà au Lierse, Laurent eut ces mots pour décrire ses sentiments par rapport à ce trophée : « Vous, supporters, qui m'avez élu joueur de la saison 2000-2001, m'avez accordé votre confiance et j'espère vous l'avoir bien rendue. Jamais je n'oublierai les moments passés avec vous. Certainement les meilleurs souvenirs sportifs de ma courte carrière! » Le match débuta de façon idéale, Kpaka déflorant la marque après seulement six minutes. Mais Ingelmunster jouait crânement sa chance et égalisa rapidement. Deux minutes plus tard, David « Tosh » Rimbold nous redonna l’avance. Mais cela ne suffisait pas car les « Rood en Geel » égalisèrent une nouvelle fois. A la demi-heure, Fabio Giuntini fit 3-2 sur une superbe reprise de volée. Cinq buts en une demi-heure, les spectateurs neutres (s’il y en avait) se régalaient. Nous, par contre, nous stressions. Heureusement, la dernière heure de jeu fut nettement moins prolifique et le score en resta là. Enfin! Nous étions qualifiés pour ce fameux tour final qui se refusait à nous depuis presque trois saisons. En plus, nous venions de prendre notre revanche sur cette équipe d’Ingelmunster.
































Envahissement du terrain le 6/5/2001 – RWDM-Ingelmunster (3-2) – Que du bonheur!

L’envahissement de terrain traduisait pleinement cette libération. La saison allait être prolongée de six rencontres, une expérience nouvelle pour notre club. Le RWDM terminait finalement 3ème, à tout de même 17 points de Lommel. Nous n’en avions cure. C’était un merveilleux dimanche après-midi, comme seul un tel succès du RWDM pouvait nous le procurer. Aujourd’hui encore, quand j’y repense, j’ai la nostalgie de ces moments-là, à la fois tellement récents et parraîssant pourtant si loin. De telles sensations, il n’y a moyen d’en vivre que si l’on communie pleinement avec son club. Et si on n’est pas « accro », il est impossible de savoir ce que c’est. Ce n’est certainement pas en essayant de nous imposer un ersatz de club que l’on va à nouveau atteindre un tel nirvana. La fête au Socios fut à la hauteur de l’événement. Elle se prolongea avec la présence de nombreux joueurs tout aussi déchaînés que les supporters (principalement Fred Vanderbiest, avec qui j’avais fumé le calumet de la paix, ou plutôt bu la bière de l’amitié, et Laurent Fassotte). Patrick Thairet y était aussi : « Ce jour-là, je pris réellement peur. Je me rendais compte que, avec l’état d’esprit dans lequel se trouvaient les supporters, il m’était interdit d’échouer et de louper la montée en D1. J’étais pratiquement condamné à réussir. Je n’osais imaginer leur réaction en cas d’échec. Pourtant, aujourd’hui encore, j’estime que notre équipe n’était pas la meilleure des quatre qualifiées. »













La fête après la qualification pour le tour final. RWDM-Ingelmunster (3-2). Les joueurs sur la photo : Piron, Butera, Fassotte, Van der Biest. Les supporters : Alextroadinaire, Michael, Caroline, votre serviteur, Philou.

Nos adversaires pour ce mini-championnat se nommaient Turnhout, Geel et Mons. Turnhout était peut-être la meilleure équipe sur le papier, mais ce club connaissait de graves problèmes extra-sportifs qui allaient d’ailleurs avoir leur influence sur le bon déroulement de cette compétition. Geel était l’équipe dont je me méfiais le plus, équipe typique de D2, possédant en prime l’expérience de son bref séjour en D1. Quant à Mons, fraîchement promu de D3, c’était l’invité surprise, mais cette équipe ne participait pas sans ambitions et était parfaitement capable de mettre tout le monde d’accord.

Le premier examen de cette épreuve de rattrapage était une visite au Villa Park de Turnhout. Pour la première fois depuis la création de cette épreuve, la première journée était programmée un samedi au lieu d’un dimanche. Un détail? Non, car cela coïncidait avec la finale de la FA Cup, dont je n’avais plus raté une édition (devant ma télé s’entend) depuis un certain West Ham-Fulham en 1975. En plus, la finale de cette édition 2001 opposait Liverpool à Arsenal. Mais pour moi, entre une finale de Cup impliquant Liverpool et un match du RWDM, il n’y avait pas photo : c’était le RWDM qui l’emportait sans l’ombre d’un doute. Cet affrontement avec Turnhout commença mal. Après seulement un quart d’heure de jeu, M. Quaranta accorda un penalty aux locaux pour une faute imaginaire de Piron. Nos joueurs avaient du mal à se remettre de ce coup du sort et, à 25 minutes de la fin, Asamoah doublait la marque. Nos débuts au tour final allaient se solder par une défaite. Mais à cet instant, il se passa une chose que je ne croyais plus possible au RWDM. Tous les supporters présents en Campine se mirent à encourager de plus belle notre équipe. Des chants incessants à la gloire du RWDM. Rimbold, de la tête, fit 2-1, et l’espoir revenait dans nos rangs. Et à la dernière seconde, miracle! Un défenseur de Turnhout calibra mal sa passe en retrait à son gardien, Fassotte intercepta le ballon, qu’il transmit à Fabio Giuntini, entré au jeu depuis quelques minutes seulement. Ce dernier dribbla le gardien pour égaliser. C’était le délire dans les tribunes occupées par les Molenbeekois. Dans les tribunes, nous avions l’impression que c’étaient nous, les supporters, qui avions poussé ce ballon dans le but tant notre ferveur était intense. C’était comme si la montée était déjà acquise. Certains parvirent à s’approprier les maillots de joueurs qui communiaient avec nous. Le tour final commençait fort!

Notre deuxième rencontre était prévue le jeudi suivant, face à Mons, qui venait d’être défait à domicile contre Geel. Mais avant cela, j’eus la chance de me rendre à Dortmund en compagnie de Zob, 2be3 et Gosse pour assister à la finale de la coupe UEFA opposant Liverpool à Alavès. Ce fut un match somptueux, conclu par la victoire des « Reds » 5-4. L’après-midi, en ville, cela avait été la fête entre les nombreux supporters anglais et les moins nombreux sympathisants basques. La police allemande avait fait preuve d’une totale discrétion et n’avait jamais été provocante. Une grande leçon pour la police belge qui avait une fois de plus prouvé son incompétence en la matière moins d’un an auparavant lors des matches de l’Euro 2000 organisés en Belgique. Quelle différence il y avait eu entre les polices bruxelloise et amstellodamoise… Ayant assisté à un match à l’ArenA, j’étais bien placé pour comparer… Cette fois encore, à côté de l’organisation allemande, nous faisions pâle figure. Contre Mons, le RWDM livra peut-être sa plus faible prestation de cette mini-compétition. Cela c’était terminé par un 0-0 mais les deux équipes eurent chacune quelques occasions de l’emporter. La plus grosse de ces possibilités échut au Montois Fiers qui, seul devant Meyers, plaça à côté. Nous perdions déjà le bénéfice du point arraché à Turnhout.

A Geel, par un beau dimanche après-midi, tout commença de manière idéale. Sur corner, Laurent Fassotte catapulta de la tête le ballon dans les filets locaux, devant nos supporters. Hélas!, notre joie allait être de courte durée et à la mi-temps, Geel menait 2-1. Cette vieille connaissance de Vamesu leur avait donné l’avantage d’un maître tir juste avant le repos. En seconde période, notre équipe manquait singulièrement d’imagination, et nous nous dirigions tout droit vers notre premier échec. Mais à cinq minutes de la fin, Fio Serchia, entré à la mi-temps, réalisa un petit exploit technique sur son flanc gauche avant de déposer parfaitement le cuir sur le front de Fassotte, qui inscrivit ainsi son second but de la journée. A la dernière minute, un attaquant geelois trouva encore le poteau de Godart. 2-2, score final et, comme à Turnhout, nous revenions de loin. Cette égalisation était pratiquement tombée du ciel. Il y en a eu d’autres, bien sûr, mais pour moi, cette égalisation-miracle était le tournant de ce tour final.

Après trois journées, nous comptions trois points en autant de matches et pointions à la dernière place. Tous nos adversaires avaient quatre points. Nous étions la seule équipe invaincue mais aussi la seule qui n’avait pas encore remporté le moindre succès. Nous avions au programme deux matches à domicile qu’il fallait absolument remporter pour pouvoir accéder au Graal, la D1. Le premier de ces deux rendez-vous nous opposait à Geel, quatre jours après avoir été y conquérir le nul. Déchaînée, notre équipe ne fit qu’une bouchée des visiteurs. Fabio Ginutini, qui allait être véritablement l’homme de ce tour final après une fin de saison difficile qui lui vit perdre sa place, avait planté deux buts en 17 minutes. Kolotilko, juste après le repos, paracheva le travail. Geel réduisit la marque mais notre victoire ne souffrit d’aucune discussion. Notre équipe avait dû faire face à l’absence de Fassotte, suspendu, mais le « Rosse », Fred Vanderbiest, s’acquitta parfaitement de sa tâche en défense centrale. Grâce à ce succès, nous passions en tête avec 6 points, devant Turnhout et Mons avec 5 et Geel, 4.



















L’équipe qui battit Geel par 3-1 lors du tour final, prenant définitivement la tête. Debouts : Godart, Kolotilko, Butera, Kargbo, Gadiaga, Giuntini, Vanderbiest. Accroupis : Kpaka, Oumouri, Seker, Piron


















Kolotilko vient d’inscrire notre troisième but contre Geel.

















24/5/2001 RWDM-Geel (3-1). Un pas décisif vers la montée.

Avant de recevoir Turnhout, la nouvelle tomba : les Anversois venaient de se voir refuser sa licence pour la saison 2001-2002 et que, par conséquent, elle se voyait reléguée en D3. L’Union Belge avait fait une fois de plus très fort, en pleine compétition, elle annonçait qu’un des participants ne pouvait pas monter… Du coup, toutes les rumeurs se mirent à circuler sur ce match, mais les joueurs de Turnhout vendirent chèrement leur peau. Le RWDM joua très nerveusement et il faut bien reconnaître que les visiteurs s’étaient montrés les plus dangereux. Mais peu avant l’heure de jeu, « Sacha » Kolotilko déborda parfaitement sur le flanc droit et Fabio Giuntini surgit au premier poteau pour nous donner, de la tête, la victoire. Le score en resta là, le contrat était rempli. 1-0 et nous avions pris les six points mis en jeu à domicile. A une journée de la fin, le classement était le suivant :

1-RWDM – 9 points

2-Geel – 7 points

3- Mons – 5 points

4- Turnhout – 5 points


















27/5/2001 RWDM-Turnhout (1-0). Le stade Machtens est copieusement garni,
mais l’apothéose sera pour quelques jours plus tard.

Avant de nous rendre au stade Tondreau de Mons, six semaines après y avoir été défaits, il était heureux que les Wallons n'aient plus pu prétendre à la promotion. Nous devions néanmoins nous y imposer pour être certains de monter. En cas de match nul et de succès de Geel à Turnhout, également démobilisé, les Campinois passaient devant nous au nombre de victoires. C’est plein d’allégresse que 2.000 Molenbeekois au moins se rendirent à Mons en ce beau jeudi soir, 31 mai 2001, date mémorable dans l’histoire du RWDM. La montée ne pouvait pas nous échapper. Quel choc ce fut pour nous, habitués depuis de longues années aux déplacements où nous étions parfois seulement quelques dizaines de courageux à suivre notre équipe. Beaucoup de gens qui n’étaient plus venus depuis belle lurette, mais aussi des suiveurs, étaient du voyage. Cela faisait bizarre, certes, mais il nous fallait ranger cette espèce de sentiment d’élitisme au vestiaire, sentiment forgé par de nombreuses années de galère à suivre le RWDM qui nous donnait un semblant d’appartenance de notre équipe. Après tout, c’était tant mieux que notre club suscite encore tellement d’engouement parmi les gens. Sur le terrain, le RWDM semblait vouloir se mettre à l’abri le plus vite possible. Après seulement quatre minutes de jeu, Paul Kpaka ouvrait la marque. Mais moins de dix minutes plus tard, un Montois tenta un faible tir que Tom Meyers, qui remplaçait une fois de plus Wilfired Godart, blessé, laissa malencontreusement échapper sous son corps. C’était 1-1. Le score en resta là jusqu’au repos mais nous apprîmes que Turnhout, qui jouait franchement le jeu, menait largement face à Geel. Tout doute fut dissipé lorsque Kpaka fit 1-2 peu après les repos avant de se blesser, semblait-il, gravement. Cela aura son importance plus tard dans notre histoire. Kolotilko et Giuntini parachevèrent notre victoire : 1-4, la fête pouvait commencer. Un envahissement du terrain et une communion totale avec nos joueurs eurent lieu à Mons. Ce n’était qu’un prélude à la folle nuit qui se préparait au stade Machtens. Des centaines de supporters accueillirent nos héros qui, dans l’intervalle du voyage les ramenant de Mons, s’étaient fait soit raser soit teindre les cheveux en rouge-blanc-noir, voire les deux. Une fête délirante qui restera longtemps dans notre mémoire. Il convenait de prendre congé le lendemain matin! Saïd Karani, avec qui j’avais sympathisé pendant la saison, m’offrit son maillot. C’est aux petites heures que je regagnai mes pénates, heureux et fier d’être Molenbeekois. Quelle fête! Tous mes amis (ou presque, j’ai aujourd’hui excusé les absents!) partageant la même passion que moi y étaient. Je garde toutefois une petite préférence pour la fête après le match contre Ingelmunster, où il y avait tout de même moins de « suiveurs ». Ce soir-là, il était nettement plus facile de se voir servir une bière! Après la montée, il fallait faire preuve de patience pour se voir abreuver d’« eau jaune qui rend fou »! Après trois ans de purgatoire, nous étions de retour! Epoque heureuse, proche et pourtant si lointaine, où nous baignions encore dans l’optimisme et dans le bonheur. Si nous avions su qu’un an plus tard…














31/5/2001 Mons-RWDM (1-4). C’est fait! Après 3 ans au purgatoire, Redouane Cheray, Fabio Giuntini et Patrick Thairet laissent éclater leur joie.



































Le merveilleux 31/05/2001 – Mons-RWDM (1-4) : Moi et Everton / Mon cousin 2be3 et sa banderole / Les joueurs montent sur la pelouse / Sabine et mes potes (Zob, Caro et Everton, 2be3) dans la tribune / 1-4! Envahissement du terrain / 1-4, pas 74 mins mais bien 90!




































C’est la fête dans la tribune du stade Tondreau de Mons / Moi (pas à mon avantage) et Cheik Gadiaga / Délire total au stade Machtens au retour des joueurs.
























Après la saison, nous eûmes droit à un petit bonus. Lors du Jubilé Lambic Wawa, plusieurs anciens joueurs du RWDM revinrent une dernière fois sur les lieux de leurs exploits passés. C’est ainsi que nous pûmes revoir avec beaucoup de plaisir des gens tels que Thijs, Deleu, Bouwmeester, Cossey, De Buyser, Denil, De Greef, De Sanghere, Kobla, Osundu, Rubenilson ou Thairet ainsi que, bien entendu, Lambic himself.














L’équipe de glorieux anciens qui s’aligna lors du Jublié Wawa : Debout :?, Deleu, Cossey, De Greef, Bouwmeester, Thijs, De Sanghere, Gollièrre, Cheray. Accroupis : De Mesmaeker, De Buyser, Thairet, Wuyts, Rubinelson, Wawa, Kobla, Osundu, Denil.



CLASSEMENT
























CHAMPIONNAT DE BELGIQUE – DIVISION 2 – 2000-2001

23/8/00 - RWDM - KFC STROMBEEK 2-3 

Godart, Blanckaert, Sukama, Fassotte, Piron, Oumouri, Vanderbiest (89' Butera), Seker, Serchia (69' De Broyer), Giuntini, Gadidga 

1-1 6' Gadiaga 1-1 24' Beerens 1-2 33' Dos Santos 2-2 38' Giuntini p 2-3 66' Fassotte og

30/8/00 - KFC VERBROEDERING GEEL - RWDM 1-1 

Godart, Blanckaert, Sukama (46' Salievski), Fassotte, Piron, Oumouri (53' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera (85' Dosunmu), Giuntini, Gadiaga 

1-0 32' Smits 1-1 59' Rimbold 

3/9/00 - RWDM - KV OOSTENDE 3-0 

Godart, Salievski, Sukama, Fassotte, Piron, Gadiaga, Vanderbiest (89' Karani), Seker, Butera (74' Kerckhofs), Giuntini (87'Oumouri), Kolotilko 

1-0 7' Fassotte 2-0 66' Giuntini 3-0 88' Kolotilko 

10/9/00 - FC DENDERLEEUW - RWDM 0-4 

Godart, Salievski (85' Sukama), Kargbo, Fassotte, Piron, Gadiaga, Vanderbiest, Seker, Butera (65' Oumouri), Giuntini (70' Kpaka), Kolotilko 

0-1 5' Kolotilko 0-2 7' Butera 0-3 73' Kpaka 0-4 84' Kolotilko

17/9/00 - RWDM - KVK TIENEN 0-0 

Godart, Salievski, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga (46' Rimbold), Vanderbiest, Seker (83' Oumouri), Butera (61' Kpaka), Giuntini, Kolotilko 

23/9/00 - KFC EENDRACHT HEKELGEM - RWDM 0-2 

Godart, Salievski, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga (68' Rimbold), Vanderbiest, Seker (55' Oumouri), Butera (75' Kpaka), Giuntini, Kolotilko/ Fassotte, Kolotilko 

0-1 25' Kolotilko 0-2 65' Kolotilko 

1/10/00 - RWDM - KFC DESSEL SPORT 3-0 

Godart, Salievski (80' Oumouri), Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga (84' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera, Giuntini, Kolotilko (65' Kpaka) 

1-0 25' Giuntini 2-0 32' Giuntini 3-0 90' Kpaka 

8/10/00 - KFC TURNHOUT - RWDM 3-2 

Godart, Oumouri, Kargbo (85' Sukama), Fassotte, Karani, Seker, Vanderbiest, Gadiaga, Butera (58' Kpaka) Giuntini (64' Rimbold), Kolotilko 

0-1 35' Gadiaga 1-1 36' Asamoah p 2-1 51' Asamoah 3-1 85' Asamoah 3-2 89' Kpaka 

14/10/00 - K HEUSDEN-ZOLDER - RWDM 0-3 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Karani, Gadiaga (65' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera (84' Sukama), Giuntini, Kolotilko (56' Kpaka) 

0-1 54' Giuntini 0-2 87' Kpaka 0-3 89' Kpaka 

22/10/00 - RWDM - MAASLAND MAASMECHELEN 1-1 

Godart (51' Meyers), Oumouri, Fassotte, Kargbo, Karani, Gadiaga (55' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera (62' Kolotilko), Giuntini, Kpaka 

0-1 19' Pereira 1-1 67' Fassotte p 

28/10/00 - KMSK DEINZE - RWDM 1-2 

Meyers, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Karani (61' Salievski), Gadiaga (76' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera (61' Kpaka), Giuntini, Kolotilko 

0-1 31' Kolotilko 1-1 43' Vandenbergh 1-2 76' Gadiaga

12/11/00 - RWDM - KSK LOMMEL FC 1-1 

Godart, Oumouri, Kargbo (82' Karani), Fassotte, Salievski, Gadiaga, Vanderbiest, Seker, Butera (66' Serchia), Giuntini (66' Rimbold), Kpaka 

0-1 44' Baranyos 1-1 79' Kpaka 

18/11/00 - RFC LIEGE - RWDM 0-3 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Salievski, Gadiaga (66' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Kolotilko, Giuntini (84' Butera), Kpaka 

0-1 23' Fassotte 0-2 88' Butera 0-3 90' Kolotilko 

26/11/00 - RWDM - RAEC MONS 2-0 

Godart, Oumouri, Piron, Salievski, Karani, Gadiaga (71' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera (65' Kolotilko), Giuntini, Kpaka 

1-0 12' Giuntini 2-0 57' Oumouri 

3/12/00 - KSV ROESELARE - RWDM 1-2 

Godart, Oumouri, Piron, Fassotte, Salievski, Gadiaga (81' Karani), Vanderbiest, Seker, Butera (64' Serchia), Giuntini, Kpaka (72' Kolotilko) 

0-1 32' Kpaka 1-1 59' Frunza 1-2 74' Kolotilko 

10/12/00 - RWDM - KSV CERCLE BRUGGE 1-1 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Salievski, Gadiaga (61' Serchia), Vanderbiest, Seker, Butera, Giuntini (54' Kolotilko), Kpaka 

1-0 65' Serchia 1-1 68' Bernard 

16/12/00 - KSV INGELMUNSTER - RWDM 1-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Salievski, Gadiaga, Keita, Seker, Kolotilko (65' Serchia), Giuntini, , Kpaka

1-0 69' Six 

23/12/00 - KFC STROMBEEK - RWDM 1-3 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga (72' Rimbold), Vanderbiest, Seker, Butera (85' Karani), Giuntini (46' Serchia), Kpaka 

0-1 47' Gadiaga 0-2 65' Gadiaga 0-3 84' Rimbold 1-3 89' Van der Steen p 

14/1/01 - RWDM - KFC VERBROEDERING GEEL 3-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Rimbold, Vanderbiest, Seker, Butera (62' Gadiaga), Serchia (76' De Broyer), Wuyts (86' Salievski) 

1-0 18' Serchia 2-0 64' Gadiaga 3-0 87' Rimbold 

20/1/01 - KV OOSTENDE - RWDM 0-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Rimbold, Vanderbiest, Seker, Gadiaga, Serchia (46' Kolotilko), Wuyts (80' Butera) 

28/1/01 - RWDM - FC DENDERLEEUW 1-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga (46' Kolotilko), Vanderbiest, Seker, Rimbold, Wuyts (78' Butera), Serchia 

1-0 14' Vanderbiest 

4/2/1 - KVK TIENEN - RWDM 1-1 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga, Vanderbiest, Seker, Rimbold, Wuyts (27' Kolotilko) Serchia (63' Butera) 

1-0 70' Bogaerts 1-1 92' Rimbold 

11/2/01 - RWDM - KFC EENDRACHT HEKELGEM 4-1 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga, Vanderbiest, Serchia (67' Salievski), Rimbold (56' Butera), Kolotilko (54' Kpaka), Giuntini 

1-0 7' Gadiaga 2-0 58' Oumouri 3-0 61' Kpaka 3-1 68' Huygens 4-1 76' Kpaka 

17/2/01 - KFC DESSEL SPORT - RWDM 0-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga, Vanderbiest, Seker, Butera (73' Serchia), Giuntini, Kpaka (83' Wuyts) 

25/2/01 - RWDM KFC TURNHOUT 1-1 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Gadiaga, Vanderbiest, Seker, Butera (72' Serchia), Giuntini (74' Wuyts), Kpaka 

1-0 26' Fassotte 1-1 56' Versavel 

4/3/01 - RWDM - K HEUSDEN-ZOLDER 1-2 

Godart, Oumouri, Salievski, Fassotte, Piron, Gadiaga (62' Serchia), Vanderbiest, Seker (70' Wuyts), Butera (54' Kolotilko), Giuntini, Kpaka 

1-0 6' Butera 1-1 33' Van Audenaerde 1-2 86' Basiakos 

10/3/01 - MAASLAND MAASMECHELEN - RWDM 1-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Wuyts (58' Giuntini), Vanderbiest, Seker (46' Gadiaga), Butera (79' Salievski), Kolotilko, Kpaka 

1-0 22' Martens 

18/3/01 - RWDM - KMSK DEINZE 5-0 

Godart, Karani (83' Nieus), Salievski, Fassotte, Piron, Gadiaga, Seker, Butera, Wuyts (67' Kolotilko), Giuntini, Kpaka (75' Serchia) 

1-0 8' Giuntini 2-0 53' Kpaka 3-0 61' Giuntini 4-0 66' Wuyts p 5-0 88' Kolotilko 

23/3/01 - KSK LOMMEL FC - RWDM 2-0 

Godart, Karani, Salievski, Fassotte, Piron, Vanderbiest, Gadiaga (80' Wuyts), Seker, Butera, Giuntini (62' Kolotilko), Kpaka 

1-0 16' Culek 2-0 61' Scheepers 

8/4/01 - RWDM - RFC LIEGE 1-1 

Godart, Karani, Fassotte, Kargbo, Salievski, Vanderbiest, Serchia (62' Giuntini), Butera, Wuyts, Kolotilko, Kpaka 

0-1 64' Romaniuk 1-1 72' Wavreille og 

14/4/01 - RAEC MONS – RWDM 4-3 

Godart, Oumouri, Piron (81' Karani), Fassotte, Kargbo, Vanderbiest, Seker, Gadiaga, Butera (62' Rimbold), Giuntini (73' De Broyer), Kpaka 

1-0 10' Kargbo og 1-1 15' Giuntini 2-1 38' La Placa 3-1 50' Verschelde 4-1 75' Demol 4-2 77' Rimbold 4-3 90' Vanderbiest 

22/4/1 - RWDM - KSV ROESELARE 2-0 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Vanderbiest (82' Serchia), Gadiaga (65' Wuyts), Butera (76' Karani), Seker, Rimbold, Kpaka 

1-0 48' Rimbold 2-0 90' Fassotte p 

29/4/01 - KSV CERCLE BRUGGE - RWDM 1-3 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Piron, Vanderbiest, Butera (76' Seker), Rimbold (78' Gadiaga), Giuntini (86' Karani), Kpaka, Kolotilko 

0-1 52' Kolotilko 0-2 63' Kolotilko 0-3 65' Kpaka 1-3 71' Siljanovski 

6/5/01 - RWDM - KSV INGELMUNSTER 3-2 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Karani, Vanderbiest, Butera (89' Salievski), Rimbold (67' Gadiaga), Giuntini (60' Seker), Kpaka, Kolotilko 

1-0 6' Kpaka 1-1 15' Six 2-1 17' Rimbold 2-2 27' Six 3-2 30' Giuntini 



TOUR FINAL











12/5/01 - KFC TURNHOUT - RWDM 2-2 

Godart, Oumouri, Piron (46' Salievski), Fassotte, Kargbo, Vanderbiest (65' Gadiaga), Butera (85' Giuntini), Rimbold, Seker, Serchia, Kolotilko 

1-0 15' Hermann p 2-0 65' Asamoah 2-1 72' Rimbold 2-2 90' Giuntini 

17/5/01 - RWDM - RAEC MONS 0-0 

Meyers, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Salievski, Vanderbiest, Butera (62' Giuntini), Rimbold, Seker, Kpaka, Kolotilko 

20/5/01 - KFC VERBROEDERING GEEL - RWDM 2-2 

Godart, Oumouri, Fassotte, Kargbo, Salievski, Vanderbiest (62' Gadiaga), Butera, Rimbold (46' Serchia), Seker, Kpaka, Kolotilko 

0-1 17' Fassotte 1-1 24' Janssens 2-1 42' Vamesu 2-2 85' Fassotte 

24/5/01 - RWDM - KFC VERBROEDERING GEEL 3-1 

Godart, Oumouri, Vanderbiest, Kargbo, Piron, Gadiaga (81' Rimbold), Butera (89' Karani), Giuntini, Seker, Kpaka, Kolotilko (64' Wuyts) 

1-0 17' Giuntini 2-0 19' Giuntini 3-0 46' Kolotilko 3-1 48' Nsumbu 

27/5/01 - RWDM - KFC TURNHOUT 1-0 

Godart (66' Meyers), Oumouri, Fassotte (86' Salievski), Kargbo, Piron, Gadiaga (65' Serchia), Vanderbiest, Seker, Giuntini, Kpaka, Kolotilko 

1-0 54' Giuntini 

31/5/01 - RAEC MONS - RWDM 1-4 

Meyers, Oumouri, Fassotte, Kargbo (77' Salievski), Piron, Serchia (74' Rimbold), Vanderbiest, Giuntini, Seker, Kpaka (72' Butera), Kolotilko 

0-1 4' Kpaka 1-1 11' Berquemanne 1-2 50' Kpaka 1-3 73' Kolotilko 1-4 79' Giuntini 



COUPE DE BELGIQUE

1er tour - 18/8/00 - RWDM – KFC STROMBEEK 1-1 prol. / 3-4 pens 

Godart, Blanckaert, Sukama, Fassotte, Salievski (46' Vandewalle), Oumouri, Vanderbiest (98' Seker), Butera, Serchia (75' De Broyer), Giuntini, Gadiaga 

1-0 23' Gadiaga 1-1 87' Dos Santos 

in : Fassotte, Giuntini, De Broyer / out : Gadiaga, Butera 






































MATCHES AMICAUX

?/5/2000 RWDM – UR Namur 0-6
arbitres: Pascal Butera, Alain Altenhoven, Olivier Lebbe

15/7/2000 KSK Beveren – RWDM à Wolvertem 2-0

17/7/2000 RFC Knokke – RWDM 2-5

Giuntini 2 Turfanda De Broyer 2

20/7/2000 RWDM – K Lierse SK 0-3

29/7/2000 RWDM – Royale Union SG 1-1

Piron

1/8/2000 RJ Wavre – RWDM 3-4

De Oliveira, Tackey, Serchia, Paquet

2/8/2000 Diegem Sport – RWDM 1-2

Peirera, Ngoran 

9/8/2000 VV Overpelt Fabriek –RWDM 1-3

Gadiaga Giuntini Serchia

14/8/2000 Wallonia Walhain – RWDM 0-3

?/2/2001 RWDM – Dynamo Kutaisi au Sippelberg 0-2





















Le zine crée par le Dikke célébrant la dernière montée.




 

J

G

N

D

P

C

PT

 1.KSK Lommelse FC

34

23

9

2

79

27

78

 2.KFC Turnhout

34

19

12

3

88

44

69

 3.RWDM

34

17

10

7

63

30

61

 4.KFC Verbroedering Geel

34

17

9

8

58

36

60

 5.RAEC Mons

34

16

10

8

50

26

58

 6.KSV Ingelmunster

34

16

7

11

61

49

55

 7.KSV Cercle Brugge

34

14

7

13

51

48

49

 8.KSV Roeselare

34

11

13

10

51

48

46

 9.FC Denderleeuw

34

10

11

13

42

47

41

10.KFC Strombeek

34

9

12

13

47

51

39

11.KFC Dessel Sport

34

9

11

14

44

61

38

12.KFC Heusden-Zolder

34

8

14

12

39

53

38

13.K Maasland Maasmechelen

34

9

10

15

38

60

37

14.KVK Tienen

34

7

16

11

42

53

37

15.RFC Liégeois

34

10

6

18

41

69

36

16.KMSK Deinze

34

9

9

16

34

56

36

17.KFC Eendracht Hekelgem

34

5

9

20

37

69

24

18.KFC Oostende

34

4

11

19

35

68

23

 

J

G

N

D

P

C

P

 1.RWDM

6

3

3

0

12

6

12

 2.KFC Turnhout

6

2

2

2

14

10

8

 3.KFC Verbroedering Geel

6

2

1

3

8

14

7

 4.RAEC Mons

6

1

2

3

7

11

5

2000-2001

 

Joués tot

Buts tot

Joués CH

Joués CB

Joués TF

Buts CH

Buts CB

Buts TF

BLANCKAERT Alain

1/12/1967

3

0

2

1

0

0

0

0

BUTERA Jonathan

14/05/1980

39

3

33

1

5

3

0

0

DE BROYER Kevin

11/10/1982

4

0

3

1

0

0

0

0

DOSUNMU Tosin

15/07/1980

1

0

1

0

0

0

0

0

FASSOTTE Laurent

31/12/1977

39

7

33

1

5

5

0

2

GADIAGA Cheik

30/11/1979

39

8

33

1

4

7

1

0

GIUNTINI Fabio

16/12/1975

35

15

29

1

5

10

0

5

GODART Wilfried

3/06/1972

38

0

33

1

4

0

0

0

KARANI Saïd

16/04/1980

17

0

16

0

1

0

0

0

KARGBO Ibrahim

10/04/1982

32

0

26

0

6

0

0

0

KEITA Abou

6/09/1981

1

0

1

0

0

0

0

0

KERCKHOFS Alexis

16/11/1981

1

0

1

0

0

0

0

0

KOLOTILKO Alexander

10/07/1979

31

13

25

0

6

11

0

2

KPAKA Paul

7/08/1981

32

14

27

0

5

12

0

2

MEYERS Tom

14/04/1981

5

0

2

0

3

0

0

0

NIEUS Kevin

22/06/1982

1

0

1

0

0

0

0

0

OUMOURI Younous

30/08/1975

38

2

31

1

6

2

0

0

PAQUET Vincent

23/03/1981

0

0

0

0

0

0

0

0

PIRON Sébastien

8/02/1979

24

0

24

0

4

0

0

0

RIMBOLD David

9/12/1977

26

8

21

0

5

7

0

1

SALIEVSKI Afrim

10/11/1979

27

0

21

1

5

0

0

0

SEKER Yilmaz

25/01/1979

39

0

32

1

6

0

0

0

SERCHIA Fiorenzo

26/09/1972

22

2

17

1

4

2

0

0

SUKAMA Fami

9/11/1979

7

0

6

1

0

0

0

0

VANDERBIEST Frederik

10/10/1977

39

2

32

1

6

2

0

0

VANDEWALLE Vincent

20/12/1979

1

0

0

1

0

0

0

0

WUYTS Marc

12/09/1967

13

1

12

0

1

1

0

0

own goal

 

 

1

 

 

 

1