1977-1978

Après la bonne saison 76-77, le RWDM avait encore quelques ambitions. Pourtant, durant l’entre saison, plusieurs piliers de l’équipe championne nous quittèrent. A commencer par Jacques Teugels avec qui s’en allait, pour moi, une des principales attractions. Il rejoignit La Louvière qui venait de remonter en D1 après avoir été relégué deux ans plus tôt à cause d’une sombre histoire de corruption (ce qui est, comme tout le monde le sait, extrêmement rare en Belgique…). Son contrat n’ayant pas été reconduit, Kresten Bjerre s’en retourna dans son Danemark natal et Eddy Koens acheva sa carrière chez l’autre promu, le FC Boom.

















Debout : De Visser (entraîneur), Ruiter, Wellens, Wissmann, Alinho, De Sanghere, Martens, Lafont, Olsen, Reygaert, Cordiez, Leonard. Assis : Boskamp, Stroobants, Luyckx, Den Haese, Gorez, Bogaerts, Dumon, Van Haecke, Raes, Buyle.

Mais les transferts qui défrayèrent le plus la chronique furent les “échanges” réalisés avec Anderlecht. Le voisin mauve sentait peut-être que nous pouvions lui faire un peu d’ombre et s’intéressa à plusieurs de nos meilleurs éléments. Le Sporting de St-Guidon a régulièrement agi de la sorte. Il suffit de se remémorer les exemples, quelques années plus tard, de Waregem, du FC Liège ou encore du FC Malines. Déjà, ils essayèrent d’engager le pilier et le symbole du club, Johan Boskamp. Mais ce dernier déclara à qui voulait l’entendre que jamais il ne jouerait au Parc Astrid et qu’il détestait ce club (plus tard, au moment où il y exerça comme entraîneur, il prétendit que ces affirmations étaient des erreurs de jeunesse…).

Mais il y avait d’autres excellents joueurs chez nous. Ainsi, Benny Nielsen et notre inamovible gardien hollandais Nico De Bree passèrent à l’ennemi. Comme il s’agissait d’un échange, Franky Van Haecke et Jan Ruiter parcoururent le chemin inverse. Malgré le fait qu’il n’ait jamais démérité, Van Haecke n’arrivait pas à la cheville de Nielsen, surtout en ce qui concerne son influence dans le jeu. Par contre, Jan Ruiter, dans un style tout à fait différent, fit presque oublier De Bree et défendit nos filets pendant six saisons. Ces transactions démontrèrent surtout que c’était le Sporting mauve qui était le numéro un à Bruxelles, en terme de puissance financière. A ce moment-là, j’eus la désagréable certitude (confirmée par la suite) que le RWDM était bel et bien le numéro deux…Ce que peu de gens savent, c’est que le document de transfert envoyé à l’Union Belge à l’époque n’était pas signé par Nico De Bree lui-même, pour la bonne et simple raison qu’il était en vacances en Yougoslavie à ce moment-là. Précisons que la personne qui signa à sa place le fit avec le consentement de l’intéressé. Voici comment se passa ce transfert. Raymond Goethals, alors entraîneur d’Anderlecht, voulait absolument avoir Nico De Bree dans son équipe. Il en parla au président Van den Stock, qui lui demanda ce qu’il devait alors faire de Jan Ruiter. Goethals lui dit : « Ce que vous voulez, mais débrouillez vous pour avoir De Bree ». Ces propos étaient parvenus jusqu’aux oreilles de Ruiter. Après le tournoi de Paris, remporté par Anderlecht en grande partie grâce à son gardien hollandais, celui-ci alla trouver les dirigeants molenbeekois pour leur proposer ses services. Les parties parvinrent alors à un accord, De Bree fut joint en vacances et accepta de passer au Parc Astrid. N’étant de retour qu’après le 30 juin (date limite de la période de transferts), c’est un dirigeant molenbeekois que je ne citerai pas qui imita sa signature. Un faux donc. Je tiens cette histoire, authentique, d’un ami supporter qui connaissait bien Nico De Bree. Ce dernier la lui révéla quelques années plus tard, en 1980, à l’issue du premier match de championnat contre Winterslag (où il jouait à ce moment-là) après que le Hollandais se soit vu refuser l’accès à la réception d’après-match et menaça de tout « balancer ».

D’autres joueurs furent recrutés. Patrick Gorez, le grand espoir de La Louvière, qui justifia pleinement son engagement durant ses trois saisons passées chez nous; Freddy Luyckx, un jeune tubizien qui allait plus tard devenir un manager bien connu; ainsi que l’international portugais Carlos Alinho, de Benfica. Originaire des îles du Cap-Vert, il débarqua à Bruxelles précédé d’une flatteuse réputation. Jamais il ne la justifia et son apport peut même être qualifié de catastrophique. « Oui, c’était un transfert raté, me confia Robert L’Ecluse. Le transfert s’était négocié à Paris avec les dirigeants de Benfica et j’avais pourtant l’impression que nous avions réalisé une bonne affaire en l’engageant. Erreur! Certains affirmèrent même que nous avions été trompés et qu’il s’agissait en fait de son frère que l’on nous avait refilé. Ce n’était qu’une légende bien sûr (d’après certaines autres de mes sources, c’était bel et bien le cas!). N’empêche, nous avons perdu de l’argent en le revendant à son club un an plus tard, pour nettement moins cher… » Douze fois international portugais, ce grand défenseur central affublé d’une magnifique coiffure « afro » que n’auraient pas renié les Jackson Five ne s’adapta jamais au football belge. En plus, il coûta fort cher au club. Occupant une suite princière dans un hôtel de luxe de la capitale, il se nourrissait exclusivement de crustacés et de homards et ne se déplaçait qu’en taxi. Lorsque la direction, lassée par ses notes de frais exorbitantes, décida de contrôler ses dépenses d’un peu plus près, il ameuta la presse en criant au scandale.














Le Cap-Verdien Alinho : un transfert aussi exotique que raté.

Au plus haut niveau, un autre départ ne passa pas inaperçu : celui d’un de nos deux présidents, Jean Gooris. Jean-Baptiste L’Ecluse devenait ainsi seul maître à bord. Ce n’était un secret pour personne, les deux hommes affichaient parfois de sérieux différents. Avec lui, la composante « Racing White » du club diminuait un encore peu plus. Son départ entraîna aussi celui, plus anecdotique, d’Eddy Merckx, qui était membre du Conseil d’Administration.

Après une nouvelle tournée aux Pays-Bas en guise de reprise, le club fut curieusement invité à Sofia pour jouer contre l’équipe nationale de Bulgarie (défaite 3-1). Le match de gala au Machtens nous opposa cette année-là aux Anglais de Leeds United. Après avoir été menés 0-2 (deux buts contre son camp de Gerard De Sanghere), nos joueurs arrachèrent le match nul 2-2. Mais ce soir-là, le “spectacle” était malheureusement ailleurs. Les terribles supporters de Leeds (qui s’étaient déjà distingués quelques années auparavant lors de la finale de la coupe des Champions au Parc des Princes face au Bayern Munich, ce qui valu une suspension de quatre ans au club du Yorkshire en coupe européenne) provoquèrent des troubles tels que je n’en vis plus jamais de pareils au stade Machtens! La buvette en dessous de la tribune fut pratiquement mise à sac et les incidents se poursuivirent jusqu’en dehors du stade. En 1977, le hooliganisme n’était pas encore une chose très courante chez nous, en tout cas pas avec une telle violence. En Angleterre, cela faisait déjà presque dix ans que ce phénomène prenait de l’ampleur. Ce jour-là, le comportement des fans de Leeds m’avait fort marqué.

Le championnat ne débuta pas de la meilleure manière, avec un nul à Boom. Menant 0-2, les nôtres s’étaient vus rejoindre, Eddy Koens inscrivant le premier but des « Briquetiers ». S’en suivirent une victoire contre l’Antwerp et un nul à Rocourt. Lors du premier derby de la saison, disputé au stade Machtens, le RWDM joua un excellent match et menait par 2-1 lorsque Jean Dockx égalisa à huit minutes de la fin. C’est lors de ce derby que Jan Ruiter fit ses débuts sous la vareuse molenbeekoise. En effet, juste avant la reprise, notre nouveau portier hollandais avait fait une chute de cheval et s’était blessé à l’épaule. C’est Guy Léonard qui avait pris sa place lors des trois premières journées. Le Verviétois joua au FC Liége son dernier match de sa carrière molenbeekoise, qui peut être considérée comme un échec. Pour Ruiter, ses débuts molenbeekois restent un des ses plus mauvais souvenirs footbalistiques. Essentielement en raison de l’attitude d’une grande partie de ses ex-coéquipiers avec qui il avait remporté pas mal de titres. Au mieux, ils l’ignorèrent complètement…














7/9/77 RWDM-Anderlecht (2-2). Le chanteur Dave donne le coup d’envoi du match! / 11/9/79 CS Bruges-RWDM (1-0). Morten Olsen face à notre ancien joueur, Paul Schouppe.

Avant de retrouver la scène européenne, notre équipe enregistra sa première défaite, au Cercle de Bruges. Encore sur son nuage de la magnifique campagne 76-77, notre équipe devait affronter les Ecossais d’Aberdeen. Ce club comptait déjà dans ses rangs quelques piliers de l’équipe qui, sous la houlette d’un certain Alex Ferguson, allait remporter la coupe de vainqueurs de coupe en battant le Real Madrid. Le football « scottish » avait laissé un excellent souvenir au stade Machtens depuis le match contre Dundee, mais lors du match aller, le RWDM disputa un match très moyen à domicile et concéda le nul blanc. Nous avions peine à reconnaître l’équipe qui avait réalisé tant d’exploits la saison précédente. Nos joueurs se reprirent quelque peu en atomisant Charleroi (5-1) mais furent ensuite défaits à Beveren. Avant de nous rendre à Pittodrie pour le match retour, nous recevions Waregem. Exceptionnellement, et pour la première fois, je pris place dans la nouvelle tribune. Alors que nous menions 1-0, Alinho voulut contrôler un ballon de la poitrine dans notre petit rectangle. Ratant complètement son geste, il offrit sur un plateau le but égalisateur à ce renard des surfaces de Rudy Haleydt. C’était cela, Carlos Alinho.… Le retour européen ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Mais dans le Nord de l’Ecosse, le RWDM étonna ses supporters. S’alignant avec un Boskamp diminué (il s’était blessé contre Waregem) mais super-motivé, le RWDM ouvrit la marque par Patrick Gorez. Les « Dons » égalisèrent en fin de match et poussaient tant plus lorsque Willy Wellens, profitant d’une erreur de Willie Miller, nous donna la qualification. Personne ne se doutait à ce moment-là qu’il s’agissait du dernier tour passé par notre club sur la scène européenne.

Sans Boskamp, le RWDM retomba de son nuage européen au Lierse : défaite 5-0, avec un hat trick de Jan Ceulemans! Après un bon match et une victoire 5-2 contre le Beerschot, nous nous étions ensuite inclinés à Winterslag et à domicile contre le Standard.














5/10/77 RWDM-Beerschot (5-2). René Mücher ouvre la marque, mais nos joueurs s’imposeront largement.

L’équipe traversait une mauvaise passe qui allait nous rejeter dans les profondeurs du classement. De Visser semblait résigné et ne parvenait pas à trouver la solution à nos problèmes. Le championnat faisant relâche, nous allions retrouver la coupe d’Europe, épreuve qui semblait transcender le RWDM, entrecoupée par la coupe de Belgique. Notre adversaire n’inspirait qu’une confiance limitée. Les Allemands de l’Est du Carl Zeiss Iéna, s’ils étaient peu connus, constituaient pourtant une redoutable équipe, certes sans beaucoup de génie mais à l’organisation sans faille. Au stade Machtens, le match s’était terminé par un nul, 1-1. Lorsque Willy Wellens ouvrit la marque en fin de première mi-tempns, nous pensions que le plus dur était fait. Mais les Allemands égalisèrent quelques minutes plus tard et le score en resta là. De mauvais augure avant le retour. Cette impression fut confirmée au FC Malinois, descendu en D2. Le RWDM ne se qualifia péniblement qu’après prolongations, Willy Wellens marquant nos trois buts. Lors du retour contre Iéna, derrière ce qui était encore le rideau de fer, le RWDM une partie courageuse où l’arbitre turc Mr Babacan fit tout ce qu’il put pour favoriser les locaux. Après quelques minutes de jeu, Alinho et Topfer se téléscopèrent dans le rectangle. Penalty! Mais, au prix d’une fabuleuse détente dont il avait le secret, Jan Ruiter détourna l’envoi. Peu après, le directeur de jeu refusa un but inscrit sur coup-franc par Johan Boskamp, nous signalant après qu’il était indirect… Peu après l’heure de jeu, Alinho concéda un second penalty, cette fois indiscutable et qui fut transformé. Notre énigmatique Portugais se racheta quelques minutes plus tard en égalisant de la tête. Le score en resta là et les 30 minutes supplémentaires n’ayant rien donné, l’épreuve des tirs au but allait décider de la qualification. Maurice Martens et Eric Dumon loupèrent leurs penalties après une séance crispante (6-5 pour Iéna). Alors qu’un an auparavant, au même stade de la compétition, la même épreuve nous avait souri face au Wisla Cracovie, elle nous fut cette fois fatale…Pour Eric Dumon, il s’agit d’un des plus mauvais souvenirs de sa carrière : “Avant le match, nous avions établi une liste des tireurs. J’étais le septième. Après cinq penalties, la décision n’était pas encore tombée et c’était au tour de Morten Olsen. Mais il se désista car il souffrait de crampes et avait eu toutes les peines du monde à aller au bout des 120 minutes. J’ai voulu tirer en force mais mon envoi n’était pas assez puissant et était mal placé. En plus, le portier local avait bougé avant mon tir et l’arbitre aurait dû me faire recommencer. Mais déjà pendant le match, il avait tout sifflé pour les locaux et là, il n’allait pas nous faire ce plaisir… J’ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds… Mais aucun de mes coéquipiers ne m’a fait le moindre reproche. » Nous quittions donc la Coupe d’Europe sans avoir connu la défaite, pour la deuxième année consécutive. Cela nous faisait une série de 14 matches sans revers, un record belge qui tiendra pendant de longues années.

















Les programmes de Aberdeen-RWDM et Carl Zeiss Iena-RWDM.

Après cette désillusion, il fallait absolument se reconcentrer sur le championnat, où nous filions du mauvais coton. Il semblait clair que notre avenir proche se déroulerait sans Piet De Visser, qui ressemblait de plus en plus à un condamné en sursis. La victoire contre Beringen lui servit de répit mais le déplacement au FC Bruges lui fut fatal. Pourtant, notre équipe n’avait pas livré un mauvais match à l’Olympiapark et était même revenue à 2-2 avant de se faire distancer par les champions dans les dix dernières minutes. Mais la cruelle réalité des chiffres était là : nous étions quatorzièmes avec seulement 12 points.

Devant ce malaise, la direction crut prendre la décision qui s’imposait : le 25/11, après 9 mois d’insuccès en déplacement en championnat, elle limogea Piet De Visser et le remplaça par Alex Horvath. C’était loin d’être un inconnu à Molenbeek. Ce joueur tchécoslovaque, qui était capitaine de son équipe nationale lors de la coupe du monde 1970 au Mexique, joua ensuite au Daring et était depuis lors resté en Belgique. Au moment du départ de De Visser, il entraînait notre équipe réserve. Son premier match à notre tête, contre La Louvière, laissera un amer souvenir. C’est en effet là que la carrière d’Eric Dumon se brisa. A 23 ans, le seul Daringman ayant glané ses galons de titulaires dans l’équipe championne était encore un espoir du football belge et un titulaire indiscutable au RWDM. Il avait même été sélectionné à une reprise dans l’équipe nationale “B”, à Leipzig, face à l’Allemagne de l’Est. Eric Dumon : “En début de deuxième mi-temps, alors que le score était encore de 0-0, je suis monté sur mon flanc droit et lorsque je suis entré dans le rectangle, Michel Wintacq me tackla sévèrement. Aujourd’hui encore, je suis persuadé qu’il ne jouait pas le ballon. En retombant, son genou a heurté mon dos. L’arbitre siffla penalty et ce fut 1-0. Je ne me suis pas rendu compte tout de suite de la gravité de la blessure et je suis remonté au jeu. Une erreur bien entendu. Mais c’était le premier match du nouvel entraîneur et je voulais continuer à jouer. Le lendemain, je ne pouvais plus bouger. Avec des infiltrations, j’ai encore participé à deux matches en tant que remplaçant, mais ce n’était plus possible. Ensuite, pendant des mois et des mois, je suis passé entre les mains de je ne sais combien de médecins et spécialistes de toutes sortes et je suis resté quasiment deux ans sans jouer. Mais je dus me résoudre à l’inévitable : à 25 ans, ma carrière de footballeur au plus haut niveau était terminée, et cela alors que je m’apprêtais à passer footballeur professionnel à plein temps. Aujourd’hui, avec les techniques modernes et le suivi dont les footballeurs bénéficient, j’aurais pu revenir dans le parcours. Mais pas à cette époque-là… J’ai reçu un transfert libre avant la saison 79-80 et je suis parti au Voorwaerts Tirlemont, en Promotion. Mais là non plus, cela n’allait plus…”
















27/11/77 RWDM-La Louvière (2-0). C’est ce match qui mit fin à la carrière d’Eric Dumon au plus haut niveau.

C’est Jean-Paul Den Haese, qui provenait des jeunes du Racing White et qui avait déjà disputé quelques rencontres, qui le remplaça. Une des premières mesures d’Horvath fut de lancer un certain Michel De Wolf dans le bain. Ce jeune Clabecquois de 19 ans, qu’Horvath avait dirigé en équipes de jeunes, n’avait encore jamais été repris dans le noyau de l’équipe première par De Visser. Il s’imposa d’emblée à la place d’Alinho, écarté. Le Portugais allait encore disputer quelques matches au début de 1978, mais il disparut ensuite de la circulation.

Le RWDM remonta quelque peu la pente avec deux victoires (La Louvière et Courtrai) et un nul (à Lokeren). Je me souviens encore très bien de ce match contre Courtrai, disputé sous une pluie battante. Trois fois, notre équipe prit l’avance mais trois fois, les Flandriens revinrent au score par Delamper. Morten Olsen fit 4-3 mais peu après, Johan Vermeersch, seul devant lui, battait Jan Ruiter. Et, alors que le futur entrepreneur de Ternat célébrait déjà son but, comme par miracle, le ballon s’immobilisa dans la grosse flaque de boue qui s’était formée devant la ligne et Ruiter put finalement s’en emparer. J’ai encore cette superbe image en tête. Près de 26 ans plus tard et vu les évènements actuels, elle prend encore une dimension supplémentaire…

Juste avant la trêve, le RWDM toucha le fond lors de la venue de Boom, qui s’était déjà pratiquement résigné à retourner en D2. Sur leur seule contre-attaque de l’après-midi, les Boomois trouvèrent le chemin des filets par Eddy Koens et les nôtres furent incapables de revenir au score face aux onze anversois repliés en défense et qui balançaient tout dans la tribune. Le jour de Noël, le Standard nous élimina en coupe de Belgique au stade Machtens. Philippe Garot marqua contre son camp en début de rencontre mais lors d’une catastrophique deuxième mi-temps, Ruiter dut se retourner à quatre reprises…

















« Le Fan », organe officiel du club jusqu’en 1979. Ici, celui du match RWDM-Standard en coupe de Belgique le jour de Noël 1978.

L’année 1978 débuta par un échec concédé dans les dernières minutes à l’Antwerp, suivi d’une victoire contre Liège, avec un hat-trick d’André Raes, et d’un nul au Parc Astrid.Ce retour à Anderlecht me laisse également un goût amer. Alors que le score était de 0-1 à la mi-temps suite à un but de Morten Olsen et que les locaux n’en menaient pas large, sur un centre venu de la droite, Jan Ruiter, pour son premier retour au Parc Astrid, voulut faire du show. Il s’empara du ballon d’un magnifique saut de carpe…pour finir par le relâcher au moment de retomber à terre. Rensenbrink, à l’affût, marqua là un des buts les plus faciles de sa carrière…

Malgré tout, il restait encore une petite chance d’accrocher in extremis une place en coupe d’Europe. Il s’agissait de gaspiller le moins de points possible. Le RWDM gagna six de ses sept matches suivants, dont trois en déplacement; à Charleroi (sur un but d’André Raes à l’ultime minute), à Waregem et au Beerschot. La seule défaite fut concédée face à Beveren au stade Machtens.













19/2/78 Waregem-RWDM (0-2). André Raes et Franky Van Haecke.

Fin mars, nous devions nous rendre à Sclessin pour un importantissime duel. Hubert Cordiez ouvrit la marque mais le Standard s’imposa finalement 3-1. L’Europe s’éloignait. Trois défaites supplémentaires, à Beringen, contre le FC Bruges et à La Louvière, anéantirent nos derniers espoirs. La saison se clôtura par deux succès, contre Lokeren et à Courtrai. Nous terminions le championnat à la 7ème place, ce qui était alors considéré comme médiocre.

Après le championnat, le RWDM participa durant le mois de mai à la coupe d’Eté (ou coupe Karl Rappan, un joueur et entraîneur autrichien des années 30 qui créa cette épreuve – aujourd’hui, c’est devenu l’Intertoto). Les adversaires étaient Vitesse Arnhem, Troyes et Vérone. Notre club remporta son groupe et un succès de prestige. L’ancien attaquant vedette hongrois d’Anderlecht Atila Ladinsky, une espèce de play-boy aux cheveux longs, participa à plusieurs de ces matches mais, malgré de bonnes performances, le transfert ne se fit pas.

Cette année-là, la coupe du monde disputée en Argentine donna lieu à un évènement qui entra dans les annales de notre club : un de nos joueurs participa à un match de phase finale. Le 11/6/1978, à Mendoza, lors du match Hollande-Ecosse (2-3), Johan Boskamp remplaça Johan Neeskens à la 10ème minute de jeu. Ce sera le seul à représenter notre club sur la scène mondiale. Par la suite, plusieurs de nos anciens joueurs participèrent à la coupe du Monde, mais ils n’étaient plus Molenbeekois à ce moment-là (Van der Elst, De Wolf, Emenalo, Olsen, Sonck ou encore Keshi, entre autres). En ce qui me concerne, je poursuivais ma “brillante” carrière au RWDM… Pendant quelques années, sous l’impulsion de Johan Boskamp, le club organisa des voyages à l’étranger pour ses jeunes. Cette année-là, ce fut une excursion d’un jour au Fantasialand de Brühl, un parc d’attraction près de Cologne. Une fantastique journée pour le gamin que j’étais à l’époque. Ce n’était que le premier d’une série de voyages avec le RWDM. Et il y avait aussi les fêtes de St Nicolas qui se déroulaient dans la salle “Socios”. Il y avait toujours un cadeau pour tout le monde. Je n’ai jamais regretté d’avoir joué au RWDM même si, franchement, j’étais trop court. A la fin, j’en eus un petit peu marre de venir m’entraîner sur un seul terrain en compagnie de 50 autres enfants sans perspective aucune de jouer en équipe représentative. Quelques années plus tard, j’arrêtai le foot après une carrière des plus courtes. Par la suite, j’ai joué de longues années au mini-foot (et je joue encore, malgré mon grand âge et mon embonpoint), ce qui était tout de même plus facile : généralement, les vestiaires sont potables, le terrain est plus petit et puis, il n’y a pas de boue. Et beaucoup de salles ont de belles buvettes. Mais je m’éloigne du sujet...


CLASSEMENT




























CHAMPIONNAT DE BELGIQUE – DIVISION 1 - 1977-1978

17/8/77 - KFC BOOM - RWDM 2-2
Leonard, Dumon, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens, Van Haecke
0-1 15' Gorez 0-2 43' Wissmann 1-2 60' Koens 2-2 89' Redel

20/8/77 - RWDM - R ANTWERP FC 3-1
Leonard, Dumon, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Gorez (64' Wissmann), Wellens, Van Haecke, Cordiez
0-1 59' Thychosen 1-1 68' Wellens 2-1 70' Cordiez 3-1 88' Cordiez

24/8/77 - RFC LIEGE - RWDM 0-0
Leonard, Dumon, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann (83' Den Haese), Wellens, Van Haecke, Cordiez

7/9/77 - RWDM - RSC ANDERLECHT 2-2
Ruiter, Dumon, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Gorez, Wellens, Van Haecke, Cordiez (85' Wissmann)
1-0 49' Wellens 1-1 50' Rensenbrink 2-1 65' Cordiez 2-2 82' Dockx

11/9/77 – KSV CERCLE BRUGGE - RWDM 1-0
Ruiter, Dumon (82' Raes), De Sanghere, Alinho, Den Haese, Olsen, Boskamp (79' Reygaert), Gorez, Wellens, Van Haecke, Cordiez
1-0 76' Kleton

18/9/77 - RWDM - R CHARLEROI SC 5-1
Ruiter, Dumon, Lafont, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Gorez (70' Van Haecke), Wellens, Cordiez (87' Wissmann)
0-1 25' Iezzi 1-1 28' Wellens 2-1 46' Gorez 3-1 51' Wellens 4-1 74' Alinho 5-1 81' Wellens

21/9/77 - KSK BEVEREN - RWDM 2-0
Ruiter, Lafont, De Sanghere, Alinho, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens, Van Haecke, Cordiez
1-0 13' Coninx 2-0 34' Stevens

24/9/77 - RWDM - KSV WAREGEM 1-1
Ruiter, Dumon, De Sanghere, Alinho, Lafont, Olsen, Boskamp, Wissmann (74' Van Haecke), Gorez, Wellens, Cordiez
1-0 45' Cordiez p 1-1 47' Haleydt

2/10/77 - K LIERSE SK – RWDM 5-0
Ruiter, Dumon, Lafont, Alinho, Den Haese, Olsen, Wissmann, Gorez, Wellens (66' Van Haecke), Cordiez, Reygaert
1-0 5' Davidovic 2-0 54' Ceulemans 3-0 65' Ceulemans 4-0 84' Helleputte 5-0 89' Ceulemans

5/10/77 - RWDM - K BEERSCHOT VAV 5-2
Ruiter, Dumon, De Sanghere, Alinho, Martens (46' Den Haese), Lafont, Olsen, Boskamp, Gorez, Van Haecke (60’ Raes), Cordiez
0-1 13' Mücher 1-1 30' Cordiez 2-1 41' Van Haecke 3-1 44' Van Haecke 3-2 53' Lozano 4-2 62' Boskamp 5-2 85' Gorez

9/10/77 - KFC WINTERSLAG - RWDM 1-0
Ruiter, Dumon, De Sanghere, Alinho, Lafont, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Cordiez, Raes
1-0 38' M.Denier

15/10/77 - RWDM - R STANDARD CL 1-2
Ruiter, Dumon, Lafont, De Sanghere, Alinho, Martens (46' Den Haese), Olsen, Boskamp, Gorez, Cordiez, Wellens
0-1 25' Nickel 1-1 50' Cordiez 1-2 80' Nickel

6/11/78 - RWDM - K BERINGEN FC 3-1
Ruiter, Dumon, Lafont, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann (56' Gorez), Wellens, Van Haecke (56' Raes), Cordiez
1-0 25' Cordiez 1-1 56' De Greef 2-1 75' Cordiez 80' Cordiez

20/11/77 - CLUB BRUGGE KV – RWDM 4-2
Ruiter, Dumon, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann (75' Lafont), Gorez, Wellens, Van Haecke, Cordiez
1-0 36' Vandereycken 2-0 52' Leekens 2-1 60' Boskamp 2-2 67' Cordiez 3-2 79' Courant 4-2 86' Cools

27/11/77 - RWDM - RAA LA LOUVIERE 2-0
Ruiter, Dumon, Lafont, De Wolf, Martens, Olsen, Boskamp, Gorez, Wellens, Van Haecke (46' Wissmann), Cordiez
1-0 49' Boskamp p 2-0 51' Gorez

4/12/77 - KSC LOKEREN - RWDM 1-1
Ruiter, Den Haese, Lafont, De Wolf, Martens, Cordiez (46' De Sanghere), Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens
1-0 49' Lubanski 1-1 60' Boskamp

11/12/77 - RWDM - KV KORTRIJK 5-3
Ruiter, Den Haese, Martens, De Sanghere, De Wolf, Olsen, Boskamp, Wissmann (77' Dumon), Gorez, Wellens, Reygaert (46' Raes)
1-0 2' Olsen 1-1 24' Delamper 2-1 35' Wissmann 2-2 39' Delamper 3-2 52' Wellens 3-3 59' Delamper4-3 60' Olsen 5-3 88' Boskamp p

19/12/77 - RWDM - KFC BOOM 0-1
Ruiter, Den Haese (65' Gorez), De Sanghere, De Wolf (14' Dumon), Martens, Lafont, Olsen, Boskamp, Wellens, Raes, Cordiez
0-1 58' Koens

8/1/78 - R ANTWERP FC - RWDM 3-2
Ruiter, Den Haese, Lafont, De Sanghere, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens (75' Raes), Cordiez (57' Alinho)
0-1 8' Gorez 1-1 21' Anderson 2-1 36' Van Genechten 2-2 69' Olsen 3-2 88' Anderson

15/1/78 - RWDM - RFC LIEGE 4-1
Ruiter, Raes, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens, Cordiez
0-1 24' Klinge 1-1 52' Wissmann 2-1 62' Raes 3-1 75' Raes 4-1 81' Raes

21/1/78 - RSC ANDERLECHT - RWDM 1-1
Ruiter, Raes, De Sanghere, Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens, Cordiez
0-1 35' Olsen 1-1 48' Rensenbrink

29/1/78 - RWDM - KSV CERCLE BRUGGE 1-0
Ruiter, Raes, De Sanghere (70' De Wolf), Alinho, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens, Cordiez
1-0 85' Boskamp

5/2/78 - R CHARLEROI SC - RWDM 1-2
Ruiter, Den Haese, Alinho, Martens, Raes, Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens (43' Van Haecke), Cordiez
0-1 68 Van Haecke 1-1 85' Van Toorn 1-2 89' Raes

12/2/78 - RWDM - KSK BEVEREN 0-2
Ruiter, Den Haese, De Wolf, Raes, Martens, Olsen, Wissmann, Gorez, Wellens, Van Haecke, Cordiez
0-1 43' Janssens 0-2 85' Cluytens

19/2/78 - KSV WAREGEM - RWDM 0-2
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Martens, Olsen, Wissmann, Gorez, Wellens, Van Haecke (75' Luyckx), Cordiez
0-1 18' Gorez 0-2 32' Gorez

5/3/78 - RWDM - K LIERSE SK 2-1
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Lafont, Olsen, Boskamp, Wissmann (79' De Sanghere), Gorez, Wellens, Cordiez (79' Luyckx)
1-0 4' Cordiez 2-0 27' Cordiez 2-1 58' Ceulemans

12/3/78 - K BEERSCHOT VAV – RWDM 0-1
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann (78' Lafont), Gorez, Wellens, Cordiez
0-1 70' Wellens

19/3/78 - RWDM - KFC WINTERSLAG 3-0
Ruiter, Raes (82' Van Haecke), Den Haese, De Wolf, Martens, Olsen, Boskamp (83' Lafont), Wissmann, Gorez, Wellens, Cordiez
1-0 9' Cordiez 2-0 20' Boskamp 3-0 32' Cordiez

26/3/78 - R STANDARD CL - RWDM 3-1
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann (75' Lafont), Gorez, Wellens, Cordiez
0-1 22' Cordiez 1-1 30' Nickel 2-1 34' Billen 3-1 75' Nickel

2/4/78 - K BERINGEN FC - RWDM 1-0
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Martens (46' Lafont), Olsen, Boskamp, Wissmann, Gorez, Wellens, Cordiez(75' Luyckx)
1-0 32' Lallo

9/4/78 - RWDM - CLUB BRUGGE KV 0-2
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Lafont, Olsen, Boskamp, Wissmann (83' De Sanghere), Gorez, Wellens (83' Luyckx), Cordiez
0-1 4' Simoen 0-2 87' Volders

16/4/78 - RAA LA LOUVIERE - RWDM 1-0
Ruiter, Raes (73' Luyckx), Den Haese, De Wolf, Lafont, Martens, Olsen, Wissmann (74' De Sanghere), Gorez, Wellens, Cordiez
1-0 65' Perdao

23/4/78 - RWDM - KSC LOKEREN 1-0
Ruiter, Raes, Den Haese, De Wolf, Martens, Luyckx, Olsen, Boskamp (46' De Sanghere), Gorez (75' Lafont), Van Haecke, Cordiez
1-0 49' Gorez

1/5/78 - KV KORTRIJK – RWDM 0-3
Ruiter (72' Bogaerts), Den Haese, De Sanghere, De Wolf, Martens, Olsen, Boskamp, Gorez, Luyckx (66' Raes), Van Haecke, Cordiez
0-1 19' Gorez 0-2 41' Van Haecke 0-3 70' Cordiez

COUPE DE BELGIQUE

1/32 - 28/8/77 - RWDM - RC TIENEN 2-0
Leonard, Dumon (46' Den Haese), Alinho, De Sanghere, Martens, Olsen, Boskamp, Wissmann (46' Reygaert), Cordiez, Wellens, Van Haecke 1-0 69' Alinho 2-0 90' Boskamp

1/16 - 30/10/77 - KV MECHELEN - RWDM 1-3 prol.
Ruiter, Dumon, De Sanghere, Olsen, Martens, Cordiez, Boskamp, Raes (85' Van Haecke), Wissmann, Wellens, Gorez (100' Lafont)
0-1 12' Wellens 1-1 49' Houben 1-2 107' Wellens 1-3 120' Wellens

1/8 – 25/12/77 - RWDM - R STANDARD CL 1-4
Ruiter, Den Haese, De Wolf, Lafont, Martens, Boskamp, Cordiez, Olsen (65' De Sanghere), Wissmann, Gorez (70' Raes), Wellens
1-0 5' Garot og 1-1 49' Riedl 1-2 58' Nickel 1-3 70' Nickel 80' 1-4 Graf


COUPE DE L’UEFA

1/32 aller - 14/9/77 - RWDM - ABERDEEN FC 0-0
Ruiter (46' Leonard), Dumon, De Sanghere, Alinho, Den Haese, Olsen, Boskamp, Cordiez, Gorez, Wellens, Van Haecke (62' Wissmann) arbitre : Bjorck (SUE)

1/32 retour - 28/9/77 -ABERDEEN FC - RWDM 1-2
Ruiter, Dumon, De Sanghere, Alinho, Lafont, Olsen, Boskamp, Cordiez, Wissmann, Gorez, Wellens (84' Reygaert) arbitre : Belmer (FRA)
0-1 47' Gorez 1-1 78' Jarvie 1-2 84' Wellens

1/16 aller – 19/10/77 - RWDM - FC CARL-ZEISS JENA 1-1
Ruiter, De Sanghere, Cordiez, Alinho, Lafont, Olsen, Boskamp, Wissmann (82' Den Haese), Raes, Wellens, Gorez arbitre : Guruceta Muro (ESP)
1-0 37' Wellens 1-1 41' Lindemann

1/16 retour – 2/11/77 - FC CARL-ZEISS JENA - RWDM 1-1 prol, 7-6 pens
Ruiter, Dumon, Olsen, Alinho, Martens, Cordiez, Boskamp, Lafont, Wissmann (62' Gorez), Wellens, Van Haecke (62' Raes) / arbitre : Babacan (TUR)
1-0 62' Lindemann p 1-1 67' Alinho
pens : 1-0 Weise Martens rate 2-0 Topfer 2-1 Cordiez 3-1 Schnuphase 3-2 Boskamp 4-2 Overmann 4-3 Wissmann Lidemann rate 4-4 Wellens 5-4 Sengewald 5-5 Gorez 6-5 Brauer Dumon rate 6-5
















































MATCHES AMICAUX

22/7/77 DWC’36 – RWDM 1-5 Boskamp, Wellens, Van Haecke, Gorez 2
23/7/77 PEC Zwolle – RWDM 1-3 Wellens, Gorez, Boskamp pen
25/7/77 VVV Venlo – RWDM 2-2 Boskamp 2
27/7/77 Bulgarie – RWDM à Sofia 3-1 Gorez
30/7/77 FC Metz – RWDM 2-0
?8/77 RAA La Louvière – RWDM ?
10/8/77 RWDM – Leeds United 2-2 Boskamp, Wissmann

Coupe d’Eté (Coupe Karl Rappan)
6/5/78 Vitesse Arnhem – RWDM 0-2
13/5/78 Hellas Verona – RWDM 1-1 Jansen
17/5/78 RWDM – Troyes AF 2-2 Stroobants, Gorez
20/5/78 RWDM – Hellas Verona 1-0 Boskamp
24/5/78 RWDM – Vitesse Arnhem 5-0 Ladinsky, Van Haecke 2, Gorez, Jansen
27/5/78 Troyes AF – RWDM 0-2 Den Haese, Stroobants
RWDM vainqueur du groupe.
           
    G N P P C P

 1.Club Brugge KV

34

22

7

5

73

48

51

 2.RSC Anderlecht

34

22

6

6

69

24

50

 3.R Standard CL

34

20

9

5

70

33

49

 4.K Lierse SK

34

21

5

8

70

41

47

 5.KSK Beveren

34

15

10

9

45

29

40

 6.K Beerschot VAV

34

12

15

7

59

41

39

 7.RWDM

34

15

6

13

55

46

36

 8.R Antwerp FC

34

13

10

11

44

35

36

 9.KFC Winterslag

34

13

8

13

50

56

34

10.K Beringen FC

34

13

7

14

38

44

33

11.KSV Waregem

34

12

8

14

43

48

32

12.R Charleroi SC

34

12

5

17

40

56

29

13.KSC Lokeren

34

9

10

15

46

46

28

14.RFC Liégeois

34

9

10

15

43

48

28

15.RAA La Louvière

34

9

7

18

29

63

25

16.KV Kortrijk

34

6

12

16

35

53

24

17.KSV Cercle Brugge

34

4

8

22

24

65

16

18.KFC Boom

34

4

7

23

31

88

15

1977-1978

 date

Joués

tot

Buts

tot

Joués

CH

Joués 

CB

Joués 

CE

Buts 

CH

Buts 

CB

Buts

CE

ALINHO Carlos

10/01/1949

24

3

19

1

4

1

1

1

BOGAERTS Guy

8/09/1954

1

0

1

0

0

0

0

0

BOSKAMP Johan

21/10/1948

37

8

30

3

4

7

1

0

CORDIEZ Hubert

5/12/1954

39

16

32

3

4

16

0

0

DELEU Eric

30/01/1960

0

0

0

0

0

0

0

0

DEN HAESE Jean-Paul

13/10/1953

25

0

21

2

2

0

0

0

DE SANGHERE Gerard

16/11/1947

29

0

23

3

3

0

0

0

DE WOLF Michel

19/01/1958

17

0

16

1

0

0

0

0

DUMON Eric

25/05/1954

21

0

16

2

3

0

0

0

GOREZ Patrick

12/07/1955

39

10

33

2

4

9

0

1

LAFONT Alex

14/09/1946

26

0

21

2

3

0

0

0

LEONARD Guy

8/11/1946

5

0

3

1

1

0

0

0

LUYCKX Freddy

17/01/1959

7

0

7

0

0

0

0

0

MARTENS Maurice

5/06/1947

31

0

27

3

1

0

0

0

OLSEN Morten

14/08/1949

41

4

34

3

4

4

0

0

RAES André

12/10/1955

26

4

22

2

2

4

0

0

REYGAERT Yves

6/01/1954

5

0

3

1

1

0

0

0

RUITER Jan

24/01/1946

37

0

31

2

4

0

0

0

STROOBANTS Eric

12/03/1955

0

0

0

0

0

0

0

0

VAN HAECKE Franky

4/09/1954

23

4

19

2

2

4

0

0

WELLENS Willy

29/03/1954

37

11

30

3

4

6

3

2

WISSMANN Karl-Heinz

2/02/1947

35

3

28

3

4

3

0

0

own goal

 

 

2

 

 

 

1

1