1980-1981
Après cette excellente saison ponctuée par notre retour en coupe d’Europe, tout le monde pensait le club définitivement relancé vers les sommets du football belge. Ce sera tout le contraire. Cette saison 1980-1981 restera pour moi un tournant dans notre histoire. Deux évènements décisifs eurent lieu avant même qu’un match ne soit joué. Le 6 juin 1980, Michel Verschueren remit sa démission en tant que secrétaire du RWDM. « Si j’ai quitté le RWDM, c’est parce que le trésorier de l’époque, Ruffin Breynaert, me mettait de plus en plus de bâtons dans les roues. Il voulait tout contrôler et j’en avais assez de cela. Lorsque j’ai annoncé au président L’Ecluse que je voulais partir, j’ai été contacté par Roger Petit du Standard et par Constant Van den Stock d’Anderlecht. Si j’ai choisi Anderlecht, c’est parce que je connaissais déjà ce club pour y avoir travaillé précédemment. Au début, L’Ecluse refusa de me laisser partir mais, finalement, il céda… Après mon départ, je pense savoir que beaucoup de choses ont changé, et pas en bien. Je travaillais au RWDM depuis tôt le matin jusqu’à très tard le soir. On ne s’improvise pas manager d’un club de football professionnel et travailler de 9 à 16, cela ne suffit pas dans ce métier. Je dois aussi préciser que sans Ruffin Breynaert, je serais resté au RWDM, surtout pour le président L’Ecluse, qui était un grand homme. » Selon d’autres des mes sources, ce n’était pas non plus le grand amour entre lui et Johan Boskamp. Ce qui n’empêchera pas Verschueren, plusieurs années plus tard, d’engager Boskamp à Anderlecht à deux reprises en tant qu’entraîneur… Le président d’Anderlecht, Constant Van den Stock, dira par la suite qu’il s’agissait là du meilleur transfert jamais réalisé par Anderlecht. Malgré les pratiques parfois un petit peu limites de Verschueren, il faut bien reconnaître qu’il y a un fond de vérité là-dedans… Mon grand-père garda malgré tout toujours contact avec Verschueren, les premières années du moins. Chaque fois que nous nous déplacions dans l’antre anderlechtois, j’obtenais une invitation par son intermédiaire. C’était toujours cela de pris à l’ennemi! Et grâce à cela, j’allais parfois assister à des matches de coupe d’Europe au Parc Astrid, surtout pour y voir des clubs anglais. Il m’en reste de bons souvenirs (Anderlecht-Aston Villa) et de moins bons (le célèbre Anderlecht-Nottingham Forest arbitré par l’Espagnol uruceta-Muro, sur qui pesèrent bien des années plus tard de lourds soupçons de corruption).
Le départ du manager Michel Verschueren pour Anderlecht coïncida avec le début de notre déclin. / A droite, son « ami » Ruffin Breynaert.
Ce ne fut pas le seul départ vers le Parc Astrid : après quatre excellentes saisons passées sous notre maillot (il ne manqua qu’un seul match officiel), Morten Olsen accompagna Michel Verschueren de l’autre côté de la chaussée de Ninove. Une fois de plus, nos voisins étaient venus chercher chez nous ce qu’ils n’avaient pas chez eux. D’un coup, nous perdions un des organisateurs du club et le pilier de notre défense… Morten Olsen est l’un des plus grand joueurs ayant passé par notre club. Après Anderlecht, il joua au FC Cologne. Il joua 102 matches en équipe nationale danoise. Aujourd’hui, après avoir entraîné l’Ajax, il est le sélectionneur national de son pays. Ceux qui l’on cotoyé au RWDM n’ont pour lui que des éloges. Patrick Gollièrre : « Avec Maurice Martens, Morten Olsen est le meilleur joueur que j’ai rencontré. C’était la grande classe, sur le terrain bien sur, mais aussi en dehors. Au contraire d’un Boskamp, il ne méprisait pas les jeunes. Il était à l’écoute de tous et traitait tout le monde d’égal à égal. De plus, je n’ai jamais rencontré plus grand professionnel que lui. » Les autres départs étaient moins importants. Patrick Gorez, qui n’était plus un titulaire indiscutable, retourna à La Louvière, en D2. Les peu convaincants Danny De Cubber et Hans Erkens s’en allèrent en ayant seulement joué une saison sous nos couleurs, respectivement à Beveren et au MVV Maastricht. Quant à Harry Cnops, qui ne s’était jamais véritablement remis de sa terrible blessure encourue en Espagne en 1978, il partit pour l’Antwerp.
En haut : Boskamp, De Saeyere, Jansen, Dardenne, De Bolle, Susic. Au milieu : Ruiter, Erkens, De Vriese, Gollièrre, Luyckx, Deleu. En bas : Martens, De Kip, Verheecke, Borremans (entraîneur), De Wolf, Cneudt.
Le second évènement qui vint confirmer notre irréversible déclin (et ce n’était certainement pas une coïncidence, mais plutôt une relation de cause à effet) fut la saga qui entoura le transfert de Bernard Verheecke, jeune (23 ans) attaquant du FC Bruges qui venait d’être sacré champion de Belgique. Verheecke signa son contrat mais l’Union Belge refusa d’entériner le transfert. En effet, il manquait la signature de notre secrétaire général, Henri Mabille, sur le document officiel. Une belle preuve de l’incompétence chronique qui commençait à miner le RWDM. Le club fut obligé de louer Bernard Verheecke pour une saison à l’étranger, au Servette de Genève, où il se blessa sérieusement… Cela dit, la décision de l’Union Belge à notre égard était tout de même très dure car les trois parties avaient marqué leur accord.
Le RWDM était tout de même parvenu à engager d’autres joueurs, avec toutes les signatures nécessaires sur les documents… Après avoir passé un an à l’Ajax Amsterdam, Karel Bonsink revint parmi nous. Il réalisera une nouvelle fois une très bonne saison et sera notre meilleur buteur en championnat avec 10 buts. Grâce à la somme rapportée par le transfert d’Olsen, deux autres footballeurs jouissant d’une excellente réputation rejoignirent nos rangs. Le premier était l’international de Lokeren Guy Dardenne. Il justifia pleinement son engagement, tout en étant, paraît-il, un sérieux boute-en-train… Le second, Sead Susic, était ce que l’on appelle un “cas”. Parmi les meilleurs joueurs du FC Liège, était incroyablement doué techniquement. Ce devait être en théorie une excellente acquisition. Il était, pour moi, plus fort que son frère cadet Safet qui réalisera une belle carrière, au PSG notamment. Par contre, il possédait un caractère très difficile. Il n’était pas rare de le perdre de vue pendant plusieurs semaines sans avoir un signe de vie. Sa dernière apparition cette saison-là remontera au mois de janvier, avant de disparaître de la circulation. Et lorsqu’il était présent le dimanche, il paraissait parfois ne pas avoir récupéré d’une semaine assez agitée… Mais lorsqu’il était dans un bon jour et en forme, c’était un régal pour les yeux. En classe pure, ce fut probablement un des joueurs les plus doués à avoir porté notre maillot.
Sead Susic s’apprétant à tirer un coup-franc sous les regards de Bonsink et de Boskamp. Un joueur incroyablement doué, mais qui gâcha sa carrière.
Alain Cneudt se souvient parfaitement de lui : « Susic passait parfois toute la nuit à jouer aux cartes avec ses copains yougoslaves et le lendemain, il n’était pas toujours très frais à l’entraînement. Mais il était très très fort. Je me souviens du match à domicile contre Berchem. J’étais assis sur le banc à ses côtés et il ne semblait pas avoir trop envie de jouer. Le score était de 2-1 en notre faveur et Berchem poussait pour revenir. Notre entraîneur, Jean-Pierre Borremans, lui dit de s’échauffer, ce qu’il fit sans beaucoup de conviction, se contentant de trottiner jusqu’au point de corner et de s’y arrêter pour regarder la suite du match. En montant finalement sur le terrain à 3 minutes de la fin, il ne fit qu’une action. Mais quelle action! Un petit crochet du gauche et un terrible tir du droit dans la lucarne. 3-1, le match était plié. C’était du Susic tout craché… » Un seul mot me vient à l’esprit lorsque je repense à lui : gâchis.
La préparation débuta par un stage en Autriche, à Villach et se résuma essentiellement à deux tournois : celui de Dordrecht (où nous fûmes écrasés 5-0 par les Anglais de Brighton) et le tournoi de Bruxelles, guère plus brillant que l’édition précédente.
L’affiche du tournoi de Bruxelles. Incroyable époque où notre nom figurait aux côtés de grands d’Europe comme le Barca ou le PSV Eindhoven.
Le premier match de championnat avait lieu à domicile contre Winterslag. Sur le plan personnel, ce sera un match particulier. Depuis quelques années maintenant, je passais mes vacances avec mes parents à la côte, à Saint-Idesbald. Mon père avait pris la bonne habitude de revenir à Bruxelles pour assister aux matches à domicile (sur mon insistance bien sûr). Au moment de monter dans la voiture, un garçon de mon âge vêtu d’un superbe t-shirt du RWDM attendait patiemment à côté de la voiture : c’était Thierry Gobbe (qui n’était pas encore connu sous le nom révélateur de Zob). Ayant repéré l’autocollant du RWDM sur la vitre arrière, il avait décidé d’attendre là en se disant que le propriétaire de celle-ci irait probablement au stade Machtens. Une grande amitié venait de naître. Ce soir-là, le RWDM s’imposa 1-0, un but de Freddy Luyckx.
L’affiche du match RWDM-Winterslag du 27/8/80, le jour de la rencontre avec mon ami Zob.
Le championnat débuta plutôt bien pour notre équipe, avec un 12 sur 16. Elle n’avait pas réalisé des performances exceptionnelles mais n’avait connu qu’une seule défaite, concédée dans les dernières minutes au Beerschot. Malheureusement, et pas pour la dernière fois, le déplacement au FC Bruges se passa mal… Malgré un très bon match de nos couleurs, l’arbitre Delsemme prit le parti des locaux, exclut Guy Dardenne et l’équipe locale s’imposa 3-1. Le ressort semblait cassé avec cinq défaites lors des huit matches suivants, dont un 4-0 à Anderlecht (avec un but de Benny Nielsen…). Ce soir-là, un jeune joueur avait fait ses premiers pas en D1 : Patrick Thairet. Cette saison allait voir émerger d’autres joueurs issus de nos classes d’âge ou arrivés très jeunes à Molenbeek : Alain Cneudt, Patrick Gollièrre, Yves De Greef ou encore Franky Van der Elst.
Pendant ce temps-là avait eu lieu notre retour en coupe d’Europe. Le sort ne nous avait pas été clément puisque notre adversaire était le club italien de Torino, qui comptait dans ses rangs des joueurs tels que Francesco Graziani, Sala ou le Hollandais René Van de Korput, tous internationaux. Le match aller avait lieu au stade Machtens. L’après-midi, nous avions été, en compagnie d’Alain Moureaux et de Gianfranco Napoleone, un autre jeune de Molenbeek et compatriote de nos adversaires du soir, faire un petit tour aux alentours du stade. Près de la piscine était parqué un autocar (sans ses occupants) avec une bannière du “Toro” flottant fièrement au vent. Du vent, justement, il y en avait beaucoup ce jour-là et le drapeau se détacha. C’est pile-poil à ce moment-là que surgirent une dizaine de supporters turinois aux mines patibulaires. Croyant reconnaître en nous les auteurs de ce forfait (la chute du drapeau!), ils se mirent à vouloir nous le faire payer en nous faisant passer un très mauvais quart d’heure. Ils commencèrent à nous courir après dans les rues entourant le stade mais notre connaissance des lieux nous permit heureusement de leur échapper… Aujourd’hui encore, quand je pense à eux (et en particulier à un individu qui avait dégainé son couteau!), j’en ai froid dans le dos… Le soir, dans un stade copieusement garni, en présence de nombreux tifosi, le RWDM joua une très bonne première mi-temps, ponctuée par un but de Michel De Wolf juste avant la pause, un superbe tir dans la lucarne. Mais en deuxième période, les Italiens prirent le match en mains et inscrivirent deux buts en sept minutes. 1-2 score final, et notre série de 14 matches sans défaites s’arrêtait là…
Les supporters du « Toro » à l’œuvre derrière le but de Ruiter…
17/9/80 RWDM-Torino. Retour en Europe après deux saisons d’absence. Debout : De Saeyere, Dardenne, De Bolle, Jansen, Ruiter, De Kip. Accroupis : Boskamp, De Vriese, De Wolf, Luyckx, Martens / De Kip dépassé par la défense des « Granata ».
Nous ne nous faisions plus beaucoup d’illusions quant à la qualification. Et pourtant, le miracle faillit se produire au Stadio Comunale. Même si j’allais maintenant plus régulièrement en déplacement, j’étais encore trop jeune aux yeux de mes parents pour me rendre tout seul en Italie. Mais un de mes amis, supporter de longue date, eut la chance d’être présent à Turin. Voici le témoignage de Dimitri à propos de cette fabuleuse expérience et de ce voyage épique :“We go to Torino, we go to Torino, we go to to to to to , Torino” C’est sur cette chanson rythmée que nos deux cars se mirent en route vers l’Italie dès le mardi soir. Nous partîmes du célèbre « Nouveau Daring » après un mémorable apéritif et de bonnes frites-mayonnaises car nous ne savions pas ce qui nous attendait au pays des pâtes et du soleil Les publics des deux cars étaient très différents. Dans le grand car confortable voyagaient une cinquantaine de supporters plutôt « bon enfant », tandis que nous prîmes place dans le second, qui ressemblait davantage à une grosse camionnette qu’à autre chose! Nous embarquâmes nos drapeaux et surtout nos bacs de bières et quelques bouteilles d’alcool. L’ambiance tranchait considérablement d’un car à l’autre et dès le Luxembourg notre camionnette aux sièges en bois était rebaptisée « le car des fous ». Ayant déjà épuisé notre stock liquide, c’est sans une once de culpabilité que nous « pillâmes » une station service du Grand-duché. Devant l’ampleur de nos chants guerriers, les commerçants fermèrent de concert les volets de leurs devantures. Molenbeek! Molenbeek! One team in Brussels , there’s only one team in Brussels< , one team in Brussels Nous étions déchaînés…Dans le car, les skins et les chevelus dont je faisais partie avaient trouvé un bouc émissaire de premier choix, un Anderlechtois avec une écharpe mauve et tout et tout! Equipé de lunettes triple foyer, nous l’avions surnommé « Kenneth » en référence à Brylle qui animait l’attaque des ennemis à l’époque. Nous le bombardâmes de fléchettes en papier, avec des sarbacanes improvisées. Sans se retourner, il croyait que c’étaient des mouches dans le véhicule rendu de plus en plus puant suite aux premiers vomissements et aux…oui on dit toute la vérité…odeurs d’urine dans ce car non équipé de WC!
Après 18 heures de route, nous arrivâmes à Turin. Fenêtres ouvertes, en chantant, évidemment. « Ah qu’ils sont bons quand ils sont cuits les macaronis, les macaronis… », « Torino, Torino, Vaffanculo! ». Très vite, nous fûmes calmés par quelques tifosi qui shootèrent dans le car au premier feu rouge de la ville. Ambiance, ambiance. Escorte bienvenue des carabinieri jusqu’au stade car les supporters de Torino étaient partout, avec des écharpes « Hooligans » et des foulards jusqu’aux yeux avec des pierres dans les mains. Très vite, nous entrâmes dans le légendaire « Stadio Comunale » que partageaient les deux clubs rivaux de la ville, la Juventus et nos acceuillants hôtes.Nous ne savions pas encore qu’après le 1-2 du match aller, nous allions vivre un des plus beaux, intenses, passionnants et …tristes matches de l’histoire légendaire du RWDM.
Dans les rangs du « Toro » sévissait un certain Francesco Graziani. Il allait être notre bourreau. Après quelques minutes, une erreur terrible de notre gardien Jan Ruiter (il laissa stupidement filer un ballon entre ses jambes) nous plongeait en enfer. 1-0, le stade était en folie et nos dernières illusions s’envolaient déjà… Non. Non, car nous égalisâmes à vingt minutes de la fin par Eddy De Bolle (ce brave Eddy ne se doutait certainement pas à ce moment-là qu’il venait d’entrer dans notre histoire en étant le dernier Molenbeekois à inscrire un but en coupe d’Europe). L’espoir revint! Ensuite, un goal parfaitement valable fut annulé pour un hors-jeu complètement imaginaire! Puis un tir terrible d’un Eddy De Bolle survolté s’écrasa sur la latte. On était tout sauf ridicule même si Ruiter gagnait de nombreux duels homme contre homme avec ce satané Graziani! Il se rachetait le bougre et devenait même progressivement notre héros! Le match s’équilibra, les nôtres gagnèrent en confiance et miracle! René Van de Korput, pressé par Robby De Kip, propulsa le ballon au fond de ses filets. La folie s’empara des gradins molenbeekois dont même les plus optimistes n’auraient pas osé parier une lire sur le délire qui nous habitait soudain! Dans le stade turinois, c’était la consternation et la peur. Les nôtres, vaillants et déchaînés, se libérèrent de plus en plus et étaient de plus en plus convaincus de leurs capacités à forcer l’incroyable exploit. Karel Bonsink démontrait toute sa classe et était à deux doigts de la consécration. Toute l’équipe était survoltée et nous, supporters, chantions à tue-tête sans la moindre interruption respiratoire. Et puis…Coup de sifflet de l’arbitre. Prolongations.
Mais après 42 secondes de jeu seulement, catastrophe. Sead Susic se faisait déposséder du ballon par ce diable de Graziani qui en profitait pour lober Jan Ruiter, légèrement trop avancé. Mais nos valeureux molenbeekois ne s’avouaient pas vaincus. Un seul petit but, et c’était la qualification.Nico Jansen donnait tout ce qu’il avait dans le ventre. Une fois, deux fois, nous crûmes à l’exploit, mais non… Malgré tous nos efforts, le score demeurait bloqué à 2-2. Injustice du sport mais merveilleux Molenbeekois! Ils nous avaient fait rêver comme jamais. Fiers et tristes, nous quittâmes le vieux Stadio Comunale, ses fumigènes inodores et ses arrogants supporters. Jamais ils n’oublieront ces quatre lettres magiques : R.W.D.M. Car au fond de leur âme, les supporters turinois savaient que les vaillants joueurs Molenbeekois auraient mille fois mérité la qualification pour leur audace et leur courage. Le retour en car fut plus calme. Entre les chopes et les alka-seltzer, nous refîmes le match à chaque kilomètre, déçus mais tellement heureux d’avoir assisté à une des plus belles rencontres de l’histoire de notre merveilleuse équipe. Quelques derniers verres au Nouveau Daring et puis deux nuits de sommeil bien mérité
Souvenirs, souvenirs. Nostalgie. Pincements au cœur. Regrets. Joies. Communion entre joueurs et supporters. Ces images, ce voyage m’accompagneront jusqu’à ma dernière demeure comme des moments immortels. C’est ça au fond la magie, le caractère unique du Racing White Daring de Molenbeek et nulle part ailleurs
Aux deux Thierry, aux deux Eric, et à tous mes potes rouge, blanc et noir qui aiment bien un bon verre à la main... »
Magnifique témoignage de ce supporter de toujours!
.
Le premier but du match : Jan Ruiter laisse passer le faible tir de D’Amico entre ses jambes… Notre gardien hollandais se rattrapera en arrêtant tout…ou presque.
Graziani lobe Ruiter : le but de notre élimination imméritée…
Pour la première fois de notre histoire, nous n’étions pas parvenu à passer de tour européen. Il nous faudra attendre 16 ans avant de goûter à nouveau aux joies de l’Europe. Le RWDM était passé proche de l’exploit et sur l’ensemble des deux matches, il aurait probablement mérité de se qualifier. Mais les problèmes entre Boskamp et Borremans étaient déjà bel et bien une réalité. Patrick Gollièrre se souvient d’une anecdote qui eu lieu avant la rencontre à Turin : « Nous logions dans le même hôtel que l’équipe nationale belge à l’Europeo 80. La veille, lors du repas du soir, Boskamp arriva très en retard. Borremans lui signifia que cela allait lui coûter 5.000 francs, tarif habituel pour les retards. Là dessus, Boskamp commença à le prendre à partie. Il faut savoir que quelques mois auparavant, la presse avait surnommé Borremans « Le Magicien ». Or, à l’époque, il y avait un show de magie à la télévision hollandaise animé par un certain « Tita Toovenaar » (« Tita le magicien »). Boskamp, à qui la notoriété naissante de Borremans faisait de l’ombre, le surnomma donc « Tita » par dérision. Et lui fit sentir en des termes bien sentis qu’il n’était pas grand chose. L’amende monta jusqu’à 20.000 francs, qu’il ne paya probablement jamais. Ce jour-là, la plupart des joueurs étaient outrés par l’attitude de Boskamp. Les anciens ne disaient pas grand-chose, mais parmis les jeunes, beaucoup étaient révoltés. Borremans étaient un bon entraîneur et ne méritait pas pareil traîtement. Quelques semaines plus tard, il allait passer à la trappe… »
Mais revenons au championnat. Le RWDM continuait à aligner des résultats en dent de scie. Il revenait régulièrement bredouille de ses déplacements et il paraissait évident que Jean-Pierre Borremans ne ferait plus de vieux os au stade Machtens. Seule lueur dans la grisaille, le RWDM avait atteint les quarts de finale de la coupe de Belgique. Contre des adversaires hiérarchiquement inférieurs, notre équipe avait quand même éprouvé toutes les peines du monde à se qualifier. Au Stade Louvain, nous n’avions émergé que dans le dernier quart d’heure. Au tour suivant, nous affrontions pour la première fois de notre histoire un petit club bruxellois qui gravissait petit à petit les échelons. Encore en D2 à ce moment-là, le Racing Jet de Bruxelles évoluait dans le « petit Heysel », annexe du stade national. Petit, ce stade l’est vraiment. Ce jour-là, il était rempli aux ¾ de Molenbeekois qui assistèrent à une rencontre riche en rebondissements. Alors que nous menions par 1-3, les locaux étaient parvenus à revenir au score et forcer les prolongations. Heureusement, Guy Dardenne assura l’essentiel, la qualification. Quelques jours plus tard, lors d’un autre derby, au Parc Astrid cette fois, notre équipe s’inclina lourdement par 4-0. C’est lors de cette rencontre qu’un certain Patrick Thairet fit ses débuts en équipe première.
9/11/80 Anderlecht-RWDM (4-0). Willy Geurts inscrit le dernier but anderlechtois devant Jan Ruiter.
A la mi-parcours, le RWDM était en milieu de classement. Borremans tint encore quelques semaines. L’année 1981 avait débuté par une nouvelle qualification en coupe, beaucoup plus facile celle-ci, 5-1 contre Beringen. Mais après, les résultats irréguliers reprirent de plus belle. Le match de championnat contre cette même équipe de Beringen allait se révéler fatal à Borremans. Ce jour-là, le RWDM livra une partie d’une incroyable médiocrité contre un adversaire qui l’était tout autant et que nous avions écrasé peu avant. Le public molenbeekois, particulièrement remonté pour l’occasion, fut sans pitié. Je me souviens que plusieurs supporters jetèrent leur écharpe sur le terrain, de dépit, jurant qu’on ne les y reprendrait plus. Quelques heures après la rencontre, Borremans était limogé. Gageons que Boskamp n’était pas mécontent… Pour le remplacer, plusieurs noms étaient avancés : Urbain Braems (encore), Raymond Goethals (en vieux sympathisant du club) et même Robert Waseige. Mais le choix de Johan Boskamp s’appelait Cor Brom, l’entraîneur, hollandais bien sûr, de Waterschei. Brom était cependant encore sous contrat avec le club genkois, qui refusa de le libérer. Boskamp accepta d’assurer l’intérim de joueur-entraîneur jusqu’en fin de saison. Sur le banc, c’est Guillaume Patry, l’entraîneur des réserves, qui occupait officiellement les fonctions de coach.
Pour le premier match avec Boskamp aux commandes de l’équipe, le RWDM recevait le Lierse en quarts de finale aller de coupe de Belgique. A l’issue d’une partie très disputée, nous nous étions imposés par un seul petit but, œuvre de Nico Jansen. Cela risquait d’être un peu juste pour le déplacement chez les « Pallieters ».
22/2/81 RWDM-Lierse (1-0). Nico Jansen inscrit de la tête notre seul but lors du quart de finale aller de la coupe.
Le match de championnat suivant se solda par une défaite 5-3 à Lokeren, sans Boskamp, suspendu. L’arrivée de ce dernier à la tête de l’équipe eut pour conséquence que le groupe de joueurs se vit imposer une plus grande discipline. Ce qui ne se fit pas sans mal pour certains. Alain Cneudt : « A l’époque, il y avait quelques fameux sorteurs, comme De Vriese, Jansen et surtout Dardenne. Après ce match à Lokeren, qui avait eu lieu un samedi soir, nous étions plusieurs à être sortis toute la nuit. Mais Boskamp avait prévu un décrassage le dimanche matin. Certains étaient arrivés directement au stade sans passer par chez eux! Ce jour-là, j’en ai vu qui étaient malades sur le terrain… » Cependant, le progrès paraissait sensible. Contre le FC Bruges, le RWDM aurait dû s’imposer mais Jan Ceulemans avait égalisé à l’ultime minute. Vint ensuite le retour en coupe au Lierse. L’équipe locale mena rapidement par 2-0 mais après l’exclusion de Boskamp, Guy Dardenne inscrivit, à dix minutes du terme sur penalty, ce que tout le monde croyait être le but de notre qualification. Hélas, le Lierse scora à nouveau, mettant une nouvelle fois un terme à nos rêves de gloire dans cette compétition maudite. Entre temps, Waterschei avait limogé Cor Brom et Boskamp dirigea son dernier match à…Waterschei justement (victoire 0-2). Il était évident pour pas mal de monde que Brom était l’homme de Boskamp. Pourtant, c’était un bon entraîneur, comme me l’ont confirmé plusieurs joueurs de l’époque. C’était un pur produit de l’école hollandaise, qui privilégiait la technique sur la force physique.
Pour son premier duel avec Brom aux commandes, le RWDM recevait Anderlecht. Le derby tourna presque au combat de rue et il n’y eut pratiquement aucun spectacle. 0-0 sur toute la ligne. Mais l’équipe pouvait encore se qualifier pour la coupe d’Europe. Les résultats n’étaient pas extraordinaires mais il y avait une amélioration. Parfois la manière était même nettement convaincante, comme lors de cette victoire presque en surclassement contre le Standard. Le score de 2-0 en faveur de nos couleurs ne reflétait que faiblement notre domination. Lors de cette partie, Nico Jansen inscrivit un but d’anthologie, une superbe « bicyclette », comme diraient nos amis français.
4/4/81 RWDM-Standard (2-0). Le spectaculaire premier but de Nico Jansen.
A deux journées de la fin, nous nous déplacions à Winterslag pour y disputer un match décisif. Les Limbourgeois, dirigés par Robert Waseige, étaient la révélation de la saison et n’allaient pas laisser passer leur chance de décrocher une historique qualification européenne. Le RWDM avait pourtant ouvert la marque en début de rencontre mais Winterslag finit par s’imposer dans les dernières minutes. Score final, 3-1. Pendant que les joueurs et sympathisants locaux faisaient la fête, nous regagnions Bruxelles la tête basse, humiliés. J’étais effondré. Je n’acceptais pas d’être privé de coupe d’Europe par un club de cette envergure. Mais, et je commençais à m’en faire une raison, nous étions véritablement en train de devenir un club très moyen… En définitive, nous terminions 7èmes, position décevante à l’issue d’une campagne pour le moins chaotique…C’était aussi une des dernières fois que l’Europe avait été si proche. Cela n’allait plus se représenter avant de très longues années.
Il y eut aussi la naissance d’un tournoi international pour jeunes de 14 à 16 organisé par le RWDM. Pendant quelques années, à Pâques, nous eûmes l’occasion de découvrir de futures stars du football européen. La première édition rassemblait des noms célèbres : Real Madrid, Inter Milan, Bayern Munich, Celtic Glasgow, AS Saint-Etienne, FC Cologne, PSV Eindhoven et le RWDM bien sûr. Si ma mémoire est bonne, c’est le FC Cologne qui inscrivit son nom en tête du palmarès, mais je n’en suis plus certain…
CLASSEMENT
CHAMPIONNAT DE BELGIQUE – DIVISION 1 – 1980-1981
27/8/80 - RWDM - KFC WINTERSLAG 1-0
Ruiter, De Vriese, De Saeyere, De Wolf, Martens, De Bolle, Boskamp, Dardenne, Luyckx, Jansen, Susic
1-0 16' Luyckx
3/9/80 - K LIERSE SK - RWDM 2-2
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Bonsink (80' De Bolle), Boskamp, Dardenne, Luyckx, Jansen (80' Gollièrre), De Kip
0-1 21' De Kip 0-2 25' Bonsink 1-2 50' Janssens 2-2 80' Janssens
7/9/80 - R ANTWERP FC - RWDM 0-2
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Boskamp, Dardenne, Bonsink, Jansen, De Kip, Luyckx
0-1 42' Ipermans og 0-2 51' Dardenne
14/9/80 - RWDM - KV KORTRIJK 1-0
Ruiter, De Vriese (82' De Bolle), De Wolf, De Saeyere, Martens, Dardenne, Bonsink, Boskamp, Susic, Luyckx, De Kip
1-0 32' De Vriese
21/9/80 - K BEERSCHOT VAV - RWDM 1-0
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Bonsink, De Bolle;Dardenne, Luyckx, Jansen (66' Gollièrre), De Kip (40' Cneudt)
1-0 84' Schouwenaar
28/9/80 - RWDM - RFC LIEGE 2-1
Ruiter (50' Deleu), De Vriese, De Wolf, De Saeyere (70' De Bolle), Martens, Bonsink, Boskamp, Dardenne, De Kip, Luyckx, Susic
0-1 10' Binet 1-1 69' Dardenne 2-1 83' De Kip
4/10/80 - K BERINGEN FC - RWDM 1-1
Ruiter, De Vriese, De Saeyere, De Wolf, Cneudt, Bonsink, De Bolle, De Kip, Luyckx, Susic, Dardenne
1-0 38' Van Arwegen 1-1 75' De Kip
12/10/80 - RWDM - KSC LOKEREN 3-1
Ruiter, De Vriese, De Saeyere, De Wolf, Martens, De Bolle, Bonsink, Dardenne, Luyckx (82' Cneudt), Jansen, De Kip
1-0 33' Dardenne 1-1 49' Gudjohnson 2-1 52' Bonsink 3-1 65' De Bolle
19/10/80 - CLUB BRUGGE KV - RWDM 3-1
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Dardenne, Bonsink, Luyckx, Jansen, De Kip (49' Cneudt)
1-0 24' Ceulemans 2-0 49' Ceulemans 2-1 53' Bonsink 3-1 56' Meeuws
26/10/80 - RWDM - SK WATERSCHEI THOR 3-2
Ruiter, De Vriese, De Wolf, Gollièrre, Martens, Bonsink, Susic, Luyckx, Jansen, Dardenne, De Bolle
1-0 31' Dardenne 2-0 44' Susic 3-0 49' Jansen 3-1 53' Grundel 3-2 89' Surinckx
9/11/80 - RSC ANDERLECHT - RWDM 4-0
Ruiter, Thairet (80' Gollièrre), De Wolf, De Vriese, Martens, Bonsink, De Bolle, Cneudt, Luyckx, Susic, De Kip
1-0 12' Nielsen 2-0 26' Vercauteren 3-0 66' Geurts 4-0 81' Geurts
16/11/80 - RWDM - KSV WAREGEM 0-1
Ruiter, De Vriese, De Wolf, Boskamp, Martens, Thairet, De Bolle, Bonsink, Jansen, De Kip (75' Cneudt), Luyckx
0-1 Veyt p (1ère mi-temps)
22/11/80 - R STANDARD CL - RWDM 3-2
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens (69' Thairet), Bonsink (75' De Greef), Boskamp, De Bolle, Luyckx, Jansen, De Kip
1-0 33' De Matos 2-0 58' Sigurvinsson 3-0 62' Wellens 3-1 72' De Vriese 3-2 82' Thairet
30/11/80 -RWDM - KAA GENT 1-0
Ruiter, De Vriese, De Saeyere, De Wolf, Martens, Thairet (89' De Greef), Boskamp, De Bolle, Luyckx (81' Jansen), De Kip, Dardenne
1-0 40' De Vriese
7/12/80 - KSK BEVEREN - RWDM 3-0
Ruiter, De Vriese, De Greef (73' Thairet), De Saeyere, De Wolf, De Bolle, Boskamp, Dardenne, De Kip, Luyckx, Jansen
1-0 20' Albert 2-0 68' Albert p 3-0 89' Weirauch
14/12/80 - RWDM - K BERCHEM SPORT 3-1
Ruiter, Martens, De Saeyere, De Wolf, Boskamp, Dardenne, De Bolle, Luyckx, Jansen, De Kip, Thairet (87' Susic)
1-0 35' Luyckx 2-0 37' De Bolle 2-1 81' De Ruyter 3-1 89' Susic
11/1/81 - KSV CERCLE BRUGGE - RWDM 4-2
Deleu, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Luyckx (60' Thairet), Boskamp, Susic, De Bolle (60' De Kip), Dardenne, Jansen
1-0 43' Simoen 2-0 51' Skov 3-0 55' Simoen 3-1 72' Boskamp 4-1 83' Schepens 4-2 84' Susic p
18/1/81 - RWDM - R ANTWERP FC 2-1
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Boskamp (60' Thairet), Susic (71' Van der Elst), De Kip, Jansen, Dardenne
1-0 15' Boskamp 2-0 22' Jansen 2-1 65' Heerwegh
26/1/81 - KV KORTRIJK - RWDM 0-3
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Bonsink, Boskamp, De Bolle, De Kip, Dardenne, Jansen
0-1 39' Bonsink 0-2 70' Dardenne 0-3 78' Bonsink
2/2/81 - RWDM - K BEERSCHOT VAV 1-1
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Luyckx (46' Thairet), Boskamp, De Bolle, Bonsink, Jansen,
Dardenne
1-0 3' De Vriese 1-1 26' Gzil
8/2/81 - RFC LIEGE - RWDM 1-0
Ruiter, Luyckx, De Wolf, De Saeyere, Martens, Thairet, Boskamp, De Bolle, Bonsink, Dardenne, Jansen (65' Van der Elst)
1-0 45' Binet
14/2/81 - RWDM - K BERINGEN FC 0-1
Ruiter, De Bolle, De Wolf, De Saeyere, Martens (46' Cneudt), Thairet, Boskamp, Bonsink, Luyckx, Jansen (75' De Greef), Dardenne
0-1 66' Russo p
1/3/81 - KSC LOKEREN - RWDM 5-3
Ruiter, De Greef, De Wolf, De Saeyere, Cneudt (46' Thairet), Bonsink, Van der Elst, De Bolle, De Kip, Luyckx (81' Devries), Dardenne
1-0 10' Mommens 1-1 17' De Kip 2-1 18' Larsen 3-1 25' Lubanski 4-1 31' Larsen 4-2 35 'Dardenne 4-3 40' Bonsink 5-3 81' Lubanski
8/3/81 - RWDM - CLUB BRUGGE KV 2-2
Ruiter, De Vriese (82' De Greef), De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Bonsink, Boskamp, Dardenne, Jansen (21' Luyckx), De Kip
1-0 10' Jansen 1-1 31' Kupiainen 2-1 61' De Bolle 2-2 90' Ceulemans
15/3/81 - SK WATERSCHEI THOR - RWDM 0-2
Ruiter, De Vriese, Martens, De Saeyere, De Wolf, Boskamp, Dardenne, De Bolle, Bonsink (83' De Greef), Jansen (88' Luyckx), De Kip
0-1 75' Bonsink 0-2 88' Jansen
21/3/81 - RWDM - RSC ANDERLECHT 0-0
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, De Bolle, Martens, Boskamp, De Kip, Bonsink, Jansen, Dardenne
29/3/81 - KSV WAREGEM - RWDM 2-0
Ruiter, De Greef, De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Dardenne, Boskamp, Bonsink, Jansen, De Kip (77' Luyckx)
1-0 35' Haleydt 2-0 88' M.Millecamps
4/4/81 - RWDM -R STANDARD CL 2-0
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Van der Elst, Bonsink, De Kip, Dardenne, Jansen
1-0 11' Jansen 2-0 55' De Bolle
12/4/81 - KAA GENT - RWDM 2-1
Ruiter, De Vriese, De Greef, De Wolf, Martens, De Bolle, Boskamp, De Kip, Luyckx (74' Van der Elst), Dardenne, Bonsink
0-1 31' Luyckx 1-1 33' Koudijzer 2-1 90' Cordiez
15/4/81 - RWDM - KSK BEVEREN 1-1
Ruiter, De Vriese, Martens, De Saeyere, Boskamp, Dardenne, De Bolle, Jansen, Bonsink, De Kip (67' Luyckx),
De Greef
1-0 4' De Vriese 1-1 48' Jaspers
26/4/81 - K BERCHEM SPORT - RWDM 1-3
Ruiter, Martens, De Saeyere, De Wolf, Boskamp, Dardenne, De Bolle, Luyckx (80' De Kip), Jansen, Bonsink, De Greef
0-1 30' Bonsink 0-2 66' Jansen 0-3 73' Bonsink p 1-3 80' Crockaerts
3/5/81 - RWDM - KSV CERCLE BRUGGE 2-2
Ruiter, De Vriese, Martens, De Saeyere, De Wolf, Boskamp, Dardenne, De Bolle, Luyckx, Jansen, Bonsink,
0-1 49' Hinderyckx 0-2 63' Hinderyckx 1-2 66' Bonsink 2-2 86' Jansen
10/5/81 - KFC WINTERSLAG - RWDM 3-1
Ruiter, De Vriese, Martens, De Saeyere, De Wolf (46' De Greef), Boskamp, Dardenne, De Bolle, Luyckx, Jansen (26' De Kip), Bonsink
0-1 4' Jansen 1-1 34' Berger 2-1 73' Thijs 3-1 80' Berger p
17/5/81 - RWDM - K LIERSE SK 2-1
Ruiter, De Vriese, Martens, Van der Elst, De Wolf, Boskamp, Dardenne, De Bolle, De Kip, Thairet, De Greef
1-0 62' De Vriese 2-0 75' Boskamp 2-1 78' Hellepute
COUPE DE BELGIQUE
1/32 - 31/8/80 - STADE LEUVEN - RWDM 2-4
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, Bonsink, Boskamp, De Bolle (75' De Kip), Luyckx, Susic (75' Jansen), Dardenne
0-1 23' Susic 0-2 35' De Vriese 1-2 58' Hermans 2-2 69' Vranckx 2-3 75' De Kip 2-4 85' Jansen
1/16 – 3/11/80 - RC JET BRUXELLES - RWDM 3-4 prol.
Ruiter, De Vriese, De Saeyere (48' Bonsink), De Wolf, Martens, De Bolle, De Kip, Luyckx, Jansen, Dardenne, Susic (89' Gollièrre)
0-1 5' Demeurisse og 1-1 7' Gratton 1-2 46' Jansen 1-3 57' Bonsink 2-3 65' Gratton 3-3 81' Gebauer 3-4 106' Dardenne
1/8 - 4/1/81 - RWDM - K BERINGEN FC 5-1
Ruiter (75' Deleu), De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Boskamp, Susic, Luyckx (65' De Kip), Jansen, Dardenne
0-1 20' François 1-1 24' Susic 2-1 25' Jansen 3-1 40' Boskamp 4-1 49' Jansen 5-1 75' Jansen
1/4 aller - 22/2/81 - RWDM - K LIERSE SK 1-0
Ruiter, De Greef (65' Thairet), De Saeyere, De Wolf, Cneudt, De Bolle, Boskamp, De Kip, Dardenne, Jansen, Bonsink
1-0 25' Jansen
1/4 retour – 11/3/81 - K LIERSE SK - RWDM 3-1
Ruiter, De Vriese, De Saeyere, De Wolf, Martens, De Bolle, Dardenne, Boskamp, Bonsink, De Kip, Jansen
1-0 7' Bosch 2-0 35' Vandenbergh 2-1 80' Dardenne p 3-1 84' Rapolder
COUPE DE L’UEFA
17/9/80 - 1/32 aller - RWDM - AC TORINO 1-2
Ruiter, De Vriese, De Wolf, De Saeyere, Martens, De Bolle, Boskamp, Dardenne (80' Cneudt), Luyckx, Jansen, De Kip / arbitre : Partridge (ENG)
1-0 42' De Wolf 1-1 62' Mariani 1-2 69' Graziani
2/10/80 - 1/32 retour - AC TORINO - RWDM 2-2 prol
Ruiter, De Vriese, De Saeyere, De Wolf, Martens, De Bolle, Boskamp, De Kip (116' Cneudt), Luyckx, Susic, Dardenne (77' Jansen) / arbitre : Linemayer (AUT)
1-0 3' D'Amico 1-1 69' De Bolle 2-2 80' Van de Korput og 2-2 91' Graziani
MATCHES AMICAUX
7/81 Ouddorp – RWDM 1-6
Luyckx 2, Jansen, De Kip, Susic, Dardenne
7/81 Austria Klagenfurt – RWDM 1-2
Dardenne, Boskamp
7/81 Udinese – RWDM ?
7/81 Sankt Veit – RWDM ?
Tournoi de Dordrecht
5/8/80 Brighton and Hove Albion – RWDM (demi-finale) 5-0
8/8/80 DS’79 Dordrecht – RWDM (consolation) 3-3
Dardenne, Susic, Jansen
11/8/80 Stade Brainois – RWDM 2-8
Jansen 4, Andries 3, Luyckx
Tournoi de Bruxelles 1001 au Heysel
12/8/80 RWDM – FC Barcelona (demi-finale) 1-2
13/8/80 RWDM – PSV Eindhoven (consolation) 1-3
Dardenne
18/8/80 FC Utrecht – RWDM 4-0
31/12/80 RWDM – La Forestoise 2-1
Jansen 2