1983-1984

Vu le contexte de récession économique dans lequel baignait notre club, la saison 82-83 avait somme toute été encourageante. Beaucoup de nos jeunes avaient laissé entrevoir de belles promesses et certains faisaient déjà partie du paysage footbalistique belge. Jean Dockx, pour sa première expérience en tant qu’entraîneur, avait réussi un championnat honnête et j’étais persuadé qu’avec lui, nous pouvions encore aller de l’avant. Hélas, Dockx ne resta qu’une seule saison à Molenbeek. L’Antwerp, qui venait de terminer 3ème, l’attira et la perspective de jouer la coupe d’Europe constitua certainement un facteur décisif lors de son choix. Beaucoup de supporters déploraient ce départ, tout comme les joueurs. Yves De Greef : “Le RWDM n'a pas su garder assez longtemps le regretté Jean Dockx. Je suis sûr qu'avec lui, le club et les jeunes, dont je faisais partie, avaient tout à gagner…” Pour le remplacer, le choix de la direction se porta sur… Johan Vermeersch, qui mettait par la même occasion fin à sa carrière de joueur. Vermeersch était un bourreau de travail et mettait beaucoup l’accent sur la condition physique lors de ses entraînements. Au stade, il faisait courir les joueurs jusqu’en haut de la tribune. Robert L’Ecluse se souvient de cette époque : « Nous avions organisé un stage à la Mer du Nord avant la saison car Vermeersch pouvait faire grimper les dunes en courant aux joueurs… C’était assez étonnant.» Vermeersch, qui avait déjà sa boîte de construction, promettait parfois certaines primes de victoire supplémentaires pour encore plus motiver ses joueurs, qu’il payait de sa poche! Souvent, et c’était déjà le cas du lors de sa dernière saison en tant que joueur, il invitait tout le monde au restaurant. Plusieurs joueurs qui l’on cotoyé à cette époque-là me confirmèrent qu’il était prêt à tout pour réussir. Rien n’a changé donc.












Notre nouvel entraîneur et ancien joueur Johan Vermeersch au tableau noir.

Cette saison-là, tous les éléments d’expérience du noyau avaient quitté le club! A commencer par un authentique monument du club et du football belge. Maurice Martens, le dernier rescapé au RWDM du titre de 1975, après trois saisons passées au Racing White et dix au RWDM, raccrocha les crampons et quitta par la même occasion le monde du football pour se consacrer à plein temps à son magasin d’articles de sport (qu’il a d’ailleurs toujours) à Alost. Pour Yves De Greef, c’était un Grand Monsieur :” Le joueur que j'ai le plus apprécié est sans aucun doute Maurice Martens. Il était l'exemple à suivre en raison de ses qualités de joueur et de son caractère à toute épreuve mais aussi par ses qualités humaines exceptionnelles. Je pense qu'il a aidé et soutenu pas mal de jeunes qui arrivaient dans le noyau de première.” D’autres étaient en fin de carrière et avaient choisi de descendre d’un ou de plusieurs échelons dans la hiérarchie. René De Saeyere, qui n’avait plus beaucoup joué en 82-83, partit à Berchem Sport et Nico Jansen rejoignit le SK Londerzeel, en promotion. Nico Jansen était resté 5 saisons chez nous, inscrivant 63 buts en 153 matches, ce qui en fait le 4ème buteur de l’histoire du club. Il possédait un caractère assez particulier, comme s’en souvient Alain Cneudt : “Parfois, pendant les matches où cela ne tournait pas très rond pour nous et lors desquels il ne recevait pas beaucoup de ballons, il prenait nos adversaires à témoin : “Regardez avec quels mauvais je suis obligé de jouer! Que voulez-vous que je fasse avec ça?” Inutile de dire qu’en entendant cela, notre match était fichu… En dehors du terrain, ce n’était pas triste non plus et j’ai encore le souvenir de virées mémorables en sa compagnie.” Jan Ruiter, à 37 ans, nous quitta, mais pour la D1, au Beerschot, qui allait nous jouer de bien mauvais tours cette saison-là… Suite à son départ, Eric Deleu, arrivé au club du Vigor Beringen depuis quelques années déjà, allait enfin recevoir sa chance. Au cours de sa dernière saison molenbeekoise, Jan Ruiter avait dû faire face à la concurrence de plus en plus féroce de Deleu : « Il voulait absolument jouer et utilisait tous les moyens pour arriver à ses fins, certains franchement scandaleux. C’était certainement sa manière à lui de me remercier pour mes efforts fournis afin de le former… » Eric Deleu : «Comme nous étions en concurrence, il est normal que je fasse tout ce qui était posisble sportivement pour gagner ma place. Jan Ruiter était un grand gardien, mais c’était peut-être difficile pour lui de devoir faire un pas en retrait… »

L’hémorragie ne s’arrêta malheureusement pas là... Trois autres titulaires s’en allèrent également. Le plus important était sans aucun doute Michel De Wolf, qui partit à Gand, avec qui il remportera une coupe de Belgique un an plus tard. Il allait connaître une suite de carrière exceptionnelle en passant de Courtrai à Anderlecht et ensuite à l’Olympique de Marseille (bien qu’en D2) et disputant les coupes du Monde 1986, 1990 et 1994. A l’époque de son départ, il déclara qu’il avait passé trop de temps au RWDM. Ses propos m’avaient fort déçu car De Wolf était un de mes joueurs préférés. J’ai toujours trouvé regrettable, pour ne pas dire plus, les discours négatifs tenus à notre égard par certains joueurs lancés au plus haut niveau par le RWDM. Cela allait hélas se reproduire à plusieurs reprises… Nos deux autres attaquants avaient eux aussi quitté le stade Machtens. Bernard Verheecke retourna à Bruges, au Cercle, et Steen Thychosen rentra dans son club d’origine, Vejle BK. Ce qui ne l’empêcha pas d’encore jouer pour son équipe nationale qui était une valeur montante dans le concert européen. Avec leurs départs et celui de Nico Jansen, nous n’avions tout simplement plus d’attaque… Ce sont des raisons budgétaires qui ont nécessité ces derniers transferts, tout comme celui de Ruiter. Les gros salaires devaient s’en aller afin de réaliser des économies et le RWDM jouait désormais ouvertement la carte des jeunes.

Malgré tout, le club engagea deux attaquants hollandais de grande valeur, Toine Van Mierlo et Roger Raeven. Van Mierlo était plutôt un ailier de débordement et il provenait de Willem II Tilburg. Mais il avait surtout évolué pendant une saison (81-82) en D1 anglaise - qui n’était pas encore la Premier League - sous le maillot de Birmingham City. Etant donné ma passion grandissante pour le foot britanique à cette époque-là, ce transfert excitait mon imagination. Rendez-vous compte, un joueur que j’avais vu en photo dans le magazine “Shoot” allait revêtir la vareuse molenbeekoise! En plus, Van Mierlo ne me déçut pas et reste un des joueurs que j’ai préféré. L’autre, Roger Raeven, m’était inconnu et venait de Roda JC Kerkrade. Il allait pourtant se révéler être un excellent buteur et trouvera le chemin des filets à seize reprises cette saison-là. Personne n’allait faire mieux par la suite, à part Yves Buelinckx beaucoup plus tard et dans des circonstances totalement différentes. Véritable renard des surfaces, opportuniste en diable et bon de la tête malgré sa petite taille, il éclata au RWDM. Il n’allait demeurer chez nous qu’une seule petite saison. Malheureusement, il était bien seul cette saison-là pour inscrire des buts… Trois autres joueurs vinrent s’ajouter au noyau. Marc Verbruggen, un défenseur, venait de Lokeren, mais il ne sera jamais titulaire à part entière. Le gardien réserve de l’Antwerp, Danny Dieltjens, avait été loué une saison afin d’être la doublure de Deleu. Il allait lui prendre sa place. Alain Cneudt était de retour de Castellon (dans le Levant, pas loin de Valence) à son grand regret : “J’avais joué une très bonne saison à Castellon, qui venait de descendre en D2. Il faut dire qu’en y arrivant, j’étais très en forme car je venais de faire toute la préparation 82-83 avec Jean Dockx et elle était excellente. Le club avait mis à ma disposition un appartement donnant sur la mer et une voiture. Le Betis Séville et l’Atletico Madrid se sont ensuite intéressés à moi. Mais ces deux clubs voulaient que je me fasse naturaliser Espagnol, ce dont je n’avais pas envie. C’est surtout Hercules Alicante qui allait être le plus pressant. Hercules était également en D2 mais était très ambitieux (ils allaient d’ailleurs monter cette saison-là). Mais ma copine voulait absolument rentrer en Belgique et je suis donc revenu à Molenbeek. Aujourd’hui encore, je le regrette...”

En préparation, les prestigieux matches amicaux contre des grands clubs européens appartenaient désormais définitivement au passé. Signe des temps, nos adversaires étrangers se nommaient cette année-là l’US Dunkerque, Den Bosch, Graz AK et Willem II…
















Debout : Vermeersch (entraîneur), Dieltjens, Trigaux, Thairet, Mergan, Gollièrre, Bouwmeester, De Mesmaeker, Deleu. Assis : Beuckelaers, Cossey, Van Mierlo, Raeven, De Greef, Van der Elst, Cneudt, Wouters, Charels.

Le championnat débuta par la visite de l’Antwerp de Jean Dockx. Le RWDM opposa une très belle résistance aux Anversois et, malgré l’exclusion de Franky Van der Elst (qui inaugurait à seulement 22 ans son brassard de capitaine), réalisa le match nul 0-0. Notre déplacement au Standard s’était soldé par une lourde défaite, 3-0, un hat-trick de Michel Wintacq. L’affaire Standard-Waterschei n’avait pas encore éclaté et les Liégeois alignaient encore leur équipe au complet. Nous avions éprouvé les pires difficultés à éliminer Ninove au premier tour de la coupe. Menés trois fois à la marque, nos joueurs étaient finalement parvenu à émerger au cours des prolongations (3-4).

Le premier succès en championnat fut acquis face à Beringen grâce à deux buts de Roger Raeven. Personne ne se doutait que nous devrions alors attendre quatre longs mois avant de terminer un autre match avec deux points dans notre escarcelle… Le RWDM fit ensuite deux nuls en déplacement, 0-0 à Gand et 3-3 à Malines. Derrière les Casernes, notre équipe était parvenue à remonter un handicap de deux buts. Cinq points en cinq rencontres. Le début de saison n’était pas si mauvais que cela. Mais la suite du premier tour allait être catastrophique, avec seulement quatre petits points en douze matches… Pourtant, l’équipe ne jouait pas si mal et adoptait même une tactique plutôt offensive. Une combinaison de malchance et de gaspillage étaient responsables de ces échecs. C’est devenu un cliché de dire que l’équipe était fort jeune, mais c’était vrai : les plus âgés parmi ceux régulièrement alignés par Vermeersch étaient Van Mierlo (27 ans), Bouwmeester (26) et Verbruggen (25). Tous les autres comptaient entre 18 et 24 printemps. Cette série débuta au stade Machtens par une défaite 2-3 contre Waregem.
















31/3/83 RWDM-Beringen (2-0). Première victoire de la saison…et dernière avant le mois de janvier! / 11/9/83 RWDM-Waregem (2-3). Roger Raeven prend le meilleur sur Luc Millecamps, mais la défaite fut au rendez-vous.

Elle se poursuivit de manière malheureuse à Lokeren, où Raeven avait égalisé à dix minutes de la fin avant que les locaux n’inscrivent deux buts dans les trois cents dernières secondes. Contre le Cercle, cela avait été carrément médiocre (défaite 0-1). Un but de Demesmaeker nous valut bien un point à Waterschei mais nous plongions dans les profondeurs du classement. Une défaite contre le cours du jeu face à Liège (1-2) et une autre, sans discussion, au Lierse (2-0) ne firent rien pour arranger les choses. Ce dernier revers sonna le glas d’Eric Deleu. Il ne joua plus aucun match cette saison-là et Danny Dieltjens prit définitivement sa place. Le portier anversois fit ses débuts contre Tongres en coupe de Belgique, match qui permit au RWDM de renouer avec la victoire, plus facilement que le score de 2-1 ne le laisse supposer. Il fallait absolument battre le Beerschot, un concurrent direct. Mais le RWDM ne parvint pas à trouver l’ouverture dans la défense anversoise (0-0). Notre équipe fit ensuite mieux que se défendre à Anderlecht mais les mauves s’étaient tout de même imposés 2-1, notre but étant inscrit sur penalty par Yves De Greef. Contre Courtrai, nous menions 2-0 après un quart d’heure mais les Flandriens remontèrent au score et nous concédions un nouveau nul à domicile, synonyme de gaspillage. Un point que récupéra pourtant notre équipe à Seraing, Franky Van der Elst égalisant à l’ultime minute de jeu (2-2).

Avant la trêve, le FC Bruges s’était imposé au stade Machtens en deuxième période, sur deux buts de Willy Wellens. A Beveren, le RWDM avait presque tenu une mi-temps avant de baisser pavillon et de s’incliner 3-0. A l’issue de ce premier tour catastrophique, nous étions derniers avec neuf petits points. Jamais encore le club ne s’était retrouvé dans une situation aussi précaire. Pourtant, Johan Vermeersch n’était pas trop sur la sellette. Il conservait la confiance à la fois de la direction et du groupe de joueurs. L’équipe ne jouait pas mal mais il manquait toujours ce petit quelque chose pour transformer les défaites en nuls et ces derniers en succès. N’empêche, il fallait absolument inverser la tendance et prendre des points.

Pour la reprise, nous devions à nouveau rencontrer Beveren, en huitièmes de finale de la coupe. Malgré l’élimination imméritée, ce match suscita l’espoir. Van Mierlo avait ouvert la marque et nous avions tenu jusqu’à treize minutes de la fin avant de voir nos visiteurs se détacher. Mais l’important, bien entendu, c’était le second tour, que tout le monde considérait comme un nouveau championnat où il fallait prendre le plus de points possible. Cela commença mal. Contre Gand, une autre équipe mal classée, nous n’avions pu faire mieux que 0-0 au stade Machtens. Compte tenu des circonstances, c’était un mauvais résultat. Pourtant, il inaugurait une série de sept matches qui allaient relancer l’espoir et nous rapporter neuf points.

Le déclic se produisit à Waregem, dans un stade Arc-en-Ciel enneigé. Johan Vermeersch avait titularisé pour la première fois un jeune joueur de 18 ans, Alain Denil, qui était déjà entré au jeu lors des deux dernières rencontres (pour la première fois, un joueur plus jeune que moi était aligné en équipe première...) Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître : Denil ouvrit la marque après sept minutes de jeu seulement et Raeven doubla la mise en fin de partie. L’espoir revenait. La semaine suivante, nous battions Lokeren 2-0 à domicile et malgré une défaite au CS Bruges, la bonne période se poursuivait, avec deux nuls blancs, contre Waterschei et au FC Liège, suivis d’un magnifique succès contre le Lierse de Johan Boskamp par 4-0. Lors de ce match contre les Lierrois, le RWDM avait démontré qu’il valait mieux qu’une place parmi les derniers. Nous étions d’ailleurs tous persuadés sue nous allions nous en sortir.











4/3/84 RWDM-Lierse (4-0). Johan Boskamp tacklé par Hans Bouwmeester.

Vint alors cette maudite 25e journée, le 10/3/1984 au Beerschot. Si nous sommes descendus à l’issue de la saison, c’est en partie à cause de cette scandaleuse défaite. Il y a beaucoup d’autres candidats à ce triste titre, mais je crois que l’arbitrage de M. Schoeters ce soir-là fut le plus partial en faveur de nos adversaires de toute l’histoire du club (quoi que les arbitres de quelques derbies peuvent également prétendre à cette distinction peu flatteuse). Schoeters commença par accorder un penalty imaginaire aux faibles Anversois et à tout siffler en leur faveur. Mais le pire était à venir : en deuxième mi-temps, Van Mierlo centra et Raeven égalisa de la tête. But tout ce qu’il y avait de valable. Mais l’arbitre, placé dans l’axe du jeu, fut le seul dans le stade à avoir vu le ballon franchir la ligne de sortie de but lors du centre. Même le juge de touche, idéalement placé, ne trouvait rien à redire. A la surprise générale, joueurs et public locaux y compris, le but fut annulé… Ce n’était point terminé. Un défenseur anversois dégagea du poing un ballon traînant dans son rectangle. Rien de répréhensible pour l’arbitre. A la sortie du stade du Beerschot, traditionnellement dangereuse, les rudes sympathisants locaux avaient même pitié de nous… On a bien entendu coutume de dire que les décisions arbitrales, favorables ou défavorables, s’équilibrent en fin de saison, les chiffres sont là. Ce qui était plus grave, c’est que ce résultat fut crucial et décisif dans notre descente en D2. Cette victoire volée du Beerschot fut déterminante. Les Ours de Jan Ruiter termineront avec un seul point d’avance sur nous, nous condamnant à la D2. Il ne faut pas chercher plus loin le jour où nous sommes descendus… Patrick Thairet est aussi de cet avis : “Oui, c’était du vol qualifié. Un penalty imaginaire, un penalty flagrant qui nous fut refusé et un but annulé tout à fait valable. Cela fait beaucoup pour une équipe. Qui était excellente d’ailleurs. Jamais nous ne méritions de descendre. Ce match au Kiel fut le véritable tournant de la saison. »

A ce moment-là bien entendu, personne ne le savait et le championnat continuait. Il restait neuf matches pour assurer le maintien. Les deux suivants se soldèrent par autant de défaites, à domicile 0-2 face à Anderlecht mais en méritant beaucoup mieux, et 2-1 à Courtrai, le but victorieux étant inscrit par un certain Zidane, qui n’avait rien à voir avec le célèbre Zizou, sauf qu’il était Algérien. Trois revers consécutifs qui nous replongeaient dans les profondeurs du classement. Contre Anderlecht, alors que le score était encore vierge, Van Mierlo avait ouvert la marque. Mais avant de conclure, il avait été fauché par un Anderlechtois devant le rectangle. Mais Mr Van Langenhove, au lieu d’accorder le point, préféra siffler un coup-franc en notre faveur, qui ne donna rien, bien entendu… Les Anderlechtois s’imposèrent par 0-2.

Les quatre matches suivants allaient nous faire passer de la joie au désespoir le plus noir en alternant le brillant et le médiocre. Seraing, qui réalisait une très bonne saison, fut battu 2-0 grâce à deux coups francs d’Alain Cneudt. Le premier s’écrasa sur la transversale mais Raeven avait bien suivi et le second rentra directement. Depuis son retour d’Espagne, c’était la première titularisation de Cneudt, bénéficiant de la blessure de Bouwmeester. Vermeersch estimait qu’il était trop nonchalant, voire paresseux. Vermeersch était surtout partisan du travail et d’une discipline de fer. Dernièrement, lors d’une table ronde organisée par la commune de Molenbeek St-Jean portant sur l’avenir du football, il eut ces paroles assez significatives du personnage :« Ich bin ein man der Deutsche diszipline! ». Il n’y a rien à ajouter…














31/3/84 RWDM-Seraing (2-0). Toine Van Mierlo dans son style caractéristique.

La semaine d’après, le FC Bruges nous écrasa à l’Olympiapark par 6-1. L’équipe continua à jouer à Docteur Jekyll et Mister Hyde en battant Beveren, qui s’apprêtait à fêter son deuxième titre de champions de Belgique, par 2-0 au Machtens à l’issue d’une superbe prestation et deux nouveaux buts de Raeven. Une fois de plus, nous venions de prouver lors de ce match que notre place se situait en D1 et nulle part ailleurs. Puis eut lieu un autre tournant de la saison. Le déplacement à Beringen. Les Limbourgeois luttaient aussi pour leur maintien mais ce jour-là, notre équipe s’écroula d’une pièce. A la mi-temps, c’était déjà 3-0 pour les locaux et le score final de 3-1 était une petite catastrophe. Cette fois-ci, nous n’avions pas l’excuse du vol arbitral à faire valoir. La performance molenbeekoise avait tout simplement été abyssale.

La situation était critique et il ne restait plus que trois matches à disputer. Comme les deux suivants ne rapportèrent qu’un seul petit point (défaite à domicile face au FC Malines et nul blanc à l’Antwerp), lors de la dernière journée, nous ne possédions plus notre sort entre nos mains. Cela allait se jouer entre nous et le Beerschot, Beringen ayant entre temps pris trop de retard pour éviter d’être relégué.

Pour se sauver, il fallait battre le Standard et espérer un nul des Anversois chez eux contre une équipe de Courtrai démobilisée… Depuis que l’affaire Standard-Waterschei avait éclaté au grand jour, les joueurs liégeois qui y avaient participé et qui étaient encore à Sclessin avaient été suspendus. Nos visiteurs alignaient donc une équipe fortement déforcée – malgré la présence d’Horst Hrubesch – et les nôtres avaient la rage de vaincre. A la mi-temps, le score était toujours vierge mais grâce à une excellente deuxième période, nous avions assuré l’essentiel : la victoire, et par 3-0 en plus. Il fallait maintenant attendre le score du Kiel. A cette époque-là, il n’y avait pas encore de ségrégation entre supporters des deux clubs. A un quart d’heure de la fin à peu près, un sympathisant liégeois vint annoncer à tout le kop molenbeekois que le Beerschot était mené… C’était faux bien entendu. Le Beerschot avait gagné 2-0, sans trop de problèmes... Après le match, j’ai revu cet individu qui ne rigolait plus du tout de sa petite plaisanterie, entouré qu’il était de Molenbeekois bien déterminés à se venger de la descente de notre club en lui faisant payer au comptant son insolence.












19/5/84 RWDM-Standard (3-0). Pour la première fois de notre histoire, nous sommes rélégués en D2… C’est la désolation dans les vestiaires.

Pour la première fois de notre histoire, nous étions relégués en D2… En onze saisons, après de fracassants débuts, la chute avait été rapide. Pourtant, j’estime que nous ne méritions pas de descendre. Nous avions une bonne équipe mais elle était trop jeune. Le manque d’expérience fit qu’il lui était parfois difficile de gérer la pression. La malchance et certaines décisions arbitrales plus que douteuses firent le reste. Des gens comme Hans Mergan, Alain Denil et Marc Trigaux avaient glané leurs galons de titulaires et les Cossey, Van der Elst, Thairet, Gollièrre, De Greef et Demesmaeker étaient des valeurs sûres de la D1. Si cette équipe avait été active dans le football belge d’aujourd’hui, j’irais même jusqu’à affirmer qu’elle aurait lutté pour une qualification européenne. Yves De Greef : “Cette saison restera un très mauvais souvenir. Elle fut très éprouvante psychologiquement et physiquement car jusqu'à la dernière journée, tout restait possible. Mais même notre victoire sur le Standard n'a servi à rien. Cette saison-là, la direction avait décidé de faire "confiance" à ses jeunes. Décision sans doute forcée par la situation financière difficile du club. Il y avait du talent (Van der Elst, Thairet, Cossey, Gollièrre, Deleu, Demesmaeker, etc.) mais beaucoup trop peu d'expérience de la D1.” Yves, au contraire de Patrick Thairet, n’estime pas que la défaite due à l’arbitrage au Beerschot constitua un facteur déterminant : “Ce n'est évidemment pas sur un match que se joue une saison. Je ne pense pas que l'arbitrage est uniquement la cause de notre descente. La chance ou la malchance, les décisions arbitrales favorables ou défavorables, s'équilibrent toujours sur une saison. C'est surtout notre jeunesse, et de ce fait notre manque d'expérience de l'élite, que nous avons payée cash! Nous avions beaucoup d'enthousiasme et de volonté de bien faire, et sans doute du talent, mais nous avons également manqué de lucidité dans certains matches. Et il ne faut pas oublier que notre entraîneur de l'époque (Vermeersch), en était à sa première saison en tant que coach.”

A l’époque, la descente constituait une catastrophe à mes yeux. Je ne savais pas encore que je m’apprêtais à passer une des saisons les plus amusantes de ma carrière de supporter… Plusieurs semaines plus tard, nous eûmes encore l’espoir de sauver notre peau. Le FC Seraing était menacé de relégation administrative, auquel cas nous aurions été repêchés. Mais ce ne fut évidemment pas le cas et notre descente était bel et bien une réalité. De mon côté, je poursuivais ma découverte du foot anglais et, pour la première fois, je me rendis (avec l’inévitable Alain Moureaux entre autres) de l’autre côté du Channel, pour assister à Arsenal – Luton Town (1-0), le premier match de Charlie Nicholas, une vedette du moment que les Gunners venaient de transférer du Celtic Glasgow. Ces merveilleux voyages allaient devenir réguliers, le train Bruxelles-Ostende, puis la malle Ostende-Douvres et ses moult bières pour passer le temps, et le train Douvres-Londres. Que de souvenirs… Je m’étais également rendu à une rencontre de l’Euro 84 en France, le Belgique-Danemark à Strasbourg. A l’époque, j’étais jeune et encore naïf et je supportais comme tout bon Belge l’équipe nationale. Ce déplacement à la Meinau sera le premier et le dernier de mon allégeance aux hommes de l’Union Belge. Je garde néanmoins un excellent souvenir de cette escapade alsacienne. Nous étions partis en bus depuis la gare du Midi avec plusieurs molenbeekois et il y avait aussi plusieurs supporters du FC Boom, que nous allions retrouver quelques mois plus tard dans des circonstances bien moins amicales….

CLASSEMENT



























CHAMPIONNAT DE BELGIQUE – DIVISION 1 – 1983-1984

17/8/83 - RWDM - R ANTWERP FC 0-0 

Deleu, Trigaux, Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Thairet (62' Demesmaeker), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

24/8/83 - R STANDARD CL - RWDM 3-0 

Deleu, Trigaux, Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Thairet (61' Demesmaeker), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

1-0 42' Wintacq 2-0 51' 'intacq 3-0 82' Wintacq p 

31/8/83 - RWDM - K BERINGEN FC 2-0 

Deleu, Trigaux, Cossey, Charels, De Greef, Gollièrre, Mergan, Thairet (67' Demesmaeker), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

1-0 41' Raeven 2-0 89' Raeven 

4/9/83 - KAA GENT - RWDM 0-0 

Deleu, Trigaux, Cossey, Charels, De Greef (46' Mergan), Gollièrre, Van der Elst, Thairet (75' Demesmaeker), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

7/9/83 - KV MECHELEN - RWDM 3-3 

Deleu, Trigaux, Cossey, Charels, Wouters, Gollièrre, Van der Elst, Thairet, Demesmaeker, Raeven, Van Mierlo

1-0 16' Reisinger 1-1 20' Raeven 2-1 44' Hoste 3-1 49' Hoste 3-2 62' Raeven 3-3 75' Van der Elst p

11/9/83 - RWDM - KSV WAREGEM 2-3 

Deleu, Trigaux, Cossey, Charels, De Greef, Van der Elst, Thairet, Bouwmeester (73' Mergan), Demesmaeker, Raeven, Van Mierlo

0-1 10' Desmet 1-1 44' Raeven 1-2 48' Desmet 1-3 70' Veyt2-3 88' De Greef p 

18/9/83 - KSC LOKEREN - RWDM 3-1 

Deleu, Trigaux, Cossey, Verbruggen (35' Cneudt), De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Wouters, Demesmaeker (56' Mergan), Raeven, Van Mierlo

1-0 53' Nijskens 1-1 80' Raeven 2-1 86' Larsen 3-1 89' Van Cauter 

25/9/83 RWDM - KSV CERCLE BRUGGE 0-1 

Deleu, Trigaux, Cossey, Van Doninck, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Thairet (64' Demesmaeker), Raeven, Van Mierlo, Mergan

0-1 17' Sanders 

1/10/83 - SK WATERSCHEI THOR - RWDM 1-1 

Deleu, Trigaux, Cossey, Charels, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Thairet (56' Demesmaeker), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

1-0 52' Gudmunsson 1-1 54' Demesmaeker 

16/10/83 - RWDM - RFC LIEGE 1-2 

Deleu, Trigaux, Cossey, Charels (60' Thairet), De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Demesmaeker, Raeven, Van Mierlo

0-1 43' Wegria 0-2 82' De Sart 1-2 83' Raeven 

23/10/83 - K LIERSE SK - RWDM 2-0 

Deleu, Trigaux, Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Thairet (70' Mergan), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker

1-0 14' Snelders 2-0 35' Cornelissen 

13/11/83 - RWDM - K BEERSCHOT VAV 0-0 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Thairet, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

19/11/83 - RSC ANDERLECHT - RWDM 2-1 

Dieltjens, Trigaux, Wouters, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Thairet (53' Demesmaeker), Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

1-0 39' Vercauteren 2-0 55' Vandenbergh 2-1 71' De Greef p 

27/11/83 - RWDM - KV KORTRIJK 2-2 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, Verbruggen, De Greef (68' Mergan), Gollièrre, Van der Elst, Demesmaeker, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

1-0 5' Raeven 2-0 16' Bouwmeester 2-1 25' Delamper 2-2 69' Delamper 

4/12/83 - RFC SERAING - RWDM 2-2 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, Wouters, Verbruggen (79' Demesmaeker), De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo

1-0 2' Claessen 1-1 20' Grosjean og 2-1 38' Bocandé 2-2 90' Van der Elst 

11/12/83 - RWDM - CLUB BRUGGE KV 1-2 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, Wouters, Verbruggen, De Greef, Gollièrre (65' Demesmaeker), Van der Elst, Bouwmeester (77' Mergan), Raeven, Van Mierlo 

0-1 60' Wellens 0-2 65' Wellens 1-2 82' Mergan 

18/12/83 - KSK BEVEREN - RWDM 3-0 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, Wouters, De Greef, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker, Mergan (80' Denil)

1-0 44' Lambrichts 2-0 59' Martens 3-0 86' Crève 

15/1/84 - RWDM - KAA GENT 0-0 

Dieltjens, Cossey, Wouters, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker, Mergan (77' Denil) / 68' Verbruggen (à la place de?) 

22/1/84 - KSV WAREGEM - RWDM 0-2 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Mergan, Denil 60' Demesmaeker 85' Wouters (à la place de?) 

0-1 7' Denil 0-2 82' Raeven 

29/1/84 - RWDM - KSC LOKEREN 2-0 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo (59' Demesmaeker), Denil (61' Wouters), Mergan

1-0 12' Raeven 2-0 20' Bouwmeester 

5/2/84 - KSV CERCLE BRUGGE - RWDM 2-0 

Dieltjens, Trigaux (18' Wouters), Cossey, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Mergan, Denil (61' Demesmaeker), Raeven, Van Mierlo

1-0 53' Beheydt 2-0 90' Beheydt 

11/2/84 - RWDM - SK WATERSCHEI THOR 0-0 

Dieltjens, Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Denil (84' Van Doninck), Mergan

18/2/84 - RFC LIEGE - RWDM 0-0 

Dieltjens, Trigaux, Cossey, Verbruggen (65' Demesmaeker), De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Mergan, Raeven, Van Mierlo / 61' Denil (à la place de?)

4/3/84 - RWDM - K LIERSE SK 4-0 

Dieltjens, Cossey, Verbruggen, De Greef, Denil (80' Van Doninck), Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker, Mergan

1-0 49' De Greef 2-0 53' De Greef 3-0 71' Van Mierlo 4-0 75' Raeven p 

10/3/84 - K BEERSCHOT VAV - RWDM 1-0 

Dieltjens, Trigaux (46' Denil), Cossey, Verbruggen, De Greef (86' Mergan), Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker

1-0 9' Swinnen p 

17/3/84 - RWDM - RSC ANDERLECHT 0-2 

Dieltjens, Trigaux (46' Denil), Cossey (78' Verbruggen), De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker, Mergan

0-1 49' Vandenbergh 0-2 89' Czerniatynski 

25/3/84 - KV KORTRIJK - RWDM 2-1 

Dieltjens, Trigaux (70' Denil), Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester (85' Cneudt), Raeven, Van Mierlo, Mergan 

1-0 43' Delamper 1-1 46' Bouwmeester 2-1 63' Zidane 

31/3/84 - RWDM - RFC SERAING 2-0 

Dieltjens, Cossey, Charels, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Cneudt (74' Verbruggen), Raeven, Van Mierlo, Mergan, Denil (85' Van Doninck)

1-0 27' Raeven 2-0 30' Cneudt 

8/4/84 - CLUB BRUGGE KV - RWDM 6-1 

Dieltjens, Cossey, Charels, Cneudt, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Denil, Raeven, Van Mierlo, Mergan 46' Bouwmeester (à la place de?) 

1-0 10' Ceulemans 2-0 12' Querter 3-0 29' Wellens 3-1 40' Mergan 4-1 71' Ceulemans 5-1 82' Degryse 6-1 89' Ceulemans 

15/4/84 - RWDM - KSK BEVEREN 2-0 

Dieltjens, Cossey, Verbruggen, De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Cneudt, Raeven, Van Mierlo (75' Van Doninck), Mergan (72' Denil)

1-0 50' Raeven 2-0 65' Raeven 

21/4/84 - K BERINGEN FC - RWDM 3-1 

Dieltjens, Verbruggen, Cossey (39' Van Doninck), Cneudt (46' Denil), De Greef, Gollièrre, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Mergan

1-0 18' P.Schoofs 2-0 29' Knauf 3-0 45' P.Schoofs 3-1 53' Raeven 

29/4/84 - RWDM - KV MECHELEN 1-3 

Dieltjens, Cossey, Verbruggen, Van Doninck, Cneudt (46' Charels), De Greef, Denil (46' Demesmaeker), Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Mergan

0-1 3' Billen 0-2 49' Reisinger 1-2 60' De Greef p 1-3 89' Billen 

12/5/84 - R ANTWERP FC - RWDM 0-0 

Dietjens, Verbruggen, Cossey, Charels, De Greef, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo (82' Denil), Mergan, Demesmaeker

19/5/84 - RWDM - R STANDARD CL 3-0 

Dieltjens, Charels, Verbruggen, Gollièrre, Thairet (66' Mergan), De Greef, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker 

1-0 57' Thairet 2-0 77' Bouwmeester 3-0 88' Demesmaeker 



COUPE DE BELGIQUE

1/32 – 28/8/83 - VK NINOVE - RWDM 3-4 prol 

Deleu, Trigaux, Cossey, De Greef, Gollièrre (98' Wouters), Thairet (85' Mergan), Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Demesmaeker, Van Mierlo

1-0 2' Vanderweeën 1-1 4' Van der Elst 2-1 8' Raes 2-2 50' Bakalli og 3-2 71' Raes 3-3 75' De Greef p 3-4 100' Cossey

1/16 – 30/10/83 - RWDM - KSK TONGEREN 2-1 

Dieltjens, Trigaux, De Greef, Verbruggen (85' Cneudt), Cossey, Thairet, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven (75' Mergan), Van Mierlo, Demesmaeker

1-0 32' Raeven 2-0 62' Van Mierlo 2-1 89' Abeels 

1/8 – 8/1/84 - RWDM - KSK BEVEREN 1-3 

Dieltjens, Trigaux, De Greef, Wouters, Cossey (83' Denil), Mergan, Van der Elst, Bouwmeester, Raeven, Van Mierlo, Demesmaeker 

1-0 35' Van Mierlo 1-1 77' Albert 1-2 81' Albert 1-3 89' Kusto 




























MATCHES AMICAUX

12/7/83 US Dunkerque – RWDM 1-0

18/7/83 Eernegem – RWDM 2-8

Beuckelaers, Van Doninck 3, Demesmaeker 2, Cneudt,?

22/7/83 FC Denderhoutem – RWDM 0-2

Mergan 2

30/7/83 FC Den Bosch – RWDM 0-1

Van Mierlo

5/8/83 RWDM – Graz AK 1-3

Van der Elst

7/8/83 Willem II Tilburg – RWDM 4-0

10/8/83 KSV Oudenaerde – RWDM 2-1

Raeven

13/8/83 R Charleroi SC – RWDM 1-2

Thairet, Raeven

5/11/83 RWDM – Equipe nationale militaire 3-1

Van Mierlo 3

20/12/83 RWDM – Equipe nationale militaire 4-4

Raeven 2, Van Mierlo, Bouwmeester


 

J

G

N

P

P

C

P

 1.KSK Beveren

34

22

7

5

59

33

51

 2.RSC Anderlecht

34

20

7

7

80

39

47

 3.Club Brugge KV

34

17

10

7

73

39

44

 4.R Standard CL

34

17

6

11

55

44

40

 5.RFC Seraing

34

15

8

11

62

51

38

 6.KV Mechelen

34

12

14

8

47

43

38

 7.KSV Waregem

34

13

9

12

50

44

35

 8.R Antwerp FC

34

12

11

11

50

44

35

 9.SK Waterschei Thor

34

13

7

14

45

50

33

10.KSC Lokeren

34

12

7

15

43

50

31

11.KSV Cercle Brugge

34

12

7

15

36

46

31

12.KV Kortrijk

34

10

9

15

34

45

29

13.RFC Liégeois

34

10

9

15

40

51

29

14.K Lierse SK

34

10

9

15

41

58

29

15.KAA Gent

34

10

8

16

37

43

28

16.K Beerschot VAV

34

7

12

15

43

69

26

17.RWDM

34

7

11

16

35

48

25

18.K Beringen FC

34

8

7

19

32

65

23

1983-1984

 

Joués tot

Buts tot

Joués CH

Joués CB

Buts CH

Buts CB

ANDRIES Rudy

30/01/62

0

0

0

0

0

0

BEUCKELAERS Olivier

2/12/63

0

0

0

0

0

0

BOUWMEESTER Hans

28/08/58

33

4

30

3

4

0

BUYLE Philippe

13/03/58

0

0

0

0

0

0

CHARELS Bruno

28/03/58

11

0

11

0

0

0

CNEUDT Alain

5/08/59

8

1

7

1

1

0

COSSEY Rudy

2/08/61

35

1

32

3

0

1

DE GREEF Yves

26/01/62

36

6

33

3

5

1

DELEU Eric

30/01/60

12

0

11

1

0

0

DEMESMAEKER Pol

8/09/63

30

2

27

3

2

0

DENIL Alain

17/08/66

18

1

17

1

1

0

DIELTJENS Danny

23/05/60

25

0

23

2

0

0

GOLLIERRE Patrick

16/05/60

30

0

29

1

0

0

MERGAN Hans

29/01/66

29

2

26

3

2

0

RAEVEN Roger

10/12/60

37

16

34

3

15

1

THAIRET Patrick

21/08/60

15

1

13

2

1

0

TRIGAUX Marc

23/05/63

27

0

24

3

0

0

VAN DER ELST Franky

3/04/61

33

3

30

3

2

1

VAN DONINCK Gert

21/05/62

7

0

7

0

0

0

VAN MIERLO Toine

24/08/57

37

3

34

3

1

2

VERBRUGGEN Marc

22/06/59

23

0

22

1

0

0

WOUTERS Albert

15/07/64

12

0

10

2

0

0

own goal

 

 

1

 

 

1