
L’intention du club était de
remonter le plus rapidement possible. La plupart des titulaires avaient été
conservés et les seuls départs d’importance étaient quasiment inévitables.
Notre buteur Roger Raeven, courtisé par plusieurs cercles de l’élite, partit au
Standard, où il ne s’imposa jamais. Franky Van der Elst, qui était devenu un
pilier de notre équipe, rejoignit les ranges du FC Bruges, où il n’allait pas
tarder à devenir international. D’autre part, le noyau fut élagué. Dieltjens
retourna à l’Antwerp, laissant le champ définitivement libre à Eric Deleu. Les
peu utilisés Rudy Andries (La Forestoise), Geert Van Doninck (Turnhout) et Marc
Verbruggen (Racing Jet) quittèrent également le stade Machtens.
Après notre descente, Johan
Vermeersch avait quitté le club. Il fit encore une courte apparition sur le
banc du Racing Jet et quitta ensuite le monde du football pour se consacrer
entièrement, dans un premier temps du moins, à son entreprise de construction.
Mais nous n’allions guère tarder à entendre à nouveau parler de lui. Il y eut
une seule arrivée, celle de Philippe Garot, qui effectuait là son retour chez
nous. Le Verviétois avait été engagé en tant que joueur-entraîneur. Garot avait
été transféré en 1972 au Daring en provenance d’Eupen où il avait terminé
meilleur buteur de D2 et était dans notre noyau en 73-74 (jouant 16 matches et
inscrivant 4 buts). Depuis ce temps-là et ses transferts au Standard et à
Beveren, il s’était reconverti, avec succès, en un arrière central intraitable
et fut même sélectionné à quelques reprises en équipe nationale. L’ossature de
l’équipe avait donc été conservée et c’est avec optimisme que nous nous
apprêtions à découvrir l’antichambre de l’élite et ses rudes combats.

Champions 84-85! Voici l’équipe qui affronta le 19/5 Alost (2-2) et décrocha le titre de D2.
Debout :?, De Greef (blessé) , Wouters
(réserviste), Beuckelaers, Gollièrre, Garot, Bouwmeester, Cossey (blessé),
Deleu. Assis : Van Hoorde (réserviste), De Ridder (réserviste), Trigaux,
Van Mierlo, Mergan, Thairet, Denil, Demesmaeker.
Lors de la préparation, il
n’y eut pas de match vraiment intéressant. Notons tout de même qu’une nouvelle
incarnation du tournoi de Bruxelles avait fait surface. Mais… A la place
d’Anderlecht, c’était le Racing Jet, à la place du Heysel, c’était le “petit
Heysel” (le terrain du Racing Jet) et plus de Barcelone, de PSV Eindhoven ou de
Benfica, mais plutôt le Sporting de Charleroi… Le tournoi de Bruxelles du
pauvre donc. Tournoi que nous sommes même parvenus à ne pas gagner, ne perdant
il est vrai qu’aux penalties face à l’équipe locale, hiérarchiquement
supérieure, ne l’oublions pas! Grandeur et décadence…
La saison débuta par une
qualification en coupe dans la douleur, 2-3 à Westerlo (à l’époque en D3) avec
un but victorieux de Thairet à la dernière minute (cette victoire en Campine
sera la seule de notre histoire face à cet adversaire). Pour le premier match
de notre histoire en D2, nous débutions à domicile face au SK Tongres.
Abordable sur papier. On se rendit toutefois vite compte que ce serait
nettement plus dur que prévu : premier match, première défaite! Cela
commençait fort. Après deux buts adverses tôt dans la partie, Garot mit tout à
l’attaque, lui y compris. Il réduisit lui-même la marque et lorsque Demesmaeker
égalisa, il continua sur la lancée offensive de l’équipe. Intention louable,
certes, mais qui fut directement à la base du 3ème but visiteur, inscrit par un
certain Dewallef qui complétait ainsi son hat-trick. La D2 n’allait pas être
une partie de plaisir. Le RWDM avait fait l’essentiel du jeu face à un
adversaire jouant la défense à outrance et qui avait habilement su profiter des
trous laissés par notre défense.
Le déplacement à Harelbeke
était déjà très important. Heureusement, le RWDM négocia parfaitement cette
partie face à de faibles Flandriens et après 20 minutes de jeu, le score de 0-2
en notre faveur était déjà acquis. Notre équipe ne fit qu’une bouchée du Patro
Eisden (4-1) mais fut ensuite tenue en échec à Hasselt (0-0) à l’issue d’un
petit match. La visite de Winterslag – un autre prétendant à la montée - fut
négociée avec succès, non sans difficultés (3-1). Avec ce 7 sur 8, le RWDM
effaçait quelque peu les séquelles de son départ raté et nous nous
positionnions dans le haut du classement. Malheureusement, les deux
déplacements suivants se soldèrent par autant de défaites. La première à
Beringen sur un penalty et un triste match. Le seul souvenir marquant que j’ai
de ce match sont les incidents ayant opposés les supporters des deux équipes
avant le match, à la mi-temps (il y avait encore moyen de sortir de certains
stades à cette époque) et après. Il faut bien dire qu’en matière d’incidents,
cette saison-là fut très riche.
Pour la première fois,
j’avais décidé d’effectuer les déplacements en autocar. A ma connaissance, deux
cafés aux alentours du stade organisaient les voyages hors de nos bases. Le
premier était le Moulin, essentiellement fréquenté par des supporters plus
âgés. L’autre était le bien nommé “Rouge Blanc Noir”, situé rue De Coninck.
Plusieurs de mes amis m’avaient vanté l’ambiance qui y régnait et, comme
certains y allaient déjà, c’est tout naturellement avec ce bus que j’allais
visiter les stades de D2, accompagné du désormais fidèle
Ce ne seront pas les
derniers problèmes, loin s’en faut. Après une victoire à l’arraché contre
Saint-Trond (1-0), le calendrier nous proposait une visite à Boom. A l’issue
d’une partie fermée et assez dure qui s’acheva sur un partage blanc, certains
d’entre-nous prirent encore un verre avec des supporters boomois d’apparence
sympas dans la buvette du stade. Petit à petit, les Molenbeekois quittèrent le
lieu pour rejoindre le car ou leur voiture jusqu’au moment où il n’en restait
plus que quatre ou cinq. C’est l’instant que choisirent ces supporters boomois
pour s’attaquer à ceux qui étaient encore à l’intérieur… Après ces
échauffourées, le car prit la direction de Londerzeel où notre ex-joueur Nico
Jansen, qui jouait maintenant à Boom, avait ouvert un établissement et avait
très gentiment invité les supporters molenbeekois à y prendre un verre. Il ne
se passa rien de bien méchant dans le café. Mais celui-ci jouxtait une
boucherie, qui fut pratiquement dévalisée. Cela ne pouvait plus durer très
longtemps. Après une facile victoire à domicile face à Overpelt (3-0), où un
certain M. Blareau siffla – mal – son premier match à ce niveau, nous devions
retourner à Malines, cette fois en coupe de Belgique pour affronter le Kavé.
Nos joueurs disputèrent un très bon match et Rudy Cossey avait même répondu au
but d’ouverture de Mathy Billen. Jusqu’au moment où Bruno Charels, qui venait
de monter au jeu, commit une erreur dont il était coutumier et qui eut pour
conséquence d’octroyer un coup franc bien placé aux Malinois. Ceux-ci le
manquèrent mais, pour une raison qui m’échappa, l’arbitre le fit retirer et ce
fut but bien sûr… 2-1 à 4 minutes de la fin. Nous étions une fois de plus
éliminés de la coupe. Après cette rencontre, de nouveaux incidents eurent lieu.
A la demande de certains, le car patrouilla même les rues de Malines afin d’en
découdre avec des locaux…
Sans surprise, ce fut le
dernier déplacement du “Rouge Blanc Noir” à qui la police de Molenbeek interdit
l’organisation de tout déplacement. Il y en avait seulement eu six… Le
responsable du car du Moulin prit lui aussi les mesures qu’il jugea
nécessaires. Il interdit la présence dans son car à tout supporter ayant
fréquenté le “car des crapules” (sic). En ce qui me concerne, j’avais
toujours essayé (enfin presque) de me tenir à l’écart de tout cela et quelques
semaines plus tard, il autorisa ma présence ainsi que celle de quelques autres
dans son bus, qui était bien calme en comparaison. Il est clair que de tels
évènements ne sont pas reluisants. Il n’empêche : ils ont eu lieu et je
pense qu’il fallait que je raconte dans quel climat se déroulaient certains
matches à cette époque.
En attendant, il me fallait
trouver un autre moyen de transport pour effectuer les déplacements. Ce fut le
train, lorsque c’était possible. C’était également très amusant et je me
souviens que nous partions de bonne heure afin de faire une petite tournée non
exhaustive des débits de boisson locaux. C’est par ce moyen que j’avais été à
Charleroi pour notre déplacement suivant. Les Carolos jouaient également le
haut du tableau et il y avait beaucoup de monde. A un quart d’heure de la fin
d’un match très fermé, Patrick Thairet tenta sa chance très faiblement et le
gardien local, Mathy, laissa rouler le ballon entre ses jambes. Nous nous
dirigions vers une victoire très importante lorsque les Zèbres égalisèrent à la
93ème minute… Evidemment, cela déclencha d’autres troubles dans les tribunes,
où les supporters de deux camps étaient mélangés. Décidément…Le match du
Mambour comptait pour la 11ème journée de championnat et le RWDM comptait après
cette partie 4 points de retard sur les leaders du RC Malines (qui avaient bien
entendu remporté la première tranche) et nous n’occupions que la 5ème place.
Après une facile victoire contre Berchem (3-0), nous devions nous rendre à
Diest. La rencontre ayant lieu un samedi soir, il nous était impossible de
revenir à Bruxelles avec la SNCB.
La semaine suivante eut lieu un match devenu
depuis lors célèbre : RWDM-Union. Toute la semaine précédant la rencontre, la
presse ne parlait que de cela. Vingt mille personnes se pressèrent au stade
Machtens pour revivre ce légendaire derby. La dernière rencontre officielle
entre nos deux clubs remontait à la saison 1968-1969. Ce 2 décembre 1984, le
folklore à la Bossemans et Coppenolle régna en maître. Et sur la pelouse, les
Rouges et Noirs (avec un peu de Blanc il est vrai) infligèrent une mémorable rammeling aux Jaunes et Bleus de cette vieille connaissance de Jean-Pierre Borremans
: 6-1, dont trois buts de Demesmaeker qui ce jour-là dégoûta les défenseurs de
l’Union.
2/12/84 RWDM-Union (6-1). Cette fois-ci, Hans Bouwmeester échouera devant le but st-gillois.
La journée suivante, nous
étions allés gagner 1-4 à Alost, le match s’étant terminé par un mini
envahissement du terrain par des supporters Molenbeekois devenus euphoriques
juste avant la trêve. L’interruption fut très longue à cause de chutes de neige
abondantes mais l’équipe poursuivit sur sa lancée. Tout d’abord avec une
victoire par 1-6 au Patro Eisden. Il faisait très froid ce jour-là et le
terrain était recouvert de neige. Avant le match, nous avions eu l’occasion
d’échanger quelques mots avec Marc Trigaux. Il nous dit surtout que nous étions fous d’avoir été jusque là! Oui,
peut-être Marc, mais quand on aime… Après la victoire à l’arraché contre
Hasselt (1-0), le championnat fut à nouveau interrompu par la météo pendant
trois semaines.
Pour la seconde reprise,
nous accueillions le leader, le RC Malines, qui n’était plus qu’à deux points.
Et ce fut un match encore plus houleux qu’à l’aller. Les Malinois proposèrent
ce jour-là un curieux cocktail footbalistique : du bon jeu de contre combiné à
une agressivité de mauvais aloi. Après avoir mené puis être revenus au score
alors qu’ils jouaient à dix, nos visiteurs terminèrent à huit… Et ce n’est que
durant les dernières minutes que nos joueurs parvinrent à asseoir leur
victoire, 4-2. Les Racingmen accusèrent bien entendu l’arbitre M. Cokaiko de
partialité. Si ce n’était pas vraiment le cas (les trois exclusions étaient
parfaitement justifiées), c’était en tout cas la monnaie de leur pièce du match
aller… Nous prenions la tête et nous n’allions plus la quitter… A noter aussi
qu’un gamin de 17 ans faisait sa première apparition en équipe première :
un certain Geert Emmerechts.
24/2/85 RWDM-RC Malines (4-2) : le tournant du championnat. Yves De Greef à la lutte avec Caers. / Hans Bouwmeester à l’assaut de la défense malinoise.
Au cours des semaines qui
suivirent, le RWDM allait aligner les très bons et les très mauvais matches :
défaite à Tongres (2-1, avec deux nouveaux buts de Dewallef), piètre nul (2-2)
à domicile contre Harelbeke - qui nous valut tout de même le gain de la
deuxième tranche -, superbe victoire à Winterslag (2-4) et défaite à Overpelt
(3-1), la lanterne rouge. A Winterslag, l’ambiance dans le stade était pour le
moins agitée. Pendant le match, certains supporters Limbourgeois se livrèrent à
la chasse aux Molenbeekois et lorsque Yves De Greef inscrivit notre 4ème but
sur penalty, j’avais fait semblant de rien, mon écharpe cachée au fin fond de ma
poche… A Overpelt, contre les derniers de la classe, ce fut tout simplement
lamentable. Dans le minuscule stade limbourgeois pratiquement désert, c’était
déjà 3-0 pour les locaux après une demi-heure de jeu. Le premier but local
avait été digne de video-gag, Eric Deleu arrêtant un faible envoi
local…derrière sa ligne! Heureusement, le RC Malines ne profitait pas de nos
faux pas et notre équipe se reprit en alignant trois succès consécutifs : un
superbe 4-0 contre Charleroi (avec une nouvelle bourde de Daniel Mathy), un
petit 0-1 à Berchem sur un penalty de De Greef et une facile victoire 4-1
contre Diest.
31/3/85 RWDM-Charleroi
(4-0). Demesmaeker (hors cadre) inscrit notre 3ème but sous le regard de Denil
et de Bouwmeester.
Mais une fois de plus, elle
gaspilla ensuite le bénéfice de ces succès en concédant deux nuls au Machtens
contre des équipes modestes : 1-1 face à Beringen et 0-0 face à Boom. Ces
contre-performances avaient été entrecoupées d’un splendide triomphe 1-6 au
Staaienveld de Saint-Trond. Rapidement mené, le RWDM se livra à une véritable
exhibition de football offensif en deuxième mi-temps. Décidément, notre équipe
soufflait le chaud et le froid, mais le titre était en vue.
27/4/85 St Trond- RWDM (1-6). Ce match fut une véritable exhibition de football de la part de notre équipe, ici avec Cossey et Gollièrre. / 5/5/85 RWDM-Boom (0-0) Nico Jansen de retour au stade Machtens en capitaine boomois face à Rudy Cossey.
Vint le jour du derby retour
au Parc Duden. En cas de victoire des nôtres et de faux-pas des Malinois à
Eisden, le titre et le retour en D1 étaient dans la poche! Pour fêter dignement
cet évènement, beaucoup de supporters molenbeekois (dont moi) s’étaient rendus
à pied au Parc Duden, avec bien sûr de nombreux arrêts dans les débits de
boisson jalonnant le (long) trajet. Le stade était une nouvelle fois
copieusement garni mais le spectacle était uniquement dans les tribunes. Au
début de la seconde mi-temps, l’arbitre M. Van den Wijngaart nous accorda un penalty pour une faute inexistante
de Danny Ost sur Demesmaeker, transformé par notre spécialiste Yves De Greef.
12/5/85 Union-RWDM (0-1).
Yves De Greef transforme le penalty victorieux dans un Parc Duden plein à
craquer.
Le RC Malines s’étant imposé
à Eisden, le sacre était remis à la dernière journée de championnat, à domicile
face à Alost. Chaque équipe avait besoin d’un point : nous pour monter,
les Flandriens pour se sauver. Le RWDM joua un de ses plus mauvais matches de
la saison et les Alostois menèrent rapidement par 0-2! Le test-match nous
pendait au nez… Un véritable scénario-catastrophe. J’étais certain de la
défaite s’il devait avoir lieu. A la demi-heure, Toine Van Mierlo avait réduit
la marque mais c’était toujours aussi mauvais. Et à huit minutes de la fin,
arriva le miracle. Albert Wouters, un défenseur central qui n’avait fait que
quelques apparitions la saison précédente et encore moins celle-ci, était monté
au jeu deux minutes auparavant. Il entra de plein pied dans la légende
molenbeekoise en égalisant d’un tir bien placé. Dès lors, les deux équipes,
ayant chacune peur d’encore encaisser un but qui leur serait fatal, restèrent
dans leur camp en se passant le ballon, en attendant le coup de sifflet final.
Un véritable remake du tristement célèbre RFA-Autriche du Mundial’82. Lorsque
l’arbitre libéra tout le monde, l’envahissement de terrain et la fête pouvaient
commencer : après seulement un an d’absence, le RWDM était de retour en D1!
Toine Van Mierlo, qui n’avait inscrit que 3 buts en D1 la saison précédente,
trouva 15 fois le chemin des filets. Patrick Thairet, qui livra une de ses plus
belles saisons (“Je me considère un petit peu comme l’artisan de cette
remontée”, me confia-t-il en parlant de cette belle époque), en avait mis
13. Hans Bouwmeester et Yves De Greef, 10 (dont 7 sur penalty). L’équipe avait
joué chaque match pour gagner et si elle avait parfois connu des jours sans, le
spectacle avait souvent été au rendez-vous, avec une majorité de joueurs
techniques comme Thairet, Bouwmeester, Demesmaeker ou Denil. Le jeune Hans
Mergan avait éclaté et inscrit 7 buts.
19/5/85 RWDM-Alost (2-2). Albert Wouters égalise et nous propulse en D1!
Cette saison fut une
réussite sur tout les plans puisque, pour la première fois depuis la création
du club, nous bouclions la saison sans déficit budgétaire! Eh oui, même lors de
l’année du titre de champion de Belgique, nous avions terminé l’année dans le
rouge. En cause, un budget revu à la baisse mais aussi un succès populaire
puisque la moyenne de spectateurs tourna aux alentours des 7.000 personnes, en
D2! Le match contre l’Union influença bien entendu ces chiffres, mais tout de
même, c’était une belle réussite.
Rudy Cossey reçoit le trophé
du meilleur joueur de la saison avant le match du titre contre Alost. Au terme
de celui-ci, les supporters fêtent leurs héros!
Quelques jours après cette
apothéose avait lieu au Heysel la finale de la coupe des clubs champions entre
Liverpool et la Juventus. On a beaucoup dit et écrit sur les évènements du 29
mai 1985. Je voudrais décrire comment je les ai vécus en tant que témoin
direct. A l’époque, devant certaines aberrations et lieus communs généreusement
distillés par les média, j’ai souvent eu envie de prendre ma plume pour dire
comment un témoin, moi en l’occurrence, avait vu les choses. Mais j’avais le
sentiment que cela aurait été parfaitement inutile. Le jour est maintenant
venu. Pour moi, cela devait être une véritable fête. Liverpool, mon club
anglais préféré, venait disputer une finale de coupe d’Europe à Bruxelles!
Comme tout le monde le sait, cela tourna au cauchemar.
L’UEFA avait distribué des
tickets aux deux clubs. Mais pas en nombre égal. Les Italiens eurent droit à
toutes les places debout derrière un but (côté Atomium) et les Anglais aux
deux-tiers des places debout situées derrière l’autre but. Les places assises
avaient été également réparties entre les deux finalistes, les autres
fédérations européennes et les ayants droit. Les autres billets, ceux du
désormais tristement célèbre Bloc Z, devaient être vendus au public belge
quelques jours avant le match. Ne voulant rater cela pour rien au monde, je
m’étais rendu au Heysel pour la prévente (elle avait lieu dans le café qui se
trouvait en dessous de la tribune principale). Arrivé sur place, j’eus la
mauvaise surprise de voir l’esplanade noire de monde. Des centaines de gens,
peut-être plus, dont une grande majorité d’Italiens. J’ai même vu (des mes
yeux) des autocars immatriculés en Italie qui avaient fait le déplacement rien
que pour acheter des tickets. Incroyable! Comment s’étonner dans de telles
conditions que ce Bloc Z était rempli de supporters de la Juve alors qu’il
aurait en principe dû être réservé au public belge? Je ne veux pas dire que les
gens qui s’y trouvaient (malheureusement pour eux) n’en avaient pas le droit,
absolument pas, mais ce fut simplement un des facteurs du drame. Le jour du
match, j’avais été faire un tour dans le centre-ville de Bruxelles tôt dans
l’après-midi. L’ambiance était pour le moins électrique, surtout sur la Grand-Place.
La seule possibilité qui s’offrait à moi afin d’assister à la partie était de
tenter d’acquérir un ticket au marché noir. C’est ainsi que j’étais aux
alentours du Heysel quelques heures avant le coup d’envoi, à la recherche d’un
précieux sésame, avec ma superbe écharpe de Liverpool au cou (une grave erreur,
j’en conviens), remplie de nombreux badges en tissu comme c’était la mode ces
années-là. Un Italien, visiblement de Belgique, m’approcha et me proposa un
ticket au prix, prohibitif pour l’époque, de 5.000 FB (le prix officiel était
de 500 FB). Bien entendu, je lui dis non. Il appela alors des amis à lui qui se
tenaient en retrait : ils se précipitèrent à trois ou quatre sur moi, me
donnèrent quelques coups et me volèrent mon écharpe... Ah, les sympathiques
tifosi… Ayant pu leur échapper sans finalement trop de mal, une heure avant le
début de la partie, après une vaine quête, je me résolus à acheter, pour 500
FB, une place à un Anglais. Celle-ci avait visiblement déjà servi : la
souche était détachée et le cachet au dos de celui-ci juxtaposant la souche et
le billet était de différentes couleurs… Normalement, je n’aurais jamais dû
rentrer dans le stade avec cela. Mais la confusion et la désorganisation totale
qui régnaient aux entrées du Heysel étaient telles que personne ne fit
attention à quoi que ce soit. C’est sans aucun problème ni contrôle sérieux que
j’étais parvenu à pénétrer dans le stade. Autour de moi, des tas de gens
entraient sans que les contrôleurs ou la police ne bronchent…
Dès l’instant où j’étais
dans la tribune, celle des supporters de Liverpool derrière le but, vers 19h15,
je vis les deux camps se provoquer et se lancer divers objets. Pour les
séparer, un simple petit grillage, comme ceux qu’il y a entre les jardins et
une dizaine (et encore…) de gendarmes. Rien de plus. Quelques minutes plus
tard, ce qui devait arriver arriva. Des dizaines d’Anglais (mais pas plus de
cent, la majorité des autres n’avaient pas bougé) chargèrent en direction du
Bloc Z, une fois, deux fois, trois fois. Les occupants de celui-ci qui se
trouvaient près du grillage n’avaient pas fait face et reculèrent. Et ce fut le
drame : 39 morts, écrasés, piétinés, étouffés… Horrible. Mais à ce
moment-là, je pense que peu de gens présents dans le stade s’étaient rendu
compte de l’ampleur de la catastrophe. Ni qu’il y avait des victimes. Moi, en
tout cas, je n’étais pas conscient de cela et c’était la même chose chez mes
amis qui y étaient,
Qui était responsable de
cette catastrophe? Les Anglais furent accusés de tous les torts et leurs clubs
exclus des coupes européennes. Leur exil allait durer 5 saisons…Pour moi, il y
a plusieurs coupables. Les hooligans anglais en font partie, bien entendu. Mais
aujourd’hui, je reste persuadé que parmi ceux qui ont chargé le Bloc Z ne
figuraient presque pas de supporters du Liverpool FC. Beaucoup de hooligans
avaient fait le déplacement en Belgique pour y créer des troubles et venaient
de clubs divers, essentiellement londoniens. Il convient aussi d’incriminer
certains supporters italiens qui provoquèrent ou qui répondirent aux
provocations avant de prendre la fuite, entraînant par là d’autres vers le
drame… Et surtout, les organisateurs (l’Union Belge) et les autorités belges,
qui brillèrent par leur incompétence. Bien entendu, le ministre de l’Intérieur
de l’époque, Charles-Ferdinand Nothomb ne fit
pas ce qu’il aurait dû faire, c’est-à-dire démissionner, réaction qu’aurait eue
n’importe lequel de ses collègues d’un autre pays à sa place.
Rétrospectivement, cela ne m’étonne pas qu’une telle abomination se soit passée
en Belgique… Je sais que ces évènements n’ont rien à voir avec mon sujet,
l’histoire du RWDM, mais ils changèrent la face du football à tout jamais. En
ayant été témoin, je tenais à les restituer selon ma version des faits.
|
J
|
G
|
N
|
P
|
P
|
C
|
P
|
1.RWDM
|
30
|
18
|
7
|
5
|
69
|
28
|
43
|
2.KRC Mechelen
|
30
|
17
|
7
|
6
|
43
|
24
|
41
|
3.KFC Winterslag
|
30
|
14
|
8
|
8
|
50
|
36
|
36
|
4.RSC Charleroi
|
30
|
14
|
7
|
9
|
52
|
37
|
35
|
5.K St Truiden VV
|
30
|
11
|
12
|
7
|
39
|
31
|
34
|
6.KSK Tongeren
|
30
|
10
|
12
|
8
|
40
|
38
|
32
|
7.K Berchem Sport
|
30
|
10
|
11
|
9
|
31
|
30
|
31
|
8.KFC Boom
|
30
|
8
|
13
|
9
|
33
|
37
|
29
|
9.Royale Union SG
|
30
|
9
|
10
|
11
|
35
|
47
|
28
|
10.KFC Diest
|
30
|
8
|
12
|
10
|
34
|
40
|
28
|
11.Patro Eisden VV
|
30
|
9
|
9
|
12
|
40
|
45
|
27
|
12.KSC Hasselt
|
30
|
9
|
8
|
13
|
32
|
39
|
26
|
13.K
Beringen FC
|
30
|
8
|
10
|
12
|
23
|
28
|
26
|
14.KSC
Eendracht Aalst
|
30
|
7
|
10
|
13
|
31
|
45
|
24
|
15.KRC
Harelbeke
|
30
|
7
|
9
|
14
|
28
|
43
|
23
|
16.VV
Overpelt Fabriek
|
30
|
4
|
9
|
17
|
21
|
53
|
17
|
CHAMPIONNAT
DE BELGIQUE – DIVISION 2 – 1984-1985
2/9/84 - RWDM - KSK TONGEREN 2-3
Deleu, Gollièrre, Trigaux, Charels, Garot, Thairet (76' Beuckelaers), Mergan, De Greef, Bouwmeester, Van Mierlo, Demesmaeker
0-1 37' Dewallef 0-2 42' Dewallef
1-2 44' Garot 2-2 56' Demesmaeker 2-3 71' Dewallef
9/9/84 - KRC HARELBEKE - RWDM 0-2
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Bouwmeester, Thairet
(83' Beuckelaers), Demesmaeker, Van
Mierlo,Mergan
16/9/84 - RWDM - PATRO EISDEN VV 4-1
Deleu, Trigaux, Gollièrre, Garot, Cossey, Thairet (75' Beuckelaers), De Greef, Bouwmeester, Demesmaeker, Mergan, VanMierlo
1-0 24' Mergan 2-0 25' Van
Mierlo 3-0 32' Cossey 3-1 42' Jeurissen 4-1 80' Van Mierlo
23/9/84 - KSC HASSELT - RWDM 0-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Bouwmeester, Thairet, Mergan, Demesmaeker, Van Mierlo (68' Beuckelaers)
30/9/84 - RWDM - KFC WINTERSLAG 3-1
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, Thairet, De Greef (46' Beuckelaers), Bouwmeester, Mergan, Van Mierlo, Demesmaeker
1-0 36' Mergan 2-0 65'
Thairet 2-1 66' P.Denier 3-1 79' Bouwmeester
6/10/84 - K BERINGEN FC - RWDM 1-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, Denil (61' Charels), Thairet
(87' Beuckelaers), Bouwmeester, Demesmaeker, Mergan, Van Mierlo
14/10/84 - KRC MECHELEN - RWDM 2-1
Deleu, Trigaux, Garot, Wouters, Cossey, Denil (63' Charels), De Greef
(88' Beuckelaers), Bouwmeester Demesmaeker, Mergan, Van Mierlo
1-0 29' Caes 2-0 65' Douven
2-1 67' De Greef p
21/10/84 - RWDM - K ST TRUIDEN VV 1-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Van Mierlo,
Demesmaeker, Mergan, Bouwmeester, Denil (46' Thairet)
1-0 69' Thairet
28/10/84 - KFC BOOM - RWDM 0-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey (87' Charels), De Greef,
Bouwmeester, Thairet, Van Mierlo, Mergan (84' Denil), Demesmaeker
4/11/84 - RWDM - VV OVERPELT FABRIEK 3-0
Deleu, Trigaux, Cossey, Beuckelaers, De Greef, Thairet, Gollièrre,
Bouwmeester, Denil (65' Mergan), Van Mierlo, Demesmaeker
1-0 47' Demesmaeker 2-0 65'
Van Mierlo 3-0 75' Mergan
10/11/84 - R CHARLEROI SC -
RWDM 1-1
Deleu, Trigaux, Bouwmeester,
Wouters, Cossey, Thairet, Charels (65' Denil), De Greef, Demesmaeker, Van
Mierlo (88' Beuckelaers), Mergan
0-1 76' Thairet 1-1 90' D'Hondt
18/11/84 - RWDM - K BERCHEM SPORT 3-0
Deleu,
Trigaux, Cossey, De Greef, Gollièrre, Beuckelaers, De Greef, Thairet (75'
Denil), Bouwmeester, Van Mierlo, Mergan, Demesmaeker
1-0 45' Mergan 2-0 55'
Thairet 3-0 88' De Greef p
24/11/84 - KFC DIEST - RWDM 0-1
Deleu,
Trigaux, Beuckelaers, Gollièrre, Cossey, De Greef, Bouwmeester, Thairet,
Demesmaeker, Van Mierlo (74' Denil), Mergan
0-1 44' Thairet
2/12/84 - RWDM - ROYALE UNION ST GILLOISE 6-1
Deleu, Trigaux, Gollièrre, Beuckelaers, Cossey, Thairet, De Greef (61'
Denil), Bouwmeester, Demesmaeker, Mergan, Van Mierlo
1-0 2' Demesmaeker 2-0 38'
Demesmaeker 3-0 41' Demesmaeker 4-0 55' Van Mierlo 4-1 62' Electeur 5-1 63'
Demesmaeker 6-1 76' Van Mierlo
9/12/84 - KSC EENDRACHT AALST- RWDM 1-4
Deleu, Trigaux, Gollièrre, Beuckelaers (55' Garot), Cossey, Thairet, De
Greef, Bouwmeester, Demesmaeker, Van Mierlo, Mergan
1-0 15' Moock p 1-1 17'
Thairet 1-2 31' Mergan 1-3 65' Thairet 1-4 78' De Greef p
27/1/85 - PATRO EISDEN VV - RWDM 1-6
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Thairet,
Bouwmeester, Denil (70' Beuckelaers), Demesmaeker, Van Mierlo
0-1 19' Van Mierlo 1-1 34'
Smeets 1-2 43' Thairet 1-3 69' Van Mierlo 1-4 85' Cossey 1-5 86' Van Mierlo 1-6
89' Thairet
3/2/85 - RWDM - KSC HASSELT 1-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, Denil (89' Beuckelaers), De
Greef, Thairet, Bouwmeester, Van Mierlo
(46' Mergan), Demesmaeker
24/2/85 - RWDM - KRC MECHELEN 4-2
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Emmerechts, Thairet (73' Mergan),
Bouwmeester, De Greef, Denil, Van Mierlo, Demesmaeker
0-1 43' Leys 1-1 44' De
Greef p 2-1 45' Thairet 2-2 48' Van Hoof 3-2 81' Mergan 4-2 84' Demesmaeker
2/3/85 - KSK TONGEREN - RWDM 2-1
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Bouwmeester,
Thairet, Denil (65' Mergan), Van Mierlo, Demesmaeker
1-0 62' Dewallef 2-0 69'
Dewallef 2-1 89' Demesmaeker
10/3/85 - RWDM - KRC HARELBEKE 2-2
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Bouwmeester,
Thairet, Mergan, Van Mierlo, Demesmaeker
0-1 8' Beheydt 1-1 14'
Trigaux 2-1 57' Thairet 2-2 78' Cieters
16/3/85 - KFC WINTERSLAG - RWDM 2-4
Deleu, Trigaux, Wouters, Garot, Cossey, Thairet, De Greef, Bouwmeester,
Denil (46' Beuckelaers), Van Mierlo, Demesmaeker
1-0 8' De Raeve 1-1 16'
Trigaux 1-2 60' Bouwmeester 2-2 72' Bijnens 2-3 76' Cossey 2-4 85' De Greef p
24/3/85 - VV OVERPELT FABRIEK - RWDM 3-1
Deleu, Trigaux, Beuckelaers, Cossey, De Greef, Gollièrre, Thairet, Van
Mierlo, Denil (46' Mergan), Demesmaeker, Bouwmeester
1-0 20' Abrahams 2-0 31'
Peppels 3-0 33' Peppels 3-1 54' Bouwmeester
31/3/85 - RWDM - R CHARLEROI
SC 4-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Thairet (70'
Mergan), Bouwmeester, Denil, Van Mierlo, Demesmaeker
1-0 5' Bouwmeester 2-0 44'
Van Mierlo 3-0 60' Demesmaeker 4-0 85' Demesmaeker
7/4/85 - K BERCHEM SPORT - RWDM 0-1
Deleu,
Trigaux, Gollièrre, Garot, Cossey, De Greef, Beuckelaers, Bouwmeester, Denil
(75' Mergan) Demesmaeker, Van Mierlo
14/4/85 - RWDM - KFC DIEST 4-1
Deleu, Trigaux, Gollièrre, Garot (46' Beuckelaers), Cossey, Thairet (60'
Denil), De Greef, Bouwmeester, Demesmaeker, Mergan, Van Mierlo
1-0 2' De Greef 2-0 34' Van
Mierlo 3-0 38' Van Mierlo 4-0 77' Cossey 4-1 80' Versavel p
21/4/85 - RWDM - K BERINGEN FC 1-1
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Thairet,
Bouwmeester, Demesmaeker (63' Denil), Van Mierlo, Mergan
27/4/85 - K ST TRUIDEN VV - RWDM 1-6
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Cossey, De Greef, Thairet,
Bouwmeester, Denil (78' Beuckelaers), Demesmaeker, Van Mierlo
1-0 4' Coenen p 1-1 18' Van
Mierlo 1-2 47' Bouwmeester 1-3 52' Demesmaeker 1-4 71' De Greef 1-5 86' Cossey
88' Thairet
5/5/85 - RWDM - KFC BOOM 0-0
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Thairet (88' Beuckelaers), De Greef,
Denil (60' Mergan), Bouwmeester, Van Mierlo, Demesmaeker
12/5/85 - ROYALE UNION ST GILLOISE - RWDM 0-1
Deleu, Trigaux (55' Mergan), Garot, Gollièrre, Cossey (72' Beuckelaers),
Denil, Thairet, De Greef, Demesmaeker, Bouwmeester, Van Mierlo
19/5/85 - RWDM - KSC EENDRACHT AALST 2-2
Deleu, Trigaux, Garot, Gollièrre, Thairet (80' Wouters), Bouwmeester,
Mergan, Beuckelaers, Denil, Van Mierlo, Demesmaeker
0-1 12' Dewinne 0-2 24' Van
Roy 1-2 30' Van Mierlo 2-2 82' Wouters
COUPE DE
BELGIQUE
1/32 – 26/8/84 - VC WESTERLO
- RWDM 2-3
Deleu, Trigaux, Garot,
Gollièrre, Cossey (25' Beuckelaers), Charels, Thairet, Bouwmeester, Denil (74'
Demesmaeker), Van Mierlo, Mergan
0-1 8' Van
Mierlo 1-1 12' Lemmens 1-2 50' Mergan 2-2 62' Vranckx 2-3 90' Thairet
1/16 – 7/11/84 - KV MECHELEN
- RWDM 2-1
Deleu, Trigaux, Garot,
Gollièrre, Cossey, De Greef, Thairet, Bouwmeester, Denil (64' Charels), Van
Mierlo, Demesmaeker
1-0 24' Billen 1-1 44'
Cossey 2-1 86' Smets
1984-1985
|
|
Joués
tot
|
Buts
tot
|
Joués CH
|
Joués CB
|
Buts
CH
|
Buts
CB
|
BEUCKELAERS
Olivier
|
2/12/63
|
24
|
0
|
23
|
1
|
0
|
0
|
BOUWMEESTER
Hans
|
28/08/58
|
32
|
7
|
30
|
2
|
7
|
0
|
CHARELS
Bruno
|
28/03/58
|
7
|
0
|
5
|
2
|
0
|
0
|
CNEUDT
Alain
|
5/08/59
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
COSSEY
Rudy
|
2/08/61
|
28
|
6
|
26
|
2
|
5
|
1
|
DE
GREEF Yves
|
26/01/62
|
29
|
10
|
28
|
1
|
10
|
0
|
DELEU Eric
|
30/01/60
|
32
|
0
|
30
|
2
|
0
|
0
|
DEMESMAEKER Pol
|
8/09/63
|
32
|
10
|
30
|
2
|
10
|
0
|
DENIL
Alain
|
17/08/66
|
25
|
0
|
23
|
2
|
0
|
0
|
EMMERECHTS
Geert
|
5/08/68
|
1
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
GAROT Philippe
|
30/11/48
|
26
|
1
|
24
|
2
|
1
|
0
|
GOLLIERRE Patrick
|
16/05/60
|
29
|
0
|
27
|
2
|
0
|
0
|
MERGAN
Hans
|
29/01/66
|
28
|
7
|
27
|
1
|
6
|
1
|
THAIRET
Patrick
|
21/08/60
|
30
|
14
|
28
|
2
|
13
|
1
|
TRIGAUX
Marc
|
23/05/53
|
32
|
2
|
30
|
2
|
2
|
0
|
VAN
HOORDE Dirk
|
30/06/58
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
VAN MIERLO Toine
|
24/08/57
|
32
|
15
|
30
|
2
|
14
|
1
|
WOUTERS Albert
|
15/07/64
|
4
|
1
|
4
|
0
|
1
|
0
|
MATCHES AMICAUX
5/8/84 Jong
Lede – RWDM 0-6
9/8/84 RWDM
– R Charleroi SC 1-1
12/8/84 RWDM
– R Charleroi SC (demi-finale) 4-2
15/8/84 Racing
Jet Bruxelles – RWDM (finale) 0-0
4-5 penalties
14/11/84 RWDM
– Equipe nationale militaire 2-1
22/11/84 FC
Overijse – RWDM 3-2

