
Cette
campagne dans l’antichambre de l’élite avait été finalement très agréable. Nous
avions pu découvrir certains stades que nous ne connaissions pas encore et le
RWDM était craint tout en étant considéré comme l’équipe à battre (comme dans
le bon vieux temps). De retour en D1, cela allait bien entendu être une autre
histoire et il allait falloir se réhabituer à perdre. Bien entendu, le maintien
était l’objectif principal. Philippe Garot avait été, logiquement, confirmé à
son poste d’entraîneur et il avait également décidé de prolonger sa carrière de
joueur. Si cumuler ces fonctions ne lui avait pas trop mal réussi en D2, en D1
cela allait s’avérer bien plus compliqué, comme l’avenir n’allait pas tarder à
nous l’apprendre.
L’état
des finances ne s’améliorait pas, loin de là. Après avoir fait un effort pour
le conserver l’année précédente, la direction dut se résoudre à laisser partir
l’un de nos meilleurs éléments, Toine Van Mierlo, qui nous quitta pour Gand.
Une lourde perte qui suscita ma vive désapprobation car il était un de mes
joueurs préférés. Et je ne comprenais pas comment la direction acceptait de se séparer
d’un tel atout, qui avait l’expérience de ce niveau et qui pouvait faire la
différence à tout moment. Les autres départs prêtaient nettement moins à
conséquence. Albert Wouters, le héros de la montée, s’en alla aux Francs
Borains. Alain Cneudt, qui avait passé toute la saison en équipe réserve,
rejoignit l’Eendracht Zele. Et Bruno Charels, qui avait une fâcheuse propension
à commettre des bourdes, prit la route de Liedekerke. Il faut préciser que nous
avions perdu pour une longue période deux défenseurs titulaires en D2 : Rudy
Cossey s’était blessé en fin de saison pour une durée de six mois et Marc
Trigaux avait tout simplement été écarté du noyau par Philippe Garot. Comme
d’habitude, l’entre-saison avait été fertile en remous internes. Plusieurs joueurs
n’avaient pas voulu prolonger leur contrat mais, après un long bras de fer avec
la direction, ils se laissèrent convaincre. C’était le cas de Hans Bouwmeester,
de Rudy Cossey et de Marc Trigaux justement.
Debout :
Garot (entraîneur-joueur), Beuckelaers, Deleu, Gollièrre, Edelbloedt, Coeck,
Soors (soigneur), Fridvalzsky (adjoint). Accroupis : Emmerechts, Thairet , De Greef, Demesmaeker, Mergan,
Wawa. Absents : Billen, Cossey, Denil, Trigaux.
Parmi
les arrivées, il y eut un médian hollandais d’Helmond Sport, Jaak Edelbloedt.
Il y avait, si l’on peut dire, deux types de joueurs hollandais : ceux qui
possédaient une excellente technique et une élégance naturelle sur le terrain
et ceux qui misaient pratiquement tout sur leur physique et leur engagement parfois
à outrance. Edelbloedt faisait partie de cette seconde catégorie. On peut même
dire qu’il en était une caricature vivante, avec son look de docker
rotterdamois. Son style de jeu lui valait régulièrement les foudres arbitrales
mais le public l’adopta immédiatement car il se donnait toujours à 100%.
Parfois même, certains de ses anciens supporters d’Helmond Sport effectuaient
le déplacement au stade Machtens pour l’encourager.
Le rude
Hollandais Jaak Edelbloedt.
Le
défenseur malinois Mathy Billen, 32 ans, fut engagé afin d’apporter un peu
d’expérience à la défense. Il rendit bien des services et, ce qui ne gâte rien,
avait un très bon contact avec les supporters. Le jeune gardien (20 ans) Mike
Coeck arriva d’un petit club waaslandien, Bazel, afin de servir de doublure à
Eric Deleu, confirmé comme titulaire.
Et
il y eut bien entendu le transfert du Zaïrois Lambic Wawa, qui allait devenir
une des figures marquantes de notre club. Wawa était le premier Africain à
représenter le RWDM. Durant les années 60, il y avait eu les Congolais Asaka
(surnommé « l’Assassin ») et Mayunga au Daring mais, au milieu des
années 80, il y avait encore très peu d’Africains qui jouaient dans le
championnat belge. Si je me souviens bien, il y avait N’Gapy, Bocandé et
Kingambo à Seraing, Mamadou à Bruges et Mutombo à Waregem. Aujourd’hui, il y en
a nettement plus bien sûr. A ce moment-là, c’était une attraction de voir un
joueur venu de ce continent, avec des qualités tout à fait différentes de
celles habituellement rencontrées sous nos latitudes. Lambic venait d’un club
de Kinshasa, Kalamu. Comment s’est réalisé ce transfert insolite pour l’époque?
Lambic Wawa : “Le président de mon club venait souvent en Belgique et était
ami avec Henri Depireux. Celui-ci, qui connaissait bien les dirigeants
molenbeekois, leur avait signalé qu’il y avait un excellent joueur à Kalamu :
moi! J’étais international zaïrois et je voulais tenter ma chance à l’étranger.
C’est ainsi que je rejoignis le RWDM et qu’Henri Depireux devint mon manager.
Au début, ce fut très dur. J’étais arrivé au mois de juillet en Belgique et il
faisait beau. Mais après, en automne et en hiver, je n’étais pas habitué à de
telles températures... Au début, je logeais dans un appartement appartenant à
Philippe Ettendorf, situé Place Simonis, où il n’y avait pas de douches!
J’étais obligé de venir au stade pour en prendre... Par contre, il y avait la
télévision…seulement en noir et blanc. Mais cela ne dura pas car quelques mois
plus tard, quand j’ai commencé à bien jouer, j’ai eu une voiture et une
maison.” Wawa éprouva également des difficultés à s’adapter au football
belge. Il était attaquant mais il dut patienter jusqu’à notre 25ème match avant
d’inscrire son premier but. Il faut dire que sous Philippe Garot, il fut
ballotté d’une place à l’autre, jouant même l’un ou l’autre match en tant
qu’arrière droit!
Une
nouvelle pelouse avait également été posée. Ce ne sera pas la dernière fois et
notre stade Machtens était déjà célèbre pour le mauvais état de son tapis de
jeu…La préparation s’était essentiellement déroulée au Luxembourg, où nous
avions rencontré des clubs de la région, dont le FC Metz, mais aussi l’équipe
nationale du Grand-Duché. Les matches suivants furent disputés contre des clubs
de divisions inférieures. La direction se rendant compte que nous risquions
d’être trop courts en attaque, plusieurs joueurs avaient été testés lors de ces
joutes amicales. Parmis eux, quelques autres Zaïrois, dont un certain Didier
Kobla qui allait nous rejoindre plus d’un an après. On crut à un moment avoir
trouvé l’oiseau rare en la personne de l’Anglais Guthrie. Finalement l’affaire
ne se fit pas car Garot estimait que “sa grand-mère aurait pu faire mieux
que lui”! Philippe Garot allait d’ailleurs se distinguer tout au long de la
saison par des déclarations à la presse parfois désobligeantes pour ses
joueurs, ce qui constituera à n’en pas douter un des facteurs de sa chute. Mais
n’anticipons pas.
Le Kop en 1986.
La
saison débuta par un bon nul à Lokeren (1-1) qui nous laissa néanmoins des
regrets car les Waaslandiens n’avaient égalisé qu’à cinq minutes de la fin
suite à une erreur d’Eric Deleu. Un début certes encourageant, mais la suite
allait se révéler d’emblée beaucoup plus pénible. Le RWDM prit deux points à
l’occasion de deux nuls blancs, contre Waregem et à Waterschei. Nous avions
ensuite, non sans mal, réussi notre entrée en coupe, à Zele. Philippe Garot
avait été exclu et avait du subir la vindicte populaire des supporters locaux
dans la minuscule tribune assise où il avait prit place. Patrick Thairet nous
tira de ce guêpier en inscrivant le but de la qualification à 20 minutes du
terme. Je garde un très bon souvenir de notre voyage en train vers la bourgade
flandrienne, comme toujours avec ce moyen de locomotion.
Après
un an d’absence, le derby face à Anderlecht était de retour. Quelle différence
entre l’arrogance naturelle des mauves et la haine palpable dans les gradins
par rapport à l’atmosphère de fête qui avait entouré les deux derbies contre
l’Union la saison précédente. Après six minutes de jeu, le Sporting de
St.Guidon menait déjà par 2-0. Bouwmeester entretint le suspense mais un but de
Lozano mit fin à nos espoirs.
28/8/85
RWDM-Anderlecht (1-3). Le derby du retour en D1. Sur ce document, on voit
Vercauteren et Vandenbergh, deux futurs Molenbeekois, face à Mathy Billen et
Patrick Gollièrre.
Nous
devions ensuite nous farcir une visite chez l’autre grand candidat au titre, le
FC Bruges. Pour se départager, Anderlechtois et Brugeois eurent d’ailleurs
besoin cette saison-là d’un double test-match qui tourna à l’avantage de nos
voisins. A l’Olympiapark, notre équipe tint une heure, avant de craquer sous
les coups de butoir des Brugeois où officiait un jeune Français qui était en
train de se faire un nom dans la Venise du Nord avant de devenir une star
hexagonale, un certain Jean-Pierre Papin, qui n’était pas encore « Jipépé ».Si
ces deux échecs étaient prévisibles, la défaite par 0-1 à domicile face au
Lierse était par contre nettement plus douloureuse. L’équipe ne jouait pas mal
mais était décidément très légère en attaque. Le pauvre Mergan se démenait
comme il pouvait à un poste d’avant-centre qui n’était visiblement pas taillé à
sa mesure. Pas en première division en tout cas. Résultat des courses, après
sept journées, nous étions lanterne rouge…Nos joueurs allèrent ensuite
conquérir un point de haute lutte au Beerschot, où le fougueux Dirk Goossens
cassa le nez de Patrick Gollièrre…
15/9/85
Beerschot-RWDM (1-1). Dirk Goossens vient de casser le nez de Patrick
Gollièrre.
La
visite de Charleroi, vainqueur du tour final, nous permit enfin de récolter
notre premier succès (4-2). En un seul match, nous avions réussi à inscrire
autant de buts qu’en sept. Etions-nous définitivement lancés? Non, hélas…La
rencontre suivante, à Gand, me laisse un très mauvais souvenir. Pas tant pour
la lourde défaite par 4-0 (avec un hat-trick de René Mücher alors que le score
était encore vierge à la mi-temps) mais à cause de ce qui se passa avant
celui-ci. Avec
Il y avait bien eu une
victoire miraculeuse à Seraing par un froid jeudi soir de novembre grâce à un
penalty de De Greef et un nul blanc à domicile contre le Standard mais pour le
reste, c’était un mélange de médiocrité et d’inefficacité chronique, comme
contre Lokeren à domicile, où après avoir mené, les nôtres s’inclinèrent en
ayant raté plusieurs occasions. Parfois,
l’équipe ne jouait pas mal du tout. Mais les résultats ne suivaient pas. La
direction continuait ses recherches afin d’encore dénicher un attaquant mais
rien ne vint. Après un match catastrophique de Deleu contre Liège (1-4), où le
public l’avait pris pour cible, Garot lança dans le bain le jeune gardien Mike
Coeck à l’occasion de la visite du CS Bruges. Deux jours avant cette rencontre,
la société de J-B L’Ecluse avait été déclaré en faillite. De très mauvais
augure pour notre club. La mort d’Edmond Machtens lui avait déjà porté un rude
coup mais d’autres facteurs étaient entrés en jeu. La plupart des chantiers
décrochés par sa société étaient publics et il se disait que l’Etat belge ne
payait pas toujours à heure et à temps, loin de là même. Par contre, il fallait
continuer à faire tourner la boîte, payer les ouvriers, les fournisseurs, etc.
N’étant pas dans le secret des Dieux et des hautes sphères, ce n’est qu’une
hypothèse, mais toujours est-il que les faits étaient là et que cela allait
avoir des répercussions importantes pour le RWDM. A vingt-quatre heures de ce
match important contre le Cercle, la presse titrait : « Le RWDM
rayé de la carte? » Ce sera pour plus tard…Beaucoup trop tendre, Coeck ne tint que deux matches, le temps de la
défaite contre le CS Bruges (2-4) et en coupe, toujours à domicile, contre
Saint-Trond (0-1) à l’issue d’une partie d’une affligeante faiblesse…
27/10/85
RWDM-CS Bruges (2-4). Mike Coeck encaisse son deuxième but. Denil et Edelbloedt
sont dépités / 3/11/85 Coupe de Belgique, RWDM-St Trond (0-1). Alain Denil
tente de passer un Trudonnaire au cours d’un des plus mauvais match de
l’histoire de notre club.
A
Beveren, le dimanche suivant, Eric Deleu était de retour entre les perches. Dès
la reprise des hostilités en championnat, nous devions aller affronter
Anderlecht au Parc Astrid. Ce match tourna à la catastrophe. En fait, il n’y
eut pas de match. 7-0, score final. Une humiliation. La plus grosse défaite de
notre histoire. Et encore, les mauves n’avaient pas joué un bon match…
Pourtant, il n’y eut pas de sabotage de la part du groupe de joueurs comme la
presse l’écrivit à l’époque. Patrick Thairet était sur le terrain ce soir
là : « En fait, Garot s’est complètement planté sur la tactique à
adopter. Il plaça le seul Demesmaeker en pointe, avec moi en retrait chargé de
lui donner des ballons. Et tout les autres : derrière! Nous avons pris une
raclée mais ce n’était pas délibéré bien entendu. Il est cependant vrai qu’après,
les joueurs estimèrent qu’il valait mieux que le club se sépare du coach sous
peine de filer tout droit vers la D2. Dans le car qui effectuait le court
trajet vers Molenbeek, certains joueurs en parlaient, principalement les
Hollandais et les Néerlandophones. Le lendemain, nous nous sommes réunis au
Madison avec Robert L’Ecluse et nous lui avons fait part de notre souhaît. Mais
le match à Anderlecht, nous l’avons joué à fond. Garot a ensuite raconté à la
presse que nous l’avions saboté. Faux! Ce qui est vrai, c’est qu’il y avait un
malaise depuis quelques semaines avec lui. Nous discutions souvent des choses
qui n’allaient pas, nous lui donnions notre avis, mais jamais il n’en avait
tenu compte. » Patrick Gollièrre : « Oui, c’est exact.
Son gros défaut, c’était d’être trop têtu. Lorsqu’il voyait qu’une méthode ne
fonctionnait pas, il s’obstinait. A mon sens, il a commit une autre grosse
erreur : il aurait dû racrocher ses crampons après la montée. Ce qui était
possible en D2 ne l’était pas en D1. » Le couperet tomba donc sur le Verviétois :
Garot était limogé et remplacé par son adjoint, Tom Frivaldszky. Ce renvoi
n’était une surprise pour personne. Il ne paraissait plus avoir le groupe de
joueurs en main et, parfois, il ne se privait pas de les critiquer par voie de
presse. Morceaux choisis. Après Gand-RWDM : « Il y a des clowns
dans mon équipe ». Ou après RWDM - Saint-Trond : « Nous
entretenons des profiteurs. » Et surtout, à l’issue de RWDM-Waterschei
en décembre, il déclara : « Parmi les entraîneurs du club, il y en
a un qui n’attend qu’une occasion pour prendre ma place. Il va même jusqu’à se
réjouir lorsque nous perdons. » Je ne pense pourtant pas qu’il parlait
de Frivaldszky car il avait de bons rapports avec lui.
Pour
le baptême du feu de Tom, nous recevions l’autoritaire leader, le FC Bruges.
Autant dire que personne n’aurait osé parier un kopek sur nos chances. Mais
l’équipe était métamorphosée, méconnaissable. A la place de onze moutons, il y
avait onze lions sur le terrain. Trigaux avait été rappelé et Rudy Cossey (qui
avait déjà disputé le match à Anderlecht) inscrivit le seul but de la partie
dans un stade Machtens en délire. Après un tel match, tout le monde s’était
repris à espérer. L’opération maintien débutait. La semaine suivante, nous nous
étions imposés 1-3 au Lierse, dirigé par Johan Boskamp. Suivirent deux nuls,
contre le Beerschot (1-1) et sur le terrain enneigé de Charleroi (2-2,
égalisation locale à la dernière minute comme l’année précédente). Par la même
occasion, nous quittions les sièges basculants pour ne plus jamais y retourner.
Quelques jours plus tard, Lambic Wawa inscrivit son premier but contre le FC
Malines (3-1). Tom Frivaldszky connut pour la première fois la défaite à
domicile contre Gand (0-1) mais le RWDM alla ensuite s’imposer de belle manière
à Courtrai (2-3). Notre équipe alterna alors victoires à domicile (Seraing,
Beveren) et défaites en déplacement (Liège, Cercle Bruges et Malines). Mais le
maintien était en vue et la victoire contre l’Antwerp l’assura définitivement.
16/2/86 RWDM-La Gantoise (0-1). Les joueurs montent
sur la pelouse devant la « vieille » tribune pleine.
Un
véritable miracle! Pour la dernière journée, nous pûmes même nous rendre au
Standard, qui devait gagner pour se qualifier pour la coupe UEFA, sans le
moindre stress. Le RWDM eut le bon goût de jouer le jeu à fond mais manqua de
réussite et s’inclina sur deux buts de Czerniatynski. L’équipe revenait de
loin… Nous terminions finalement à la 13ème place, pour laquelle nous aurions
signé des deux mains avant l’entame des hostilités. Mais cela n’avait pas été
sans mal. La saison était pourtant loin, très loin même d’être terminée. C’est
dans les coulisses que se jouèrent les derniers et pénibles actes de cet
exercice 1985-1986 qui vit le triste départ de Jean-Baptisite L’Ecluse.
Coupe
du monde mexicaine oblige, le championnat s’était terminé fort tôt. Afin de
meubler la fin de saison, la ligue pro organisa une nouvelle compétition pour
ses clubs, sponsorisée par Callebaut. Comme elle ne déchaîna pas les passions,
loin de là, elle fut tout naturellement baptisée la “coupe en chocolat” par les
supporters. Nous étions versés dans le groupe de Gand, du FC Malines et du
Lierse. L’équipe atteignit tout de même les demi-finales où le FC Liège nous
battit par 3-0. Les matches n’avaient attiré que quelques centaines de
spectateurs mais cette compétition allait rentrer dans l’histoire de notre club
pour des raisons extra-sportives.
En
coulisses, c’était la débâcle. Les rumeurs alarmistes qui avaient longtemps circulé
autour de notre club s’étaient concrétisées : fin avril, le RWDM était déclaré
en faillite par le tribunal de Commerce. Heureusement, à l’époque, l’Union
Belge ne reléguait pas encore les clubs en faillite. Nous allions être les
derniers à bénéficier de leur mansuétude car ils changèrent leurs règlements
peu de temps après. Nous accusions un passif de 170 millions de FB. Malgré
cette situation précaire, les salaires allaient être honorés jusqu’au bout,
comme me l’a confirmé Yves De Greef. Comment avait-on pu en arriver là? On a
coutume de dire que l’histoire est un éternel recommencement et nous allions
devoir encore nous reposer cette question à maintes reprises au cours des
années qui suivirent… La situation provoqua des évènements surréalistes. Le plus
célèbre fut bien entendu le départ vers Anderlecht d’un cadet très prometteur
afin de pouvoir payer une note d’électricité. Il s’agissait d’un certain Johan
Walem.
Les Cadets
Provinciaux en 1985-86 sous la direction d’Alex Horvath. Johan Walem est le 5ème joueur accroupis à partie de la gauche.
Toujours
est-il que le club était à reprendre. Il fut même question à un moment d’une
fusion avec le Racing Jet mais le scénario le plus crédible était la reprise.
Trois groupes étaient candidats. Celui de Willy Uytterhaegen, dirigeant de la
filiale belge de Grundig, et qui avait à ses côtes plusieurs petits
investisseurs mais aussi Johan Boskamp; celui d’Henri Mabille et enfin celui de
Johan Vermeersch, ce dernier ayant le soutien du groupe de joueurs, de Tom Frivaldszky
et de la commune de Molenbeek. Après son départ du club en 1984 lié à son
expérience malheureuse en tant qu’entraîneur du RWDM et suivi d’un intermède au
Racing Jet, Vermeersch avait quitté le monde du football pour se consacrer
entièrement, et avec succès, à son entreprise de construction. Deux ans plus
tard, il refaisait surface, cette fois-ci de l’autre côté de la barrière, en
tentant de racheter le club. Le 22/5/1986, le RWDM devait jouer un match au
stade Machtens contre le FC Malines dans le cadre de la coupe Callebaut. Les
joueurs, en soutien à Vermeersch mais aussi pour protester contre les rumeurs
de retour de Johan Boskamp au club, refusèrent de revêtir leurs équipements et
de monter sur le terrain. Yves De Greef : “Le but de la grève était de
montrer à tout le monde que nous, les joueurs, nous ne voulions pas du groupe
Uytterhaegen. Nous voulions nous faire entendre et à ce moment-là, il n'y avait
pas d'autre solution aussi "marquante" pour montrer notre volonté.” Patrick
Gollièrre : « Si nous avons choisi de prende le parti de
Vermeersch, c’est que nous étions persuadés qu’en cas de reprise par le groupe
Uytterhaegen, Boskamp reviendrait au club. Et ça, nous voulions à tout prix
l’éviter… » J’étais ce jour-là dans la tribune. Drôle d’expérience que
celle d’attendre notre équipe ne venant jamais et de voir les adversaires seuls
sur le terrain. Malgré cela, Uytterhaegen emporta officiellement la
mise le lendemain, avec à ses côtés Henri Mabille qui resta notre correspondant
qualifié. Mabille, concessionnaire Opel bien connu, était l’un des derniers
rescapés du Racing White et allait encore faire parler de lui au stade
Machtens. Les joueurs, dont plusieurs s’étaient déplacés au Tribunal de
commerce, se montrèrent très déçus de cette décision. Yves De Greef y était : “Tout le groupe
avait opté pour la solution Vermeersch-Mabille-Commune de Molenbeek car nous
connaissions et avions confiance en ces personnes. Et tout le monde serait
reparti avec un moral d'acier car nous étions prêts à nous défoncer pour cette
cause. Chacune des parties se connaissait et s'appréciait et je pense qu'on
aurait pu faire quelque chose de bien. Malheureusement, une surenchère
incroyable lors de l'audience au Tribunal de Commerce a obligé Johan Vermeersch
à se retirer du débat et finalement, pour limiter les dégâts, un accord entre
Mabille et le groupe Uytterhaegen a été trouvé.”
Mai
1986, Tribunal du Commerce de Bruxelles. Johan Vermeersch explique aux joueurs
déçus (Deleu, Mergan, De Greef, Gollièrre, Cossey) sa décision de se retirer.
Le conseiller
juridique de M. Uytterhaegen était Jean-Marie Philips, l’actuel président de la
ligue professionnelle de football et qui allait entrer au club en tant que
secrétaire et y travailler plusieurs années. Ce sera la première expérience
footbalistique de cet ancien supporter du Daring au tumultueux passé, né à deux
pas du stade Bossaert. Il était lui aussi au tribunal : « La veille de
l’audience, nous avions été dîner avec M. Vermeersch au « Chalet
Normand », au Sippelberg, afin de tenter de trouver un terrain d’entente.
Peine perdue car la discussion avait pratiquement tourné à la dispute. Le
lendemain, au tribunal, la reprise avait été initialement fixée à 15 millions
de FB. Mais chaque partie voulait l’emporter et les enchères montèrent jusqu’à
21 millions. A ce moment-là, tout le monde se rendit heureusement compte qu’il
fallait s’arrêter et trouver une solution commune. Les débats furent
interrompus et les trois parties se réunirent dans la bibliothèque du tribunal.
Il fut convenu que l’association était la meilleure solution. Mais, dans ces
conditions, Vermeersch revendiquait le pouvoir. Les deux autres parties ne
l’entendirent pas de cette oreille et Vermeersch se retira… » Jean-Baptiste
L’Ecluse s’était entretemps vu refuser l’entrée au tribunal. Il gardera
toujours une rancœur tenance à l’égard de ses successeurs et plus
particulièrement à Henri Mabille. Le duo rafla donc la mise
auprès du curateur Raymond Van Rolleghem pour la somme de 21 millions de FB,
chacun devant en apporter la moitié.
Si Mabille n’eut aucune
peine à réunir sa part de 10, 5 millions, il en était tout autrement pour
Uytterhaegen. Avant que la décision du tribunal ne tombe, le président du FC
Malines, John Cordier, avait conclu un pré-accord avec Johan Boskamp (rien
d’officiel donc) afin d’acquérir Pol Demesmaeker et Alain Denil pour 11
millions. Uytterhaegen voulut se rendre seul à Malines et obtenir ainsi la
somme nécessaire à son apport. Mais Mabille insista pour y aller aussi et, en
tant qu’associé, en empocher la moitié… Etant correspondant qualifié du club,
il était le seul habilité à signer les documents de transferts. Uytterhaegen
était obligé d’accepter. Avec ces 5 millions et demi, M. Mabille régla
certaines dettes restantes, notamment envers Philippe Garot à qui le club
devait encore de l’argent. Quant à Uytterhaegen, il parvint tout de même à
réunir la somme grâce à des petits investisseurs, dont Dick Fish et le patron
de la taverne « Le Madison ». Devant l’hostilité du groupe de joueurs
à son égard, Johan Boskamp n’insista pas et ne revint donc pas au club. La
commune et son bourgmestre Marcel Piccart se montrèrent ouvertement contre
cette solution. Le 12 juin, ils décidèrent de contester la décision du Tribunal
du Commerce d’attribuer la reprise au groupe Uytterhaegen. Mais sept jours plus
tard, ils furent déboutés et même condamnés à payer 50.000 FB de dommages et
intérêts à Uytterhaegen pour procès “vexatoire et téméraire”! Commença alors un
bras de fer entre les deux parties mais tout s’arrangea finalement… Un bel
imbroglio, spécialité molenbeekoise s’il en est. Jean-Baptiste L’Ecluse, qui entre-temps avait traité Vermeersch de “dikke
nek”, s’était vu proposé le poste, honorifique, de président d’honneur,
qu’il refusa. Ainsi se clôturaient définitivement, dans la confusion, les
“années L’Ecluse”, père fondateur du RWDM. Ce n’était sans doute pas ce qu’il
avait imaginé en 1973.
CLASSEMENT
|
J
|
G
|
N
|
P
|
P
|
C
|
P
|
1.RSC Anderlecht
|
34
|
22
|
8
|
4
|
84
|
33
|
52
|
2.Club Brugge KV
|
34
|
22
|
8
|
4
|
78
|
34
|
52
|
3.R Standard CL
|
34
|
15
|
12
|
7
|
57
|
29
|
42
|
4.KAA Gent
|
34
|
15
|
11
|
8
|
51
|
38
|
41
|
5.KSK Beveren
|
34
|
15
|
10
|
9
|
51
|
37
|
40
|
6.RFC Liégeois
|
34
|
15
|
9
|
10
|
43
|
35
|
39
|
7.K Beerschot VAV
|
34
|
12
|
13
|
9
|
43
|
44
|
37
|
8.KSV Waregem
|
34
|
14
|
7
|
13
|
49
|
38
|
35
|
9.R Antwerp FC
|
34
|
11
|
13
|
10
|
38
|
43
|
35
|
10.KSV
Cercle Brugge
|
34
|
12
|
10
|
12
|
55
|
47
|
34
|
11.KV
Mechelen
|
34
|
7
|
17
|
10
|
35
|
46
|
31
|
12.RSC
Charleroi
|
34
|
11
|
6
|
17
|
41
|
63
|
28
|
13.RWDM
|
34
|
9
|
9
|
16
|
35
|
57
|
27
|
14.KSC
Lokeren
|
34
|
9
|
8
|
17
|
45
|
68
|
26
|
15.KV
Kortrijk
|
34
|
8
|
9
|
18
|
40
|
52
|
25
|
16.RFC Seraing
|
34
|
6
|
13
|
15
|
23
|
39
|
25
|
17.SK Waterschei Thor
|
34
|
6
|
10
|
18
|
23
|
56
|
22
|
18.K Lierse SK
|
34
|
5
|
11
|
18
|
34
|
67
|
21
|
CHAMPIONNAT
DE BELGIQUE – DIVISION 1 – 1985-1986
14/8/85 - KSC LOKEREN - RWDM 1-1
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Emmerechts, Wawa (88' Denil), Thairet,
De Greef, Edelbloedt, Mergan, Demesmaeker
0-1 40' De Greef 1-1 85'
18/8/85 - RWDM - KSV WAREGEM 0-0
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Emmerechts, Wawa, De Greef, Edelbloedt,
Demesmaeker, Thairet, Mergan (64' Bouwmeester)
21/8/85 - SK WATERSCHEI-THOR - RWDM 0-0
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Emmerechts, Wawa, Edelbloedt, De Greef,
Demesmaeker, Thairet (72' Denil), Mergan (60' Bouwmeester)
28/8/85 - RWDM - RSC ANDERLECHT 1-3
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Emmerechts, Wawa, De Greef, Thairet,
Edelbloedt, Bouwmeester, Demesmaeker
0-1 1' Vandenbergh 0-2 6'
Vandenbergh 1-2 14' Bouwmeester 1-3 74' Lozano
31/8/85 - CLUB BRUGGE KV - RWDM 4-1
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Emmerechts, Wawa, De Greef, Edelbloedt,
Thairet, Bouwmeester (62' Mergan),
Demesmaeker (63' Denil)
1-0 60' Querter 2-0 71' Ceulemans 3-0 73' Degryse 4-0 77' Papin 4-1 78'
Thairet
4/9/85 - RWDM - K LIERSE SK
0-1
Deleu, Billen, Garot,
Gollièrre, Houx, Thairet (85' Trigaux), De Greef, Denil (70' Wawa), Edelbloedt,
Mergan, Demesmaeker
0-1 87' Van Roon
15/9/85 - K BEERSCHOT VAV - RWDM 1-1
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre (25' Denil), Houx, Wawa, Emmerechts, De
Greef, Thairet, Bouwmeester, Mergan (88' Edelbloedt)
1-0 11' Goossens 1-1 29'
Thairet
22/9/85 - RWDM - R CHARLEROI
SC 4-2
Deleu, Billen, Garot, Houx, Wawa, De Greef, Thairet, Emmerechts,
Bouwmeester, Denil (77' Trigaux), Mergan
(88' Van Craenenbroeck)
1-0 22' Mergan 1-1 36'
D'Hondt 2-1 40' Denil 3-1 45' De Greef p 4-1 67' Bouwmeester 4-2 90' Beugnies
29/9/85 - KAA GENT - RWDM 4-0
Deleu, Gollièrre (48' Trigaux), Garot, Houx, Emmerechts, Wawa, Billen,
Thairet, Bouwmeester, Mergan, Denil
1-0 49' Mücher 2-0 53' Mücher
3-0 70' Bouvy 4-0 83' Mücher
6/10/85 - RWDM - KV KORTRIJK 0-0
Deleu, Billen, Garot, Emmerechts, Edelbloedt, Thairet, De Greef,
Bouwmeester, Denil, Mergan, Demesmaeker (75' Trigaux)
19/10/85 - RWDM - RFC LIEGE 1-4
Deleu, Billen, Bouwmeester, Gollièrre, Emmerechts, Thairet, De Greef,
Denil, Edelbloedt, Mergan (67' Trigaux), Demesmaeker
0-1 35' Ernes 0-2 46' Lipka
1-2 64' De Greef 1-3 84' Ernes 1-4 89' Geurts
27/10/85 - RWDM - KSV CERCLE
BRUGGE 2-4
Coeck, Billen, Garot, Gollièrre, Edelbloedt, Thairet, Denil, De Greef,
Bouwmeester, Houx, Demesmaeker
0-1 9' Krncevic 0-2 22' Van
Thournhout 0-3 38' Sanders 1-3 72' Billen 1-4 76' Cornelissen 2-4 89' Denil
10/11/85 - KSK BEVEREN - RWDM 4-1
Deleu, Billen, Garot, Emmerechts, Mergan, Edelbloedt, De Greef, Thairet,
Houx (57' Wawa), Bouwmeester, Demesmaeker (80' Denil)
1-0 10' Kusto p 2-0 26' Albert
3-0 43' Albert 4-0 51' Kusto 4-1 74' Bouwmeester
14/11/85 - RFC SERAING - RWDM 0-1
Deleu,
Billen, Gollièrre, Garot, Mergan, Edelbloedt, De Greef, Thairet (88' Denil),
Houx (52' Wawa), Bouwmeester, Demesmaeker
0-1 39' De Greef p
24/11/85 - R ANTWERP FC - RWDM 1-0
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Houx, De Greef, Edelbloedt, Mergan,
Thairet, Bouwmeester, Denil (79' Wawa)
1-0 56' Cnops
1/12/85 - RWDM - R STANDARD CL 0-0
Deleu, Billen, Gollièrre, Bouwmeester, Mergan, Thairet (75' Emmerechts),
De Greef, Wawa, Houx, Denil, Demesmaeker (18' Beuckelaers)
7/12/85 - KSV WAREGEM - RWDM 1-0
Deleu, Billen, Gollièrre, Garot, Mergan, Wawa, Thairet, De Greef, Houx
(75' Cossey), Denil, Bouwmeester
1-0 32' Mutombo
15/12/85 - RWDM - KSC LOKEREN 1-2
Deleu, Billen, Gollièrre, Garot, Mergan, Thairet (70' Edelbloedt), Wawa,
De Greef, Houx (78' Beuckelaers), Denil, Bouwmeester
1-0 63' Billen 1-1 71' Van
Veirdeghem 1-2 79'
22/12/85 - RWDM - SK WATERSCHEI-THOR 0-0
Deleu, Billen, Gollièrre, Garot, Mergan, Cossey, Edelbloedt, De Greef,
Bouwmeester, Denil (57' Wawa), Demesmaeker (46' Thairet)
11/1/86 - RSC ANDERLECHT - RWDM 7-0
Deleu, Billen, Gollièrre, Garot, Mergan, Cossey, Thairet, De Greef,
Bouwmester (62' Edelbloedt), Denil (46' Wawa), Demesmaeker
1-0 8' Lozano 2-0 25'
Vandenbergh 3-0 33' Vercauteren 4-0 68' Vandenbergh p 5-0 76' Vandenbergh 6-0
84' Vercauteren 7-0 85' Scifo
19/1/86 - RWDM - CLUB BRUGGE KV 1-0
Deleu, Trigaux, De Greef, Billen, Cossey, Mergan, Thairet (75'
Beuckelaers), Edelbloedt, Bouwmeester, Wawa (88' Denil), Demesmaeker
1-0 57' Cossey
25/1/86 - K LIERSE SK - RWDM 1-3
Deleu, Trigaux, De Greef, Billen, Cossey (81' Denil), Mergan, Thairet,
Edelbloedt, Bouwmeester, Wawa, Demesmaeker (77' Houx)
1-0 8' Mertens 1-1 47' De
Greef p 1-2 67' De Greef p 1-3 80' Thairet
2/2/86 - RWDM - K BEERSCHOT VAV 1-1
Deleu, Trigaux, Billen, De Greef, Cossey, Edelbloedt, Thairet,
Bouwmeester, Mergan, Wawa, Demesmaeker
1-0 65' Mergan 1-1 86'
Talbut
8/2/86 - R CHARLEROI SC -
RWDM 2-2
Deleu, Trigaux, Billen, De
Greef, Cossey, Mergan, Edelbloedt, Thairet (73' Gollièrre), Bouwmeester, Wawa,
Demesmaeker
0-1 12' Demesmaeker 1-1 33' Beugnies 1-2 39' De Greef p 2-2 88' Taibi
12/2/86 - RWDM - KV MECHELEN
3-1
Deleu, Trigaux, Billen, De
Greef, Cossey, Thairet (86' Denil), Mergan, Edelbloedt, Bouwmeester, Wawa,
Demesmaeker
1-0 25' Wawa 1-1 28' Sanders
2-1 76' De Greef p 3-1 86' Demesmaeker
16/2/86 - RWDM - KAA GENT 0-1
Deleu, Trigaux, De Greef, Billen, Cossey, Mergan, Thairet, Edelbloedt,
Bouwmeester, Wawa, Demesmaeker
0-1 86' Hinderijckx
23/2/86 - KV KORTRIJK - RWDM 2-3
Deleu, Trigaux, Billen, De Greef, Cossey, Mergan (70' Denil),
Edelbloedt, Thairet (83' Gollièrre), Bouwmeester, Wawa, Demesmaeker
0-1 26' Thairet 0-2 42' Wawa
1-2 60' Lukic 1-3 68' Demesmaeker 2-3 75' Verspaille
9/3/86 - RWDM - RFC SERAING 2-0
Deleu, Trigaux, Cossey, Billen, Bouwmeester, Mergan (75' Denil), De
Greef, Thairet (85' Houx), Edelbloedt, Wawa, Demesmaeker
1-0 22' Trigaux 2-0 90' Houx
16/3/86 - RFC LIEGE - RWDM 1-0
Deleu,
Trigaux, De Greef, Billen, Cossey (84' Gollièrre), Thairet, Edelbloedt, Mergan
(58' Denil), Bouwmeester, Wawa, Demesmaeker
1-0 42' Thans
22/3/86 - KSV CERCLE BRUGGE
- RWDM 2-1
Deleu, Trigaux, Gollièrre, Billen, Houx (73' Emmerechts), Mergan,
Thairet (84' Denil), De Greef, Bouwmeester, Demesmaeker, Wawa
0-1 61' Wawa 1-1 64'
Cornelissen 2-1 88' Carly
30/3/86 - RWDM - KSK BEVEREN 2-1
Deleu, Trigaux, Gollièrre, De Greef, Cossey, Mergan (66' Demesmaeker),
Thairet (75' Emmerechts), Edelbloedt, Bouwmeester, Wawa, Denil
0-1 50' Schmeidding 1-1 52'
Wawa 2-1 75' Wawa
5/4/86 - KV MECHELEN - RWDM 3-2
Deleu, Gollièrre, Billen, Trigaux, Cossey, Thairet, De Greef,
Edelbloedt, Bouwmeester, Wawa, Denil
1-0 16' Martens 2-0 20'
Meeuws 3-0 63' Martens 3-1 76' Thairet 3-2 90' Trigaux
13/4/86 - RWDM - R ANTWERP FC 2-1
Deleu, Gollièrre, Cossey, Billen, De Greef, Trigaux, Thairet,
Edelbloedt, Bouwmeester, Wawa, Denil
1-0 42' Edelbloedt 1-1 57'
Verniers 2-1 90' Thairet
20/4/86 - R STANDARD CL - RWDM 2-0
Deleu,
Trigaux, Gollièrre, Billen, Cossey, Edelbloedt, Thairet, De Greef, Bouwmeester,
Wawa, Demesmaeker
1-0 8' Czernitynski 2-0 22'
Czerniatynski
COUPE DE BELGIQUE
1/32 - 25/8/85 - EENDRACHT ZELE - RWDM 0-1
Deleu, Billen, Garot, Gollièrre, Emmerechts, De Greef, Thairet (75'
Bouwmeester), Edelbloedt, Wawa (66' Denil), Demesmaeker, Mergan
0-1 70' Thairet
1/16 - 3/11/85 - RWDM - K ST TRUIDEN VV 0-1
Coeck, Billen, Gollièrre, Bouwmeester, Emmerechts, Houx, Wawa, DeGreef,
Thairet, Mergan (72' Denil), Demesmaeker
0-1 63' Cremasco
1985-1986
|
|
Joués tot
|
Buts tot
|
Joués CH
|
Joués CB
|
Buts CH
|
Buts CB
|
BEUCKELAERS Olivier
|
2/12/63
|
3
|
0
|
3
|
0
|
0
|
0
|
BILLEN Mathy
|
16/04/53
|
35
|
2
|
33
|
2
|
1
|
0
|
BOUWMEESTER Hans
|
28/08/58
|
34
|
3
|
32
|
2
|
3
|
0
|
COECK Mike
|
1/08/68
|
2
|
0
|
1
|
1
|
0
|
0
|
COSSEY Rudy
|
2/08/61
|
16
|
1
|
16
|
0
|
1
|
0
|
DE GREEF Yves
|
26/01/62
|
35
|
8
|
33
|
2
|
8
|
0
|
DELEU Eric
|
30/01/60
|
34
|
0
|
33
|
1
|
0
|
0
|
DEMESMAEKER Pol
|
8/09/63
|
28
|
3
|
26
|
2
|
3
|
0
|
DENIL Alain
|
17/08/66
|
30
|
2
|
28
|
2
|
2
|
0
|
EDELBLOEDT Jaak
|
5/11/60
|
30
|
1
|
29
|
1
|
1
|
0
|
EMMERECHTS Geert
|
5/08/68
|
16
|
0
|
14
|
2
|
0
|
0
|
GAROT Philippe
|
30/11/48
|
19
|
0
|
18
|
1
|
0
|
0
|
GOLLIERRE Patrick
|
16/05/60
|
27
|
0
|
25
|
2
|
0
|
0
|
HOUX Philippe
|
28/11/68
|
15
|
1
|
14
|
1
|
1
|
0
|
MERGAN Hans
|
29/01/66
|
31
|
2
|
29
|
2
|
2
|
0
|
THAIRET Patrick
|
21/08/60
|
36
|
7
|
34
|
2
|
6
|
1
|
TRIGAUX Marc
|
23/05/53
|
19
|
2
|
19
|
0
|
2
|
0
|
VAN CRAENENBROECK Eddy
|
6/09/66
|
1
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
WAWA Lambic
|
12/04/62
|
33
|
5
|
31
|
2
|
5
|
0
|
|
|
|
|
|
|
|
|
MATCHES
AMICAUX
12/7/85 FC
Metz – RWDM 4-0
14/7/85 LC
Bastogne – RWDM 2-5
Thairet, Bouwmeester 2, De Greef, Billen
18/7/85 Jeunesse
Arlon – RWDM 2-4
Mergan, Thairet, Kobla, Edelbloedt
21/7/85 Luxembourg
– RWDM 1-2
Demesmaeker, Mergan
28/7/85 Berchem
Sport – RWDM 2-2
Schlipper, De Greef
2/8/85 FC
Strombeek – RWDM 0-6
Wawa, Makulata 2, own goal, Thairet,?
4/8/85 FC
Assent – RWDM 1-3
Demesmaeker, Mergan, De Greef
11/8/85 VK Ninove – RWDM 0-2
Guthrie 2
8/9/85 FC
Seraing – RWDM à Auvelais 3-1
Mergan
26/4/86 KAA
Gent – RWDM (coupe Callebaut) 2-2
De Greef 2 (1 p)
30/4/86 RWDM – K Lierse SK (coupe
Callebaut) 1-0
11/5/86 RWDM
– KAA Gent (coupe Callebaut) 2-1
2 own goals
22/5/86 RWDM – KV Mechelen (coupe
Callebaut)-grève des joueurs du RWDM annulé
25/5/86 RFC Liège – RWDM (demi-finale) 3-0

