1997-1998

La saison 96-97 avait été catastrophique sur le plan financier. La nouvelle tribune pesait de tout son poids dans le budget du club et la politique commerciale était un échec. Si politique il y avait, car le taux d’occupation des business seats n’atteignait même pas les 50%. Les réunions de crise entre les principaux décideurs molenbeekois se multipliaient. Serge Vilain (président), Johan Vermeersch (manager sportif et actionnaire à 37%), Philippe Moureaux (bourgmestre) et Gaëtan Piret (secrétaire général de la CIB) tentaient de trouver des solutions à la survie du club. Soit des gens parmi lesquels certains ne pouvaient plus se voir en peinture. Après des déclarations apaisantes, il apparut clairement que Vermeersch était en train de perdre cette guéguerre. A l’issue de cet imbroglio, l’entrepreneur de Ternat quitta le club. On estime qu’il dépensa plus d’une vingtaine de millions et qu’il s’était porté garant pour une cinquantaine d’autres millions. Afin de pouvoir poursuivre les activités, il s’engagea à apporter encore 25 millions supplémentaires. Je ne sais pas s’il récupéra ses billes, ou en partie, mais voici ce qu’il déclara à l’époque : « Ma vision sur le RWDM a toujours été claire : pour moi, c’est le sportif qui prime. Les gens qui dirigent le club aujourd’hui le font par intérêt et non par amour du club et encore moins du football. Je ne désirais tout simplement plus poursuivre dans les conditions actuelles, tolérer une certaine « politique ». Je crains pour l’avenir du RWDM. » Prononcés il y a plus de cinq ans, ces propos font à l’heure actuelle réfléchir…

Avant son départ, Vermeersch avait passé des accords à titre personnel avec des joueurs susceptibles de nous rejoindre, comme Kenny Verhoene et Thierry Siquet. Mais ils ne porteront jamais le maillot du RWDM.. Les discussions continuaient, notre avenir immédiat restait très flou et la date de reprise des entraînements approchait à grands pas… Finalement, la CIB fit un fameux cadeau au club. Elle accepta de reprendre à sa charge les remboursements restant de la tribune (2, 8 millions par mois jusqu’en 2006). En d’autres mots, de laisser tomber l’ardoise. Serge Vilain fut évincé de son poste de président après quatre saisons. Peu de supporters regretteront « l’homme au cigare ». Gaëtan Piret prit sa place ainsi que celle de correspondant qualifié (à la place de Vermeersch). Après L’Ecluse, Uytterhaegen et Vilain, Piret devenait ainsi notre quatrième président. Ce ne sera qu’un intérim car sa mission consistait principalement à trouver une solution qui arrangeait tout le monde dans le cadre du retrait définitif de la CIB pour ensuite passer la main à d’autres personnes. Et surtout, le 1er juillet 1997, la société coopérative gérant les infrastructures du club avait été dissoute. Un an avant ces évènements, deux ASBL avaient été crées : une pour le centre de formation et une pour le noyau pro, appelée « ASBL RWDM football ». C’est cette dernière entité qui était dépositaire du matricule 47. Grâce à ce tour de passe-passe juridique, le RWDM évitait la radiation et nous pouvions poursuivre nos activités en D1… Plusieurs créanciers, dont Henri Mabille et ses amis ainsi que Vermeersch, acceptèrent de renoncer partiellement au recouvrement de leurs deniers et d’étaler le remboursement de l’autre partie de la dette. Et notre maillot restait vierge de tout sponsor depuis le départ de Belgacom et le renoncement de la CGER (encore!).

Sur le plan sportif, nous n’étions nulle part. Un nombre impressionnant de joueurs avaient choisi d’aller voir sous d’autres cieux. Grujic à Anderlecht, Nassen à Lommel et Jacob à Malines, mais aussi Frédéric Pierre, qui signa à Mouscron pour 20 millions. Daniel Camus rejoignit Johan Boskamp à Gand et Youri Vergueitchik, qui était censé signer un nouveau contrat, partit en D3 allemande, à Ahlen. Veselinovic, blessé durant pratiquement toute la saison, retourna au Radnicki Nis. Herman Van Holsbeeck fut nommé manager sportif à la place de son ex-employeur.














Notre nouveau manager à l’aube de cette saison 97-98 , Herman Van Hoslbeeck.

Et notre nouvel entraîneur se nommait Daniel Renders, ancien joueur de réserves et entraîneur du Racing Jet en D1 à l’époque de Raymond Goethals. Renders était le fils d’un monument du Daring, Jos Renders. Son adjoint était le revenant Eddy De Bolle.

Il restait énormément de travail à faire afin de pouvoir aligner une équipe compétitive en D1. Van Holsbeeck ramena deux jeunes brésiliens de son périple au pays du futebol : Julio Cesar et Nilo Bastos. Le solide défenseur limbourgeois de Gand Dirk Van Gronsveld et un autre défenseur expérimenté, Michel Rasquin du Sporting de Charleroi, furent également engagés. Le dernier transfert était un retour, celui de Marino Sabbadini, qui ne parvint jamais à s’imposer au MSV Duisburg (il n’y joua aucun match officiel!) et qui passa une demi-saison à Athinaïkos, en Grèce. Et puis surtout, de nombreux jeunes faisaient partie du noyau. Certains avaient déjà été alignés à l’une ou l’autre reprise à la fin du règne de Vandereycken. C’étaient les Steve Barbé, Afrim Salievski, Jonathan Butera, Fred Vanderbiest, David Nechelput (de retour après un prêt d’une saison à l’Union), David Rimbold, Vincent Cuyvers et surtout un gamin qui avait été déniché à Ninove, un certain Wesley Sonck. A leurs côtés, les Stéphane Demets, Alan Haydock ou Olivier Malcorps faisaient figure d’anciens. Guy Vandersmissen avait accepté de prolonger sa carrière de footballeur d’un an. Pressenti un moment pour accompagner Vandereycken au Parc Astrid, ses projets tombèrent à l’eau lorsque Jean Dockx y prolongea son bail d’adjoint. Dirk Rosez demeurait lui aussi un an de plus au stade Machtens.




















En haut : Kingsley, Nyyssonen, Demets, Bakalli, Barbé, Van der Biest, Obenwa, Mike Laeremans, Vandersmissen. Au milieu : Merckx (délégué), Soors (soigneur), Rasquin, Sabbadini, Steve Laeremans, Deglas, Malcorps, Baouf, Rimbold, Cesar, Deleu (entraîneur gardiens), De Bolle (adjoint), Renders (entraîneur). En bas : Lehmann, Van Gronsveld, Miletic, Godart, Rosez, Van der Velde, Nechelput, Haydock.

Pendant les matches de préparation, nous avions engagé le milieu offensif serbe Slobodan Miletic qui provenait du club norvégien de Start Kristiansand. De ces matches, je retiendrai une lourde défaite au Bayer Uerdingen (D2 allemande), un nul chanceux à Diegem (les promotionnaires avait loupé un penalty en fin de match) et, surtout, une rencontre, toujours à Diegem, contre le FC Malines. En première période, Marino Sabbadini (ex-joueur du Kavé) fut agressé par un supporter malinois alors qu’il s’apprêtait à effectuer une rentrée en touche. Quelques partisans molenbeekois réagirent et la police dut intervenir. Dirk Lehmann, qui disputa la préparation, mit fin à son calvaire molenbeekois et retourna au pays, à Energie Cottbus, un club de l’ex-RDA qui militait en D2. Plus tard, sa carrière allait rebondir en Angleterre et en Ecosse, où il joua pour une foule de club dont Hibernian, Motherwell, Brighton et Fulham. Avec seulement deux petits buts à son actif, celui que VdE voulait absolument ne restera pas dans nos mémoires…

Inutile de dire que dans ces circonstances, le RWDM faisait plus que jamais figure d’oiseau pour le chat. De plus, nous devions débuter le championnat par deux déplacements consécutifs, à Ekeren et à Anderlecht. En théorie, nous aurions du recevoir les Anversois pour débuter mais l’ordre des rencontres fut inversé. En effet, la tribune L’Ecluse avait été fermée par ordre du Ministère de l’Intérieur pour raisons de sécurité.

L’équipe du RWDM, constituée de gamins et de quelques joueurs d’expérience, fut battue 3-1 au Veltwijkpark par une équipe du Germinal beaucoup plus expérimentée, qui alignait des joueurs comme Radzinski, Karagiannis, Verstraeten, Van Ankeren, Hofmans ou encore Czerniatynski. Mais nos boys avaient fait preuve d’une combativité et d’un esprit d’abnégation exceptionnels. Les supporters molenbeekois se mirent au diapason de l’équipe en les encourageant continuellement. A la 68ème minute, un certain Wesley Sonck fit ses débuts en D1 et il ne lui fallut que 17 minutes pour inaugurer son capital buts. S’il était une défaite qui incitait à l’optimisme, c’était bien celle-là.

Notre deuxième déplacement était encore plus compliqué. Il s’agissait en fait d’une mission impossible. Anderlecht, qui n’avait pas pu débuter le championnat la semaine précédente à l’Antwerp pour cause de fermeture temporaire du Bosuil, entendait bien évidemment commencer sa saison par une victoire, et si possible avec la manière. C’est donc sans nous faire trop d’illusions quant au fait de rééditer notre coup de la saison précédente que nous prîmes place dans les travées de l’antre mauve. Mais un véritable miracle se produisit ce jour-là. Notre équipe fit mieux que jeu égal avec le Sporting et c’est méritoirement qu’Alan Haydock ouvrit la marque dès la 9ème minute de jeu! Par la suite, nous tînmes le choc de la pression brouillonne d’Anderlecht. Mieux même, à cinq minutes de la fin, Steve Laeremans doubla la marque d’un magnifique lob. A ce moment-là, Anderlecht n’évoluait plus qu’à dix depuis l’exclusion de…Grujic! Je n’assistai pas à ces deux dernières péripéties car, n’en tenant plus sous l’effet du stress, Louvressac et moi avions quitté la tribune pour boire une bière, certains que les Anderlechtois parviendraient à égaliser. Lorsque nous entendîmes une clameur, nous étions sûrs que c’était ce qui venait d’arriver. Eh bien non! C’était le second but de Laeremans! Incroyable. Nous venions de nous imposer pour la seconde fois consécutive dans leur stade… Personne n’aurait misé un kopek sur un tel résultat. C’est plein d’allégresse que nous rejoignîmes les accueillants cafés entourant notre stade.












16/8/97 Anderlecht-RWDM (0-2). Deuxième victoire d’affilée au Parc Astrid! Daniel Renders jubile dans les bras de Vandersmissen. / Le moment fatidique : à la 88ème minute, Marino Sabbadini est la quatrième de nos joueurs remplacés.

Mais peu après, nous apprîmes la nouvelle. Le RWDM avait effectué quatre changements. Ce qui était bien entendu interdit, trois étant le maximum. A la 88ème minute, Daniel Renders avait fait monter Fred Vanderbiest à la place de Marino Sabbadini alors que Van der Velde (pour Rosez), Baouf (pour Haydock) et Sonck (pour Rasquin) étaient déjà montés sur le terrain. Catastrophe. Nous allions perdre le bénéfice de cet exploit sur le tapis vert pour une bêtise qui n’influença jamais le résultat final. L’arbitre du match, M. Huyghe, avoua qu’il avait commis une erreur d’arbitrage en ne remarquant pas la chose, qu’il aurait dû signaler. Un ami supporter était présent ce soir-là dans les loges anderlechtoises et assista, lors de la réception d’après-match à la scène suivante : « Les états-majors des deux clubs étaient à table lorsque Michel Verschueren entra dans la pièce. Avec son style toujours très posé, il lança : - Vous êtes morts! Vous avez fait quatre remplacements! On porte plainte et on gagne ce match! – A ce moment-là, Constant Van den Stock appela un de ses sbires et lui demanda de calmer Verschueren. Il faut savoir qu’à ce moment-là, Anderlecht sortait tout juste de « l‘affaire Nottingham » et son image de marque était pratiqueent au niveau zéro. Malgré les palabres et discussions qui alimentèrent les jours suivants, c’est à ce moment-là que les Anderlechtois prirent leur décision de ne pas revendiquer le gain de la partie. » Les Anderlechtois sortirent même grandis de cette histoire, redorant leur blason et passant pour de grands seigneurs. L’équité sportive était respectée et cette étourderie ne nous coûta pas le bénéfice de ce véritable exploit. Dommage seulement qu’il ait occulté la fantastique performance de notre valeureuse équipe.

Rassurés, nous pouvions enfin assister au premier match à domicile. Pourtant, le Ministère de l’Intérieur avait une nouvelle fois refusé que la tribune 1 soit ouverte au public. C’est donc devant une nouvelle tribune pleine à craquer et sous la canicule que le RWDM et Alost firent match nul 1-1. « Boban » Miletic avait égalisé en transformant superbement un coup-franc en début de seconde période. Malgré toute leur générosité, nos gars ne purent remporter le match.

A Lommel, le RWDM livra son premier mauvais match. Les Limbourgeois l’emportèrent sans trop de problèmes par 3-1 mais leur gardien Jacky Mathijssen fut plongé dans un coma de deux heures suite à un contact fortuit avec Nyyssonen. Contre Saint-Trond, Wesley Sonck fut titularisé pour la première fois. Et il marqua le match de son empreinte, inscrivant les deux buts de notre succès. Nous avions, semble-t-il, trouvé notre buteur. Nous n’étions peut-être pas l’oiseau pour le chat annoncé. Au Jan Breydelstadion de Bruges, nouveau nom de l’Olympiapark pour faire plus « flamand » (Jan Breydel est un héros de la bataille de Eperons d’Or, haut fait d’arme flandrien), nous nous étions lourdement inclinés par 4-0, malgré les pitreries de Nordin Jbari côté brugeois. Les jours suivants cette partie, Harold Deglas (qui était revenu de son prêt à Waregem) et Rachid Baouf se virent écartés du noyau. Deglas prit le chemin de… la Chine, à Chengdu, destination pour le moins insolite. Quelques années plus tard, lors de son voyage au Pays de l’Empire du Milieu, mon ami Everton rendit visite au club de Chengdu, où les locaux se souvenaient très bien de Deglas. Kaï Nyyssonen, qui cherchait à partir et que le club ne retenait de toute façon pas, prit la route de la D3 espagnole et du CF Cordoba. Durant son séjour chez nous, Nyyssonen avait prouvé qu’il n’y avait pas que des attaquants aussi doués que Jari Litmanen dans ce pays nordique…

Le mercredi suivant, nous faisions nos débuts dans une nouvelle compétition : la coupe de la Ligue Pro. Le vainqueur de cette coupe se voyait octroyer une qualification… pour la coupe Intertoto! C’est dire si la motivation était minimale. Bizarrerie du règlement spécifique à cette épreuve, tout joueur se voyant montrer la carte jaune devait se faire remplacer par un coéquipier (Rasquin et Stassin en furent victimes)! Pour affronter Lokeren à Daknam, Daniel Renders aligna une équipe composée majoritairement d’espoirs. Nous nous étions inclinés par 2-1, mais j’eus tout de même la chance d’assister au splendide but d’un jeune plein de promesses, David Rimbold.

Après cette parenthèse, nous recevions les nouveaux promus surprise de Westerlo. Malgré le but victorieux tardif des visiteurs, le RWDM livra un mauvais match qui augurait mal de la suite… De fait, notre déplacement à Harelbeke se solda par une lourde défaite 4-1, dont un hat-trick de Piet Verschelde. Malgré cette déroute, le déplacement au Forestierstadion constituait toujours une agréable excursion, en raison surtout du grand choix de genièvres fruités disponibles dans leur très accueillante buvette.

Cette série de mauvais résultats se poursuivit en coupe de Belgique au Patro Eisden. Par un triste mercredi soir, ayant échappé de justesse aux embouteillages de Bruxelles, nous étions arrivés juste à temps dans le morne stade du Patro. Notre équipe livra un match pitoyable. Si l’égalisation de Sabbadini nous donna un court moment d’espoir, les locaux s’imposèrent méritoirement. Trois Molenbeekois, Miletic, Cesar et Barbé, s’étaient vu brandir la carte rouge par M. Ver Eecke qui livra ce soir-là une partie digne de notre formation…

Il fallait absolument se reprendre contre Beveren, un concurrent direct. Avant cette partie, le club acquit deux renforts. Le premier était le Roumain Georgica Vamesu, du Rapid Bucarest, un défenseur gaucher. Le second était l’ancien attaquant de l’Antwerp, le Serbe Milos Bursac, qui avait aussi bourlingué en Espagne, en France et aux Etats-Unis. Celui qui était présenté comme le messie ne jouera pas une seule seconde pour nous, si ce n’est en équipe réserve. Pour d’obscures raisons, il dut retourner d’urgence dans son pays. Contre Beveren, donc, Olivier Malcorps inscrivit le seul but de sa carrière molenbeekoise, mais ce ne fut pas suffisant pour nous donner la victoire indispensable et les Waaslandiens purent regagner leurs terres avec une unité. A l’Antwerp, nous fêtions le retour d’Adrian Bakalli, absent des terrains pendant plus d’un an. Pour la réouverture du Bosuil, ce match ne dura qu’une mi-temps à cause de l’épais brouillard s’étant abattu sur la Métropole. A ce moment-là, le marquoir indiquait le score de 1-0 en faveur des Anversois.

Les deux matches suivants furent exceptionnels. Avant le match à Gand, un supporter signala à notre direction (ce n’était autre que Zob, à qui Louvressac avait mit la puce à l’oreille) que le RWDM avait à ce jour inscrit 999 buts en D1. Le joueur molenbeekois qui inscrirait notre premier but à l’Ottenstadion serait donc le millième sur la liste inaugurée par Eddy Koens le 9/9/1973. C’est Slobodan Miletic qui eut cet honneur en égalisant à la douzième minute. Evidemment, je réussis presque à rater ce moment historique de notre club. Juste avant le but, voulant évacuer mon trop plein de liquide houbloneux, j’était en train de me soulager hors de la tribune, tout en ayant une vue sur le terrain. C’est de cette position peu orthodoxe que je vis Miletic crucifier le portier gantois… Typique.















8/11/97 Gand-RWDM (3-4). Slobodan Miletic(dans un maillot rappelant le Daring) bat Herpoel et inscrit le 1000ème but de l’histoire du club en D1.

Au grand dam d’Henri Mabille, le RWDM jouait dans un superbe maillot rayé rouge et noir ce soir-là. Cela mérite quelques mots d’explication. Au début de la saison, ayant une fois de plus besoin d’argent, Henri Mabille (officiellement plus au club) accepta de libérer une somme de 11 millions de francs. Mais il y posa une condition : le RWDM devait évoluer pendant les cinq saisons suivantes en noir et blanc, les couleurs de « son » Racing de Bruxelles. Ce soir-là, comme les autres, le RWDM voulu s’aligner en maillot blanc. Mais les Gantois, eux, avaient des maillots rayés bleu et blanc. C’est ainsi que notre équipe enfila, pour la première fois, ce magnifique maillot qui rappelait tant (trop?) le Daring. Par la suite, il ne fut plus utilisé qu’à de trop rares occasions. Notre équipe joua un match magnifique qui se clôtura par une victoire par 3-4 des nôtres. Alan Haydock nous donna la victoire et les trois points à 6 minutes de la fin. C’était le délire parmi les Molenbeekois présents.

Le vendredi suivant eu lieu le « replay » du match abandonné à l’Antwerp. Et, incroyablement, le RWDM (en bleu face aux Anversois en blanc!) remit cela : un succès par 3-4! Vamesu transforma magnifiquement un coup-franc et Adrian Bakalli marqua son premier (et dernier) but pour le RWDM. Notre équipe termina une nouvelle fois à huit, Demets et Sabbadini ayant été exclus et Vandersmissen contraint de quitter le terrain sur blessure alors que nos trois remplacements avaient déjà été effectués. Daniel Renders se garda bien de reproduire sa bourde du Parc Astrid. Nous étions sur un nuage. Alors que tout le monde nous avait condamnés, voilà que ces deux extraordinaires victoires à l’extérieur nous redonnaient confiance en nos moyens. Mais la suite allait s’avérer tout bonnement catastrophique. Sept défaites d’affilée allaient nous plonger définitivement dans le bas du classement et sonner le glas pour Daniel Renders.














30/11/97 RWDM-Lierse (0-3). Slobodan Miletic est fêté pour notre 1000ème but en D1. A ses côtés, Zob, Van Holsbeeck et le représentant de notre sponsor de l’époque, P&V.

Contre les champions en titre du Lierse, la confiance avant le match était pourtant de mise. Mais les Lierrois nous ridiculisèrent et même un joueur aussi limité qu’Hasenhüttl semblait bon. Bakalli, au poste de stoppeur, faisait peine à voir tant il semblait lent face aux rapides attaquants visiteurs et le score final de 0-3 était pour le moins flatté pour nos couleurs. A Genk, ayant été retardé par les embouteillages menant au stade, je venais à peine de donner mon argent au guichetier local que les Limbourgeois ouvraient déjà la marque. De match, il n’y en eut pas et notre seul espoir fut le brouillard envahissant le terrain. Hélas, le match alla à son terme et se conclut par une nouvelle défaite, 3-0. Nous pensions que la venue du Standard, qui perdait souvent des plumes au Machtens, constituerait l’occasion idéale d’effacer ces lourds revers. Que nenni! Si Marino Sabbadini était parvenu à égaliser, la suite ne fut qu’un long cavalier seul des Liégeois, pourtant pas au mieux, qui l’emportèrent par 1-4…

Nous espérions nous reprendre à Mouscron, par un dimanche soir absolument glacial. J’avais d’ailleurs préféré faire l’impasse sur ce périple et penché pour la diffusion du match sur Canal Plus armé d’un pack de Duvel. J’en eus bien besoin pour supporter ce nouveau lourd revers par 4-0 contre la nouvelle équipe de Pierre. Pourtant, ce ne fut qu’après l’exclusion de Van Gronsveld que les Hurlus se détachèrent définitivement au marquoir. Cela allait de mal en pis… Je n’étais pas là non plus pour voir la défaite suivante contre Charleroi, étant à Londres pour assister à la victoire de Liverpool à Crystal Palace. Notre dernière recrue en date, le rude défenseur Macédonien Hussein Beganovic, faisait ses débuts. Et d’amblée, il se signala en se faisant exclure. Beganovic signa d’ailleurs une sorte de record : sur 15 matches disputés pour le RWDM, il vit rouge à 4 reprises! Difficile de faire mieux. Charleroi, qui végétait aussi en bas de classement, ne l’emporta pourtant que par 1-2. Et encore, Wesley Sonck avait loupé un but vide à l’ultime minute. C’est Rachid Baouf qui avait inscrit notre but. Devant les caméras de « Match 1 », il déclara être satisfait de sa soirée grâce à ce but alors que la défaite était plus importante que sa réussite personnelle. C’est, je pense, ce qui le grilla définitivement aux yeux des supporters et surtout d’un certain Guy Vandersmissen…

Le premier tour s’acheva par une punition, 5-0 à Lokeren, à nouveau dans le brouillard. Lors de nos six derniers matches, nous avions encaissé 24 buts (soit une moyenne de quatre par match!) et en avions seulement marqué deux. Nous filions tout droit vers la D2. Daniel Renders conserva son poste mais il était évident que sa tête ne tenait plus qu’à un fil. Il y eut aussi du mouvement durant cette trêve hivernale. Sébastien Stassin partit au RBC Roosendael et Michel Rasquin en Promotion, à Comblain. Rasquin avait été titulaire en début de saison mais il était clair que le rude liégeois n’avait plus le rythme de la D1. Peu de gens se souviennent d’ailleurs encore de son passage chez nous…

Deux joueurs supplémentaires arrivèrent. L’expérimenté lierrois Pascal Bovri, qui faisait partie de l’équipe championne du Lierse mais qui y avait depuis perdu sa place, devait apporter un peu de métier à notre ligne médiane. Et Van Holsbeeck dénicha un jeune prodige brésilien, Everson, bâti comme un boxeur (d’où son surnom de « Tyson ») et qui nous arrivait du Servette Genève où il était prêté par le PSG.













« Tyson » Everson. Le Brésilien ne connu pas une bonne carrière molenbeekoise. Aujourd’hui, il fait les beaux jours de l’OGC Nice.

Afin recharger les accus des joueurs, ceux-ci partirent en stage à Tenerife. Pour la reprise, nous recevions le Germinal Ekeren. Quelques jours avant ce match, mon grand-père était décédé d’une longue et pénible maladie après avoir passé de longs mois en clinique. Un moment très dur. Il y eut une minute de silence en présence de Raymond Goethals ce jour-là. Même ma mère, qui déteste le football, s’était déplacée au stade… Un monument de l’histoire du Daring et du RWDM, pour moi en tout les cas, nous avait quitté à tout jamais. J’espère que tu reposes en paix, « Bompa »…En ce triste jour, le Germinal s’imposa facilement par 0-4. Daniel Renders fit les frais de cette nouvelle déroute et fut remplacé par Guy Vandersmissen, qui, après Johan Boskamp et Philippe Garot, devint ainsi le troisième joueur-entraîneur de notre histoire (Hugo Broos ne le fut que « techniquement » puisqu’il ne joua pas un seul match.)

Vandersmissen mit pourtant momentanément sa carrière de joueur entre parenthèses. Pour ses débuts sur notre petit banc, nous devions recevoir Anderlecht, ni plus ni moins. L’équipe semblait métamorphosée. Tactiquement aussi, avec Steve Barbé au libéro. Steve Laeremans ouvrit la marque (son deuxième but face à Anderlecht cette saison), mais le Sporting prit l’avance avant le repos. A l’heure de jeu, Boban Miletic nous gratifia d’une extraordinaire reprise de volée qui trompait De Vlieger. 2-2 score final (et deuxième rouge pour Beganovic), et nous n’avions certainement pas volé ce point. L’espoir revenait… A cette époque, on parla beaucoup d’une fusion avec l’Union qui, telle le monstre du Loch Ness, refaisait régulièrement surface. On lui avait même trouvé un nom : le FC Iris! Mais, hier comme aujourd’hui, les supporters des deux camps étaient opposés à ce projet pour le moins loufoque et il resta au stade de discussion de comptoirs.

Poursuivant sur sa lancée de ce point inespéré, le RWDM alla s’imposer à Alost contre un concurrent direct. Everson y livra le meilleur match de sa courte carrière molenbeekoise, marquant le premier but en rentrant balle au pied dans le but (ce qui nous donna quelques sueurs froides dans la tribune-cage du stade Cornelis…). Steve Barbé nous mit définitivement à l’abri en évitant magnifiquement la sortie de Philippe Van de Walle pour faire 0-2. A ce moment-là, je croyais dur comme fer que nous allions nous en sortir. L’équipe avait retrouvé une ligne directrice et une certaine assise défensive. Bovri et Everson apportaient, chacun dans leur style propre, quelque chose.

Mais le RWDM étant le RWDM, patatras, notre avenir s’assombrit à nouveau. La venue au stade Machtens de Lommel constituait pourtant l’occasion rêvée de confirmer. Mais les Limbourgeois s’imposèrent sans trembler par 1-2, Everson marquant sur penalty dans les dernières minutes de jeu. A Saint-Trond, nos joueurs se reprirent en allant chercher un bon nul. Marc Wuyts avait ouvert la marque mais Miletic égalisa. Lors de ce match, l’arbitre M. Vermeirsch (rien à voir avec qui vous savez) siffla tout en faveur des Trudonnaires. Cela n’avait cette fois pas porté à conséquence mais c’était un avant-goût de ce qui nous attendait. Contre le FC Bruges, qui allait être champion en surclassement, notre équipe tint le choc pendant une heure avant de s’incliner face à la force de frappe brugeoise. Sur le terrain, nous ne pouvions pas prétendre à un miracle, mais la vraie perte se situa aux guichets. En effet, ce match avait été catalogué « à risques » et il fallait à cause de cela se procurer son ticket 24 heures avant la rencontre. Herman Van Holsbeeck estima la perte sèche à près de 1, 7 millions…

Ce n’était évidemment pas face au Club que nous devions assurer notre maintien. Mais par contre, les quatre rencontres suivantes allaient être très importantes, si pas décisives : Westerlo, Harelbeke, Beveren et l’Antwerp. Nous étions nombreux pour notre première visite en championnat au « Kuipje » de Westerlo. Le RWDM prit un superbe départ grâce à Van Gronsveld, mais ce n’était qu’un feu de paille. A la mi-temps, le marquoir du stade affichait un score de 3-1 en faveur des Campinois et Beganovic avait à nouveau été exclu. La tempête de neige s’étant abattue sur Westerlo incita bon nombre d’entre-nous (dont moi) à suivre la deuxième mi-temps depuis la petite buvette chauffée d’où l’on pouvait regarder le match. Nous vîmes une courageuse équipe molenbeekoise tenter de refaire surface mais… prendre deux buts supplémentaires en contre. Cette lourde défaite 5-1 ne nous empêcha pas d’attendre, sous la neige, nos joueurs à la sortie des vestiaires pour… les acclamer! Ils n’étaient pas les derniers surpris, eux qui pensaient que nous nous apprêtions à leur réserver une autre sort… La partie contre un Harelbeke hyper-réaliste s’étant elle aussi soldée par une défaite (0-1), le match à Beveren allait presque être décisif. Avant la partie, nous étions 17èmes avec un point de retard sur une équipe de Beveren qui semblait en perdition. Le match était diffusé pour l’occasion par Canal Plus, à qui l’importance de l’enjeu n’avait pas échappé. Au club non plus, car la direction avait affrété gratuitement huit autocars vers le Freethiel. Plus de 500 Molenbeekois étaient présents ce soir-là, ce qui nous changeait, nous les habitués des déplacements où il y avait parfois seulement une cinquantaine de supporters, comme à Genk ou à l’Antwerp. Nous sentions tous qu’en cas de victoire du RWDM, Beveren accuserait le coup moralement et ne reviendrait plus sur nous. Mais, hélas, Vandersmissen ne l’entendit pas de cette oreille et utilisa une tactique ultra-défensive. Première surprise, il décida de reprendre le collier afin de soulager Steve Barbé du poids de commander la défense. Mais le plus surprenant, c’est qu’il laissa ni plus ni moins qu’Alan Haydock, Everson et Slobodan Miletic sur le banc, alors que Wesley Sonck n’était même pas sélectionné. Notre seul véritable attaquant sur le terrain était Joseph Obenwa, qui était loin d’être le plus percutant. Le match était fermé mais ce qui devait arriver arriva : à l’heure de jeu, les faibles Beverenois trompaient la vigilance de Rosez. Vandersmissen réagit en lançant Miletic, Haydock et Everson dans la bagarre. En vain. A l’ultime minute, Haydock, à quelques mètres du but vide, ne pu pousser le ballon du crâne aux fonds des filets… 1-0. C’était la désolation dans nos rangs. Le retour vers Bruxelles fut des plus tristes. C’était un vrai vendredi 13… Aujourd’hui encore, je pense que c’est là et nulle part ailleurs que nous sommes descendus. Récemment, j’ai eu l’occasion de poser à Guy Vandersmissen la question du « et si c’était à refaire? ». « Oui, me dit-il. Je referais la même chose. J’estimais que si nous prenions un point à Beveren puis trois contre l’Antwerp la semaine suivante, ce serait une bonne affaire. D’ailleurs, cela faillit réussir. Sans cette occasion loupée en fin de match, on ne m’aurait jamais critiqué. » Mouais, bon, c’est un peu court tout de même. Je persiste à dire que ce Beveren-là était très faible et qu’avec une tactique offensive, nous les aurions battus. La deuxième partie du plan de VdS se déroula comme prévu. Toujours présent sur le terrain, il dirigea la manœuvre face à des Anversois promis à la relégation et c’est comme par hasard Sonck, écarté la semaine précédente, qui inscrivit nos deux buts.














13/3/98 Beveren-RWDM (1-0). De nombreux Molenbeekois avaient ralié le Freethiel par ce funeste vendredi 13.















Les deux matchs cruciaux. 13/3/98 Beveren-RWDM (1-0). Ce résultat sera capital / 21/3/98 RWDM-Antwerp (2-0). L’espoir renaît quelque peu.

L’espoir revenait un petit peu mais contre Gand, la défaite fut à nouveau au rendez-vous, 0-2. Comme Beveren ne parvenait néanmoins pas à nous distancer, nous y croyions encore. Au Lierse, face une équipe locale qui semblait complètement se désintéresser du sujet, nos joueurs loupèrent occasion sur occasion, parfois à trois contre un, en se faisant politesse sur politesse. A ce petit jeu, Obenwa remporta haut la main la palme des plus gros ratés alors que les locaux n’évoluaient plus qu’à neuf. Nous étions pourtant parvenus à marquer un but, par Sonck, mais dans les dernières minutes, M. Flament accorda un penalty très léger aux locaux, qui n’en demandaient pas tant. 1-1, et un énorme sentiment de gâchis… Ensuite, face à une équipe de Genk impressionnante lors des semaines précédentes, le RWDM joua un magnifique match. Nous fûmes pourtant privés de la victoire par les scandaleuses décisions de M. Piraux. Afrim Salievski avait ouvert la marque mais Piraux se signala en refusant un énorme penalty sur Sonck pour lequel Kimoni aurait du être exclu et valida le but égalisateur de Genk sur un hors-jeu gros comme une maison… Nous avions tous le sentiment de s’être fait voler comme dans un bois…















18/4/98 RWDM-RC Genk (1-1). Alan Haydock et Pascal Bovri contestent, en vain, une nouvelle décision scandaleuse de Mr.Piraux.

La semaine suivant ce match, Jean Gooris décéda. L’avocat était un temps revenu au club mais sa disparition passa malheureusement trop innaperçue. Il devenait urgent de prendre des points car la situation était grave, mais pas désespérée. La direction renouvela son geste de Beveren en affrétant gratuitement de cars pour aller au Standard, mais à Sclessin, nous assistâmes à une véritable exécution en règle. A la demi-heure, le score indiquait déjà 4-0 en faveur de Liégeois qui eurent ensuite le bon goût de ne pas insister.

Nous parvenions quand même à battre Mouscron par 2-1 à domicile le mercredi suivant, sur fond de faillite et de retrait définitif de la CIB. Pour se maintenir, les choses étaient désormais claires : nous devions aller gagner à Charleroi et espérer que Beveren perde des plumes à Ekeren, avant de battre Lokeren chez nous. A Charleroi, donc, contre des locaux peu incisifs et semblant attendre sagement la fin de saison, nos joueurs livrèrent une mauvaise première mi-temps. Menés 1-0, ils revinrent animés d’un nouvel esprit. Wesley Sonck égalisa rapidement et il n’y en avait plus que pour nous. Mais c’était sans compter sur M. Hus. Guy Vandersmissen fut retenu fautivement dans le rectangle, sous l’œil impassible de l’arbitre. Faisant fi des réclamations de notre entraîneur, il lui dit « Oui, il y avait faute, mais vous étiez trop loin du ballon pour pouvoir encore l’atteindre ». Incroyable mais vrai… Une faute, c’est une faute. J’ai déjà vu des arbitres siffler pour une faute s’étant déroulée de l’autre côté du terrain… Le score en resta là, et Beganovic fut une nouvelle fois exclu. Beveren faisant match nul à Ekeren, nous étions en D2 puisque les Waaslandiens comptaient dès lors toujours quatre points d’avance sur nous. Mais, alors que nos joueurs quittaient le terrain, une incroyable nouvelle nous parvint : penalty de dernière minute à Ekeren! Mais les Anversois le loupèrent et c’en était fini de nos espoirs. Pour la troisième fois de notre histoire, nous étions relégués en D2…













Les larmes d’Alan Haydock après la confirmation de notre descente.

En rentrant chez nous et en assistant aux images du penalty loupé d’Ekeren, nous vîmes une chose incroyable. Le tireur, Milosevic, indiqua clairement au gardien beverenois, Lemmens, le côté où il allait tirer! De là à imaginer une magouille, il n’y a qu’un pas, ce que Guy Vandersmissen me confirma récemment : « Oui, je suis certain que quelque chose de louche s’est passé ce jour-là. D’ailleurs, pendant toute cette saison, j’eus l’impression que le RWDM devait descendre. Lors du match à Charleroi, M. Hus vint me voir en fin de match et me dit textuellement : « nog maar twee minuten, en de vogel is uit de boom voor jullie », ce qui peut se traduire par : « plus que deux minutes, et c’en est fini de votre petit jeu. » D’ailleurs, il n’y avait pas qu’à Charleroi que nous avons été volés. Les arbitres avaient une dent contre nous depuis ce fameux match à domicile contre le FC Bruges en 96-97 lorsque Johan Vermeersch jeta M. Blareau et ses acolytes à la porte du stade ».

Nous avions encore un match pour dire adieu à la D1. Notre dernier adversaire était Lokeren, qui avait encore une toute petite chance de se qualifier pour la coupe UEFA. Mais le voulaient-ils vraiment? Lors de l’antépénultième journée, Lokeren avait été battu par son voisin Beveren sans avoir donné l’impression de lutter outre mesure pour la victoire. Bien sûr, pour Lokeren, il était plus intéressant d’affronter Beveren en derby la saison suivante qu’une équipe comme le RWDM qui attire nettement moins de monde. Nos joueurs eurent le bon goût de dire au revoir en beauté à la D1. Lokeren fut écrasé par 5-1. Un jeune joueur monta au jeu en seconde période et il tapa directement dans l’œil des supporters molenbeekois : c’était un certain Jonathan Butera. L’arbitre de ce match nous accorda même deux penalties (Everson rata le sien), comme pour signifier qu’il valait mieux tard que jamais… Merci M. Allaerts, mais c’était lors des matches précédents que nous en avions besoin, surtout lorsqu’ils existaient bel et bien…














10/5/98 RWDM-Lokeren (5-1). Adieu provisoire à la D1. Vandersmissen inscrit notre 2ème but sur coup-franc.

Beveren ayant été battu à la dernière minute par Anderlecht (qui se qualifiait par la même occasion pour la coupe UEFA), nous terminions comme lors de nos deux rétrogradations précédentes à un petit point du maintien. L’équipe avait failli réussir un exploit que tout le monde estimait impossible à l’entame de la saison. Mais le corps arbitral en avait décidé autrement… Nous avions aligné un record de 29 joueurs en championnat cette année-là, dont de nombreux jeunes. L’entre saison sera une nouvelle fois animée avec le départ définitif de la CIB et l’arrivée à la présidence d’Eric De Prins, dont il sera amplement question dans le prochain chapitre. Il était évident que la CIB souhaitait se désengager définitivement du RWDM. La commune de Molenbeek-St-Jean lui racheta la tribune au prix somme toute dérisoire de 30 millions de FB, montant qu’elle réinjecta dans les caisses du club, qui en avait bien besoin. La CIB et Gaëtan Piret, notre éphémère président, quittèrent donc le RWDM après un règne pour le moins mouvementé tant sur le plan sportif que financier.

CLASSEMENT

























CHAMPIONNAT DE BELGIQUE – DIVISION 1 – 1997-1998

9/8/97 - GERMINAL EKEREN - RWDM 3-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Cesar, Salievski, Bastos, Sabbadini (78' Rimbold), Rasquin (65' Baouf), Vanderbiest, Haydock (68' Sonck), Miletic

1-0 9' Kovacs 2-0 55' Verstraeten 2-1 85' Sonck 3-1 87' Czerniatynski 

16/8/97 - RSC ANDERLECHT - RWDM 0-2 

Rosez (78' Van der Velde), S.Laeremans, Vandersmissen, Demets, Cesar, Sabbadini (89' Vanderbiest), Miletic, Barbé, Rasquin (82' Sonck), Nyyssonen, Haydock (72' Baouf)

0-1 9' Haydock 0-2 87' S.Laeremans 

24/8/97 - RWDM - KSC EENDRACHT AALST 1-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Cesar, Demets, Rasquin, Sabbadini, Barbé, Miletic, Haydock (74' Baouf), Nyyssonen (82' Sonck)

0-1 18' Van Riel 1-1 47' Miletic 

30/8/97 - KSK LOMMEL FC – RWDM 3-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Demets, Cesar (84' Van Gronsveld), Sabbadini, Rasquin, Barbé, Miletic (32' Baouf), Nyyssonen (58' Sonck), Haydock

1-0 13' Van Kessel 2-0 25' Cannaerts 2-1 45' Sabbadini p 3-1 67' Van Veldhoven 

13/9/97 - RWDM - K ST TRUIDEN VV 2-0 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Cesar, Demets, Malcorps (73' Van Gronsveld), Sabbadini, Barbé, Miletic (82' Vanderbiest), Haydock, Sonck (75' Nyyssonen)

1-0 31' Sonck 2-0 35' Sonck 

21/9/97 - CLUB BRUGGE KV - RWDM 4-0 

Van der Velde, S.Laeremans, Vandersmissen, Demets, Cesar, Malcorps (70' Van Gronsveld), Miletic, Barbé (79' Vanderbiest), Sabbadini, Nyyssonen, Haydock (64' Sonck)

1-0 46' Claessens 2-0 54' Anic 3-0 66' Verheyen, 4-0 84' Claessens 

27/9/97 - RWDM - VC WESTERLO 1-2 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Van Gronsveld, Demets, Rasquin (49' Nechelput), Vanderbiest, Barbé, Miletic, Haydock, Sonck (78' Rimbold)

0-1 37' Janssen 1-1 44' Fassano og 1-2 88' Leconte

2/10/97 - KRC HARELBEKE - RWDM 4-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Cesar (61' Rimbold), Demets, Van Gronsveld, Barbé, Sabbadini, Miletic, Haydock , Obenwa (63' Sonck)

1-0 48' Kubic 2-0 51' Verschelde 2-1 67' Miletic 3-1 80' Verschelde 4-1 84' Verschelde 

18/10/97 - RWDM - KSK BEVEREN 1-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Van Gronsveld, Demets, Malcorps (55' Cesar), Baouf (68' Rimbold), Sabbadini, Barbé, Miletic, Sonck (73' Obenwa)

1-0 45' Malcorps 1-1 60' Van Hoyweghen 

1/11/97 - R ANTWERP FC – RWDM 1-0 (arrêté à la 45ème - brouillard) 

Rosez, S.Laeremans, Van Gronsveld, Vandersmissen, Demets, Vamesu, Barbé, Bakalli, Sabbdini, Miletic, Haydock

1-0 38' Godfroid 

8/11/97 - KAA GENT - RWDM 3-4 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Demets, Van Gronsveld, Vamesu, Bakalli, Barbé, Sabbadini (88' Salievski), Miletic (74' Haydock), Sonck (83' Baouf)

1-0 11' Foguenne 1-1 12' Miletic 2-1 13' Martens 2-2 32' Sabbadini 2-3 34' Miletic 3-3 67' Nielsen 3-4 84' Haydock 

14/11/97 - R ANTWERP C - RWDM 3-4 

Rosez (77' Van der Velde), S.Laeremans, Vandersmissen, Van Gronsveld, Demets, Vamesu, Barbé (46' Baouf), Bakalli, Sabbadini, Miletic, Sonck (61' Haydock) 

0-1 6' Vamesu 1-1 17' Americo 2-1 18' Godfroid 2-2 55' Bakalli 2-3 57' Miletic 2-4 75' S.Laeremans 3-4 90' Nikolovski p 

19/11/97 - RWDM - K LIERSE SK 0-3 

Van der Velde, S.Laeremans, Vandersmissen (74' Baouf), Salievski, Bakalli (57' Vanderbiest), Vamesu, Haydock, Barbé, Sabbadini, Miletic, Sonck (65' Nechelput)

0-1 9' De Gier 0-2 43' Huistra 0-3 80' Huistra 

22/11/97 - KRC GENK - RWDM 3-0 

Rosez, Haydock (66' Baouf), Vandersmissen, Demets, Van Gronsveld, Vamesu, Bakalli, Sabbadini, Barbé, Miletic (48' Nechelput), Sonck

1-0 8' Strupar 2-0 26' Gudjonsson 3-0 78 Strupar 

30/11/97 - RWDM - R STANDARD CL 1-4 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Van Gronsveld (65' Baouf), Vamesu, Barbé, Demets, Salievski, Sabbadini (65' Haydock), Miletic, Sonck (57' Obenwa)

0-1 6' Jaskulski p 1-1 15' Sabbadini 1-2 30' Huysmans 1-3 40' Hellers 1-4 75' Haeldermans

7/12/97 - R EXCELSIOR MOUSCRON - RWDM 4-0 

Rosez, Vandersmissen, Bastos, Demets, Van Gronsveld, Bakalli (73' Salievski), S.Laeremans, Barbé, Miletic (19' Sonck), Obenwa (78' Nechelput), Sabbadini 

1-0 9' El Idrissi 2-0 70' El Idrissi 3-0 78' Vidovic 4-0 84' Van Dooren 

13/12/97 - RWDM - R CHARLEROI SC 1-2 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Beganovic, Cesar (46' Baouf), Vamesu, Demets, Sabbadini, Vandersmissen, Nechelput (70' Sonck), Haydock (89' Vanderbiest)

0-1 8' Alassane 0-2 16' Remy 1-2 65' Baouf 

20/12/97 - KSC LOKEREN – RWDM 5-0 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Cesar (70' Salievski), Demets, Vamesu (65' Rimbold), Barbé (46' Bakalli), Sabbadini, Baouf, Haydock, Sonck

1-0 8' Janssens 2-0 41' Schokaert 3-0 43' Janssens 4-0 56' Vonacek 5-0 84' Boeka-Lisasi

18/1/98 - RWDM - GERMINAL EKEREN 0-4 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Beganovic, Vamesu, Baouf (79' Vanderbiest), Bovri, Bakalli (46' Demets), Everson, Miletic, Sonck (64' Haydock)

0-1 11' Radzinski 0-2 41' Hofmans 0-3 86' Radzinski 0-4 89' Hofmans 

25/1/98 - RWDM - RSC ANDERLECHT 2-2 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Beganovic, Van Gronsveld, Vamesu, Haydock (84' Salievski), Bovri, Sabbadini, Miletic (72' Sonck), Everson

1-0 5' S.Laeremans 1-1 16' Doll 1-2 36' Petersen 2-2 62' Miletic 

1/2/98 - KSC EENDRACHT AALST - RWDM 0-2 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Beganovic, Van Gronsveld, Vamesu, Haydock, Bovri, Sabbadini, Miletic (70' Sonck), Everson

0-1 57' Everson 0-2 85' Barbé 

7/2/98 - RWDM - KSK LOMMEL FC 1-2 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Beganovic, Van Gronsveld, Vamesu (73' Sonck), Bovri, Demets (46' Obenwa), Haydock, Everson, Miletic

0-1 27' Klomp 0-2 75' Eshun p 1-2 86' Everson p 

14/2/98 - K ST TRUIDEN VV- RWDM 1-1 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Beganovic, Van Gronsveld, Vamesu (71' Salievski), Bovri, Haydock, Sabbadini, Everson (89' Baouf), Miletic (81' Sonck)

1-0 33' Wuyts p 1-1 51' Miletic 

22/2/98 - RWDM - CLUB BRUGGE KV 0-2 

Rosez, S.Laeremans, Beganovic, Barbé, Van Gronsveld, Vamesu, Salievski, Haydock, Cuyvers, Everson, Miletic (67' Sonck)

0-1 56' Jbari 0-2 68' Staelens 

29/2/98 - VC WESTERLO - RWDM 5-1 

Rosez, Barbé, Beganovic, Van Gronsveld, Vamesu, Bovri, Haydock, S.Laeremans, Miletic (42' Cuyvers), Sabbadini (86' Sonck) , Everson 

0-1 7' Van Gronsveld 1-1 9' Ferreira 2-1 14' Brogno 3-1 30' Porte 4-1 79' Brogno 5-1 85' Janssen

7/3/98 - RWDM - KRC HARELBEKE 0-1 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Salievski, Van Gronsveld, Cuyvers, Haydock (17' Obenwa), Bovri, Sabbadini, Everson, Miletic (78' Sonck)

0-1 37' De Tollenaere 

13/3/98 - KSK BEVEREN - RWDM 1-0 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Van Gronsveld, Salievski, Cuyvers, Sabbadini (72' Everson), Bovri, Barbé (66' Miletic), Vamesu, Obenwa (64' Haydock)

1-0 59' Van den Eede 

21/3/98 - RWDM - R ANTWERP FC 2-0 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Salievski, Van Gronsveld, Vamesu, Bovri, Haydock (88' Bakalli), Vandersmissen (63' Nechelput), Miletic (75' Beganovic), Sonck

1-0 47' Sonck 2-0 53 'Sonck 

4/4/98 - RWDM - KAA GENT 0-2 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Van Gronsveld, Bovri, Vamesu, Sabbadini, Haydock, Vandersmissen (79' Beganovic) Miletic (85' Everson), Sonck

0-1 45' Dragutinovic 0-2 88' Nielsen 

11/4/98 - K LIERSE SK - RWDM 1-1 

Rosez, S.Laeremans, Beganovic, Barbé, Van Gronsveld, Bovri, Vamesu, Haydock, Vandersmissen (72' Baouf), Sonck (69' Obenwa), Everson

0-1 30' Sonck 1-1 80' Van Meir p 

18/4/98 - RWDM - KRC GENK 1-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmissen, Salievski, Vamesu, Beganovic, Haydock, Van Gronsveld, Bovri, Miletic (62' Everson), Sonck

1-0 37' Salievski 1-1 47' Konon 

25/4/98 - R STANDARD CL - RWDM 4-0 

Rosez, S.Laeremans, Barbé, Van Gronsveld, Salievski, Vamesu, Malcorps, Bovri (46' Bakalli), Vandersmissen (46' Everson), Nechelput, Sonck (73' Butera)

1-0 4' E.Mpenza 2-0 21' M.Mpenza 3-0 25' M.Mpenza 4-0 30'Haeldermans

29/4/98 - RWDM - R EXCELSIOR MOUSCRON 2-1 

Rosez, Barbé, Bovri, Van Gronsveld, Vamesu, S.Laeremans, Salievski, Vandersmissen (77' Sabbadini), Miletic (46' Everson), Haydock, Sonck (86' Beganovic)

0-1 23' Ban 1-1 54' Everson 2-1 74' Sonck 

3/5/98 - R CHARLEROI SC - RWDM 1-1 

Rosez, S.Laeremans, Van Gronsveld, Barbé, Salievski (29' Beganovic), Vamesu, Vandersmissen, Bovri, Haydock (86' Sabbadini), Sonck, Everson

1-0 26' Jovan 1-1 56 Sonck 

10/5/98 - RWDM - KSC LOKEREN 5-1 

Rosez, S.Laeremans (47' Salievski), Barbé, Bovri, Sabbadini, Beganovic, Haydock, Vandersmissen (49' Butera), Van Gronsveld (77' Demets), Everson, Sonck 

1-0 16' Sabbadini p 2-0 26' Vandersmissen 3-0 28' Sonck 3-1 47' Boeka-Lisasi 4-1 58' Sonck 5-1 68 Sonck



COUPE DE BELGIQUE

1/16 – 15/10/97 - PATRO EISDEN - RWDM 3-1 

Rosez, S.Laeremans, Vandersmisen, Van Gronsveld, Cesar, Haydock (67' Obenwa), Barbé, Sabbadini, Miletic, Rimbold (81' Rasquin), Sonck

1-0 26' Reumers p 1-1 37' Sabbadini p 2-1 39' Dos Santos 3-1 71' Sleegers 



COUPE DE LA LIGUE

1er tour - 23/9/97 - KSC LOKEREN - RWDM 2-1 

Van der Velde, Malcorps (6' Sukama), Cuyvers, Stassin (53' Simeons), Rasquin (12' Bastos), Van Gronsveld, Bakalli, Vanderbiest, Baouf, Rimbold, Nechelput

1-0 14' Schokaert 1-1 28' Rimbold 2-1 30' Schokaert 












































MATCHES AMICAUX

12/7/97 Vigor Hamme – RWDM 1-2

Vanderbiest, Cuyvers

16/7/97 KFC Strombeek – RWDM 3-2

Nechelput 2

19/7/97 Olympic Charleroi – RWDM 1-2

Butera 2

20/7/97 Bayer Uerdingen – RWDM 3-0

23/7/97 Diegem Sport – RWDM 0-0

27/7/97 RTFCL – RWDM à Eupen 0-1

Miletic

29/7/97 Grimbergen – RWDM 0-6

Nyyssonen, Miletic, Deglas, Baouf, Nechelput, Sabbadini p

2/8/97 RWDM – KV Mechelen à Diegem 3-0

S.Laeremans, Vanderbiest, Sabbadini

?/1/98 Tenerife B – RWDM 0-3

Everson, Sabbadini

?/1/98 La Laguna – RWDM 2-5

Sabbadini 2, Haydock, Baouf, Miletic

?/1/98 RWDM – CS Braine 5-1

Everson, Sonck 2, Baouf, Haydock






 

J

G

N

D

P

C

PT

 1.Club Brugge KV

34

26

6

2

78

29

84

 2.KRC Genk

34

20

6

8

65

40

66

 3.Germinal Ekeren

34

17

7

10

60

48

58

 4.RSC Anderlecht

34

16

9

9

53

37

57

 5.KRC Harelbeke

34

15

10

9

50

31

55

 6.KSC Lokeren

34

16

4

14

68

68

52

 7.K Lierse SK

34

14

8

12

54

45

50

 8.KAA Gent

34

11

14

9

50

44

47

 9.R Standard CL

34

11

10

13

53

50

43

10.R Excelsior Mouscron

34

11

8

15

39

45

41

11.KSK Lommelse FC

34

10

11

13

46

50

41

12.VC Westerlo

34

9

14

11

52

56

41

13.R Charleroi SC

34

9

12

13

46

57

39

14.K St Truiden VV

34

8

13

13

32

45

37

15.KSC Eendracht Aalst

34

9

9

16

51

66

36

16.KSK Beveren

34

7

11

16

30

48

32

17.RWDM

34

8

7

19

39

74

31

18.R Antwerp FC

34

6

7

21

38

71

25

1997-1998

 

Joués tot

Buts tot

Joués CH

Joués CB

Joués CL

Buts CH

Buts CB

Buts CL

BAKALLI Adrian

22/11/76

10

1

9

0

1

1

0

0

BAOUF Rachid

7/10/76

16

1

15

0

1

1

0

0

BARBE Steve

15/01/79

32

1

31

1

0

1

0

0

BASTOS Nilo

3/02/79

3

0

2

0

1

0

0

0

BEGANOVIC Husein

16/06/71

15

0

15

0

0

0

0

0

BOVRI Pascal

4/10/64

16

0

16

0

0

0

0

0

BUTERA Jonathan

14/05/80

2

0

2

0

0

0

0

0

CESAR Julio

21/06/75

11

0

10

1

0

0

0

0

CUYVERS Vincent

10/05/77

5

0

4

0

1

0

0

0

DEMETS Stéphane

26/12/76

18

0

18

0

0

0

0

0

EVERSON Pereira

10/11/75

16

3

16

0

0

3

0

0

GODART Wilfried

3/06/72

0

0

0

0

0

0

0

0

HAYDOCK Alan

13/01/76

32

2

31

1

0

2

0

0

KINGSLEY Samuel

27/12/78

0

0

0

0

0

0

0

0

LAEREMANS Steve

26/03/72

34

3

33

1

0

3

0

0

MALCORPS Olivier

20/01/75

5

1

4

0

1

1

0

0

MILETIC Slobodan

19/08/68

29

7

28

1

0

7

0

0

NECHELPUT David

6/08/77

8

0

7

0

1

0

0

0

NYYSSONEN Kaï

10/06/72

5

0

5

0

0

0

0

0

OBENWA Joseph

18/12/79

9

0

8

1

0

0

0

0

RASQUIN Michel

18/08/70

7

0

5

1

1

0

0

0

RIMBOLD David

9/12/77

7

1

5

1

1

0

0

1

ROSEZ Dirk

5/01/61

33

0

32

1

0

0

0

0

SABBADINI Marino

10/12/69

27

5

26

1

0

4

1

0

SALIEVSKI Afrim

10/11/79

17

1

17

0

0

1

0

0

SIMEONS Jurgen

7/09/77

1

0

0

0

1

0

0

0

SONCK Wesley

9/08/78

34

11

33

1

0

11

0

0

STASSIN Sébastien

26/08/75

1

0

0

0

1

0

0

0

SUKAMA Fami

9/11/79

1

0

0

0

1

0

0

0

VAMESU Georgica

3/11/68

22

1

22

0

0

1

0

0

VANDERBIEST Frederik

10/10/77

9

0

8

0

1

0

0

0

VANDERSMISSEN Guy

25/12/57

28

1

27

1

0

1

0

0

VANDERVELDE Jurgen

9/02/77

5

0

4

0

1

0

0

0

VAN GRONSVELD Dirk

16/08/67

29

1

27

1

1

1

0

0

own goal

 

 

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