LE WHITE STAR AC

Le White Star n'a pas un passé aussi glorieux que le Racing ou le Daring. Il obtint son meilleur classement immédiatement après la dernière guerre, en 1945-1946, lorsqu'il termina à la cinquième place de la division d'Honneur. Malgré le fait qu'il ne parvint jamais à s'immiscer dans le cercle des grands clubs bruxellois, il pouvait compter sur un public fidèle et possédait une excellente école de jeunes.
Fondé en 1909 par des étudiants de l'Institut Saint-Boniface d'Ixelles, le club choisit les couleurs rouges et blanches de l'Institut. Pour se différencier des autres équipes arborant déjà ces couleurs, on y ajouta une étoile blanche : le White Star était né.

Le club s'affilia à l'Union Belge où, lors de l'attribution des numéros matricules, il reçu le 47. Soit celui du RWDM !
Le premier terrain n'était pas situé à Bruxelles puisque le White Star débuta au Parc de Tervuren. Il ne tarda pas à déménager une première fois, aux Trois Couleurs, le long de l'avenue de Tervuren. Le club passa ses premières années en championnat du Brabant.

Après la guerre 14-18, il émigra une nouvelle fois, rue du Duc, sur un terrain aujourd'hui disparu situé aux confins de Woluwé-St-Pierre et de Woluwé-St-Lambert. Quelque temps plus tard, il absorba un club d'Etterbeek, le Schering FC. Grâce, en autre, à l'apport de ces nouveaux joueurs, le WS ne tarda pas à s'extirper du football provincial pour rejoindre la promotion, qui était alors l'équivalent de la D2, en 1922.

Se trouvant à l'étroit rue du Duc, il déménagea encore une fois pour s'installer une longue période (près de quarante ans) rue Kelle, à nouveau à cheval entre les deux Woluwé.
Tout commença pour le mieux puisque le " White " accéda à la division 1 en 1924. Il n'y demeura qu'une seule saison. Après la réforme des championnats nationaux et la création de la division d'Honneur, le White Star se retrouva versé en division 1, qui constituait le second échelon de la hiérarchie nationale.
En 1923, à l'issue d'un test match remporté face à La Forestoise, le White Star monte pour la première fois en division d'honneur. La saison 1923-1924 sera la seule où le Daring, le Racing et le White Star évoluèrent ensemble au plus haut niveau. La présence du White fut des plus brèves puisqu'il redescendit immédiatement.

En 1934, le club accéda pour la deuxième fois de son histoire en Honneur. Sa plus belle période débuta alors. Elle allait durer 12 ans, entrecoupée par la guerre. Sa vedette de l'époque était Arsène Vaillant, le futur commentateur-vedette de la RTB. Le White Star quitta définitivement l'élite en 1946-1947, soit la saison suivant son meilleur classement. Pendant plusieurs années, emmené par Jean " Cabiche " Straetmans, le meilleur joueur de son histoire (il fut international sans avoir jamais joué en D1), il allait tenter sans succès de remonter.












L'équipe du White Star AC, juste après la deuxième guerre, avec Arsène Vaillant.

En 1953, il ne devait prendre qu'un seul point au FC Bruges pour atteindre cet objectif mais fut battu dans la Venise du Nord par 1-0. Le White Star demeurait en D2 et, lors des années qui suivirent, il dut surtout se préoccuper d'éviter la descente en D3 plutôt que d'espérer regagner l'élite. En 1960, alors que l'on s'apprêtait à fêter son cinquantenaire, le club décida de quitter la rue Kelle en raison d'un conflit avec la commune de Woluwé-St-Pierre. C'est ainsi que le White Star s'établit au Stade Fallon, à Woluwé-St-Lambert. En 1961, lors d'un test-match, il condamna son futur associé du Racing à la D3.

Et, alors que la fusion avait déjà été décidée, lors du dernier match de son histoire, le White Star ne se sauva que de justesse, en gagnant à Alost. Sans cette victoire, le Racing White aurait entamé sa carrière en D3. Qui sait s'il serait parvenu à remonter le courant ?













Le stade Fallon, où le nouveau Racing White élira domicile.

Pour les classements du White Star de 1922 à 1963, voir chapitre X.

Les internationaux du White Star

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